07.12.2009

Mais aussi, partout en Frane

Le vespa velutina nigrithorax menace nos ruches hexagonales !

Sous le joli nom scientifique latin, se cache en fait un redoutable prédateur au thorax de couleur brune, un Attila des ruches qui envahit nos contrées tempérées.

 

Ce Gengis Khan des rayons a été la vedette de l’été, avec les méduses et les prémisses de grippe A. Les gros nids ovales qu’il construit en haut des arbres et les ravages qu’il ferait subir à nos ruches n’ont cessé d’égrener la chronique locale. On a relevé tout l’été la progression démographique et géographique de l’hyménoptère venu de Chine.

 

On a signalé les drôles de ballons de baudruche ovale, " de la taille de quatre ballons de football " ou d’un diamètre avoisinant avec le mètre étalon, à Saint-Simon ou Pouvourville, pour ne parler que de Toulouse, mais aussi à Blagnac, Colomiers, Pibrac, Castelginest, Saint-Jean, Muret, Portet ou Villeneuve-Tolosane…

 

Mercredi dernier, un automobiliste circulant sur la rocade a repéré un nouveau nid dans la base de loisirs des Argoulets : " Je rentrais du travail, un chantier à Balma, vers mon domicile, dans le Lauragais ", raconte André, électricien de son état, mais aussi amoureux de la nature et chasseur : " Je connais bien les frelons asiatiques et les ravages qu’ils causent dans nos ruches. Je suis revenu spécialement le lendemain (jeudi) midi et j’ai constaté avec les jumelles que le nid, d’au moins 50 à 60 cm de diamètre, était au cœur d’une importante activité. Ça m’a étonné car je croyais que ces insectes ne survivaient pas aux premiers froids. C’est quand même dangereux car il y a de nombreux promeneurs, joggeurs et enfants à proximité, dans la base de loisirs ".

 

Nous avons appris la nouvelle aux responsables du Grand Toulouse qui gèrent les espaces verts des bases de loisirs : " Ça ne nous étonne pas car nous avons trouvé six ou sept nids cet été dans les bases de loisirs, nous allons contacter une société spécialisée pour détruire ce nid car les pompiers refusent d’intervenir ".

 

" La présence de frelons à cette période tardive de l’automne peut s’expliquer par la douceur de la saison ", explique Jean-François Lapeyre, directeur du Muséum d’histoire naturelle, " il n’a guère fait froid jusqu’ici et les mâles qui meurent en principe avec les premiers froids sont peut-être encore vivants. Normalement, seules les reines fécondées survivent à l’hiver en se cachant dans des lieux discrets. Les nids sont détruits par les intempéries car ils sont en simple papier mâché. La reine nouvelle passe son temps à pondre dès le printemps, donnant naissance à des frelons qui vivent dans de nouveaux nids ".

 

Sa belle cuirasse brune ceinturée d’une large bande orangée ne doit pas vous induire en erreur. L’élégant frelon, dont la taille peut atteindre 3 à 4 cm, le diamètre d’un de ces grains de raisin qu’il affectionne particulièrement, est un dangereux volatile équipé en guerrier pour le combat aérien et rapproché.

 

En bande de quatre (ou cinq), il se place en vol stationnaire à l’entrée des ruches et s’attaque aux butineuses alourdies par la collecte de pollen. Fondant sur sa proie, il la décortique de ses longues pinces aiguisées, lui coupant la tête et les pattes comme avec un katana, le sabre des samouraïs, et lui suçant les chairs comme un gastronome s’attaquant à une gambas grillée sans baguette.

 

Entré en France sans papiers, au port de Bordeaux, dans un chargement de poteries en provenance du Yunnan, en 2004, le vespa brun à l’abdomen doré, pique aussi l’homme à l’occasion, lorsqu’on s’approche à moins de 5 m de son nid. Et sa piqûre est douloureuse.

Que faire et à qui signaler les nids

Si vous trouvez un nid de forme ovale perché à 10 ou 20 m de hauteur dans un arbre, il est probable qu’il soit peuplé de frelons asiatiques. Il est conseillé de prévenir la mairie de votre commune, ou bien directement le Grand Toulouse si le nid se trouve dans une base de loisirs (Argoulets, La Ramée, Sesquières-Garonne). La collectivité s’adressera à une société spécialisée pour détruire le nid et ses habitants. Vous pouvez aussi le signaler au groupement de défense sanitaire apicole (06 62 15 56 70). " Il pourrait y avoir trois à quatre mille nids l’an prochain en Haute-Garonne ? " s’inquiète David Brunel, responsable du groupe de défense sanitaire apicole, qui tire la sonnette d’alerte : " Ils sont partout, ça devient ingérable ". L’insecte extrême-oriental ne connaît pas de prédateurs sauf l’homme, les geais, pies, pics-verts, mésanges, ne s’attaquant pas aux nids en activité, selon David Brunel. Le piégeage des reines fécondées après l’hibernation, en février (les reines asiatiques se réveillent plus tôt que les européennes) est aussi un bon moyen d’enrayer l’inexorable invasion du vespa du Soleil levant. pour David Brunel, on peut même les

piéger toute l’année.

source : ladepeche.fr

17.10.2009

Au cœur du débat sociétal la contribution climat-énergie.

Le président de la République Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon se sont engagés dans la voie du courage politique en portant au cœur du débat sociétal la contribution climat-énergie.

 

HANDI POP' se joint à cette réflexion et demande une considération particulière pour les personnes en situation de handicap dans ce débat pour faire de cette contribution un dispositif équitable. Le Premier Ministre François Fillon a promis une taxe «équitable» qui prendra en compte «la situation des revenus les plus modestes», la situation de ceux «qui ne disposent pas de transports en commun» et les besoins «spécifiques de certaines professions, comme celles des agriculteurs ou des pêcheurs».

 

Tout particulièrement, HANDI POP' souhaite attirer l'attention sur la situation de nos concitoyens handicapés qui sont obligés, en milieu urbain ou rural, d'utiliser leur véhicule personnel dans leurs déplacements face aux criantes lacunes des transports en communs en terme d'accessibilité. Les bénéficiaires de l'Allocation Adultes Handicapés (AAH) et les titulaires d'une carte de stationnement handicapé ne sont pas « réputés » pour être financièrement favorisés et il serait perçu comme une injustice de ne pas les inclure, par des dispositions particulières, dans la réflexion pour une contribution climat-énergie véritablement équitable.

 

Il en va de même pour les péages urbains qui, à la base, peuvent constituer un système destiné à limiter la pollution et la congestion automobile de grandes agglomérations en en rendant payant l'accès. Là encore, HANDI POP' attire l'attention de tous afin que les automobilistes handicapés ne soient pas pénalisés financièrement et dans leur mobilité.

 

 Avoir une voiture constitue, pour beaucoup de personnes en situation de handicap, une véritable reconquête de son autonomie et de sa liberté de mouvements. HANDI POP' sera vigilant afin que les débats sur la contribution climat-énergie et les péages urbains ne pénalisent pas les automobilistes handicapés.

Frédéric BOUSCARLE - Président de HANDI POP’

http://www.handipop.com

11.10.2009

DANGER pour l'eau potable

Prit sur le forum sérieux dont j'ai déjà parlé

Archive Number Archive Number  20091005.3460 20091005.3460 

Published Date Date de publication  05-OCT-2009 05-OCT-2009 

Subject Sujet  PRO/AH> Oseltamivir contamination, rivers - Japan (02): wastewater PRO / AH> contamination oseltamivir, les rivières - Japon (02): les eaux usées 

http://www.promedmail.org/pls/otn/f?p=2400:1001:402685888...

 

OSELTAMIVIR CONTAMINATION, RIVERS - JAPAN (02): WASTEWATER *********************************************** A ProMED-mail post < http://www.promedmail.org > ProMED-mail is a program of the International Society for Infectious Diseases < http://www.isid.org > Date: Sun 4 Oct 2009 From: Andrew Singer < acsi@ceh.ac.uk > In the 3 Oct 2009 posting: "Oseltamivir contamination, rivers - Japan," there is a reposting of a New Scientist story addressing a paper in Environmental Health Perspectives (EHP) which confirms the expectation that oseltamivir carboxylate (OC) does not readily biodegrade in the wastewater, thus allowing it to reach receiving rivers. OSELTAMIVIR CONTAMINATION, RIVIÈRES - Japon (02): EAUX USÉES ***************************************

 

J'ai résumé:

En raison de l'énorme quantité de Tamiflu qui est consommée dans le monde en ce moment, cela est susceptible d'entraîner d'énormes quantités de CO dans nos rivières. Ce scénario a été le 1er mis en évidence dans un article publié dans EHP, qui prédit des concentrations très élevées de CO dans plusieurs rivières en Angleterre et au Royaume-Uni pendant une pandémie de grippe [<http://www.ehponline.org/docs/2006/9574/abstract.html >]. Une des questions importantes qui sont soulevées par la présence  dans les rivières est que cela pourrait être en mesure d'accéder à l'eau potable.  Il n'a jamais été vérifié quant à savoir si les OC seront supprimées par traitement d'eau potable.

 Comme une grande partie de notre eau potable est extraite des rivières et des eaux souterraines, ce pourrait être une question importante . C'est dans le foie où le Tamiflu est converti à OC et expose ses propriétés antivirales…

 

Une autre question à poser est, à propos de ce faible effet généralisé d’exposition à l'homme par l'eau potable qui  pourrait avoir sur l'accélération de la résistance aux antiviraux. La question de la libération dans l'environnement de  hâter la résistance aux antiviraux a été traitée dans un rapport de réunion également en EHP, où il a été initialement conclu que le problème d‘ induire une résistance virale chez les oiseaux sauvages a été possible.

Toutefois, il a été jugé moins problématique , car moins prévisible de se produire chez les humains...En outre, la génération de résistance au Tamiflu dans un virus de la grippe aviaire nécessiterait également l'événement relativement rare d'un saut en espèces (par exemple, de l’état sauvage à l'homme) pour devenir un problème sérieux pour les humains.

"Cette conclusion est encore en débat, il convient de noter qu'à ce jour, je ne suis  au courant d'aucune recherche ayant été menée pour comprendre l'impact éventuel d'OC sur la grippe aviaire et oiseaux sauvages. Je pense que nous nous dirigeons vers un point où les eaux usées devront d'être traitées d'une manière très différente de la façon que nous avons fait dans le passé (et présent).

 Il est inévitable que la société aura besoin de trouver des moyens de conserver l'eau grâce au recyclage de nos eaux usées..."

(Ensuite, ça parle de diverses traces d'autres médicaments déjà retrouvées dans les rivières...)

22.09.2009

Grippe des oiseaux, le retour

La Commission européenne a annoncé hier la découverte en Bavière, d'un canard sauvage porteur d'une forme très pathogène du virus H5N1 de la grippe aviaire. Il s'agit du premier cas du genre en Europe depuis plus d'un an.

http://www.enviro2b.com/2009/03/11/grippe-aviaire-un-cana...

Les autorités allemandes ont informé la Commission européenne de leur découverte. Le canard contaminé a été tué lors d'une chasse en Bavière. Le dernier cas signalé en Union Européenne remontait à février 2008, où une oie porteuse du virus avait été découverte en Grande-Bretagne.

 

Dès lors, une zone de contrôle et de surveillance devrait être mise en place autour du lieu où l'animal a été trouvé.

15.07.2009

De l’influence de l’environnement dans la genèse des cancers

Une étude publiée cette semaine par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), portant sur les liens entre les cancers et l’environnement, formule ses propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. Elles reposent sur une approche fondée sur le risque, un ciblage des expositions et sur des recommandations de recherche. Détails.

 

L'Afsset avait commandité en 2005 une expertise collective à l'Inserm sur les neuf types de cancers dont l'incidence a le plus augmenté en vingt-cinq ans (poumon; hémopathies malignes; sein; testicule; thyroïde; mésothéliomes; tumeurs cérébrales; ovaire; prostate). Pour ce faire, l’Inserm a mobilisé 40 chercheurs qui ont analysé 1.800 articles de la littérature scientifique et ont rendu public en octobre 2008 un rapport de 900 pages.

 

Pour ce nouvel avis, l'Afsset s'est fondée sur ces travaux des chercheurs et sur ses propres travaux sur des cancérogènes particuliers (amiante, formaldéhyde, particules, benzène...). Elle a cherché à confronter les positions des parties compétentes en auditionnant 17 organismes scientifiques et 21 personnalités de la science, des mondes professionnels, des associations et du monde judiciaire, des sciences socio-économiques et des lanceurs d'alerte.

 

1. La part de l'environnement est substantielle dans la genèse des cancers.

Une politique de prévention doit s'attaquer aux risques encore débattus de cancers et non pas se limiter aux seuls risques avérés.

 

Les seuls risques avérés n'expliquent que très peu de cancers (par exemple le couple amiante-mésothéliome ou tabac-cancer du poumon...) et beaucoup de cancers restent largement non expliqués. Les travaux scientifiques les plus récents suggèrent qu'ils doivent être reliés à un jeu extrêmement complexe d'interactions entre facteurs génétiques, expositions environnementales, facteurs comportementaux et vieillissement.

 

De plus les inconnues scientifiques sont très nombreuses sur ces risques encore débattus. Dans ce contexte faire l'impasse sur les risques débattus est impossible et l'Afsset considère que cette situation justifie pleinement que l'approche de prévention se double d'une approche de précaution.

 

La recherche devra donc de plus en plus croiser les disciplines pour mieux expliquer et comprendre les liens entre environnement et cancer. Par exemple l'approche épidémiologique devra s'enrichir de l'apport de nombreuses disciplines (toxicologie, expologie, sciences sociales et économie...)

 

2. Pour ce qui concerne la gestion des risques, l'Afsset confirme l'intérêt de l'approche réglementaire actuelle fondée sur les dangers des substances, mais elle demande de la compléter par une approche sur les risques. La réglementation donne des outils pour engager des obligations de substitution ou de suppression de cancérogènes avérés. Mais elle est relativement démunie pour traiter de cancérogènes classés moins dangereux.

 

Or, de tels cancérogènes peuvent concerner une très large population exposée. C'est le cas, par exemple du dichlorométhane, classé en catégorie 3 par manque de données suffisantes mais qui n'est pas indemne de tout soupçon sur l'animal. Pourtant, il est utilisé largement (11.000 tonnes par an en France).

 

L'Afsset recommande dans ce genre de cas que les logiques de recherche de substitutions, de définition de valeurs de références et de réduction de l'exposition soit plus développées. Elle vient ainsi de publier une valeur limite d'exposition professionnelle sur le dichlorométhane plus protectrice. Elle met aussi à disposition des industriels un site www.substitution-cmr.fr pour encourager la diffusion des expériences réussies de substitution.

 

L'approche par l'évaluation des risques sanitaires permet de mettre l'accent sur les expositions, de hiérarchiser les sources de plus fortes expositions et de traiter les sources de plus fortes expositions. La recherche devra alors se développer sur l'expologie (science de l'exposition aux agents à risque). Elle devra également développer les indicateurs précurseurs de cancers, comme les bio-marqueurs qui permettent de reconstituer une exposition ou de détecter des signes avant coureurs de cancer.

 

3. L'Afsset encourage le développement d'une approche socio-économique.

Face aux incertitudes multiples et aux inconnues qui entourent la question des liens entre cancers et environnement, une implication de la société est nécessaire. Le débat entre sciences sanitaires et sciences sociales permettra de progresser plus rapidement sur les déterminants des expositions (en partie liées à des inégalités sociales).

 

L'approche coût-bénéfice permet d'éclairer le décideur et parfois d'identifier des opportunités manquées de prévention. Par exemple la prise en compte des fibres fines et courtes d'amiante par la réglementation, proposée par l'Afsset, devrait permettre d'économiser des indemnisations des victimes de l'amiante, dont le total est lourd pour la collectivité.

http://www.senioractu.com:80/De-l-influence-de-l-environnement-dans-la-genese-des-cancers_a11161.html

24.06.2009

Lutter contre les petits monstres de l'été

 Entre bombes insecticides, prises à brancher et autres produits répulsifs contre les insectes, vous êtes vous déjà dit que si ces produits étaient nocifs pour ces petites bêtes, ils pouvaient aussi l’être pour vous à cause de leurs composés chimiques ? Voici donc quelques solutions de rechange pour supprimer les nuisibles sans nuire à votre santé.

 

Selon une étude de l’INSERM publiée en janvier 2006, un enfant fréquemment exposé à  des insecticides ménagers utilisés sur les plantes, dans la maison ou dans les shampoings anti-poux court un risque deux fois plus important qu’un autre enfant de développer une leucémie infantile.

Or, en cette période estivale où les insectes sont de sortie, on a tendance à dégainer les insecticides plus vite que son ombre. Quelles sont les solutions pour ne pas avoir à subir tous les composés organiques volatiles qu’ils comportent ?

 

Pas d’eau stagnante à proximité de l’habitat

Tout d’abord, adoptez quelques réflexes simples : si la lumière est allumée dans une pièce, alors les fenêtres doivent être fermées, ce qui évite d’attirer les insectes volants comme les moustiques ou les papillons de nuit. Ayez des plantes qui les éloignent, comme le géranium-citronnelle, le thym-citron, la verveine-citron. Plantez de l'ail à côté de vos rosiers et du basilic ou des capucines près de vos pieds de tomate. Côté jardin, pour supprimer les limaces, de la bière coupée avec un peu d’eau dans une coupelle suffit à les attirer : en venant goûter à ce breuvage qu’elles affectionnent, elles se noieront dedans. Et rappelez-vous aussi que tout plan d’eau stagnante en extérieur (même de l’eau de pluie dans un récipient quelconque) est un nid pour les larves de moustique, donc pensez à vérifier et à les éliminer au fur et à mesure. Sur toutes les fenêtres de la maison posez des géraniums; ils ont des couleurs puissantes et changeantes, il en existe des centaines différents; certains survivent à l'hiver!

On trouve aussi des prises anti-moustiques qui délivrent des ondes sonores presque inaudible à l'humain; essayez également les plantes dévoreuses d'insectes… originales et pas si difficiles à entretenir. Diffusez de l'essence ou huile essentielle de citronnelle ou de géranium.

 

Coccinelles et araignées : des auxiliaires à chouchouter

Faites confiances à d’autres petites bêtes : si vous croisez une araignée, ne l’écrasez pas forcément : c’est elle qui vous débarrassera des autres petits nuisibles, tout bêtement en laissant faire la chaîne alimentaire. De même que quelques coccinelles lâchées dans vos rosiers réduiront les pucerons à néant : elles sont même parfois vendues en jardinerie.

 

Les solutions bio

Si malgré tout vous vouliez faire appel à des produits, sachez qu’il en existe version bio. Au lieu d’utiliser des molécules chimiques, parfois nocives pour nous et auxquelles les insectes peuvent s’habituer, ils utilisent des composés à base d’extraits de plante et de potassium qui enrobent l’insecte et l’asphyxie ou le dessèche. Il existe par exemple des insecticides de tout genre (pour la maison, les plantes ou le jardin). Question moustiques, il y a également des bracelets répulsifs qui peuvent même être portés par les femmes enceintes et les bébés de plus de trois mois. A vous de voir ce qui vous convient le mieux.

27.05.2009

LES RIVIÈRES MALADES

DES MÉDICAMENTS

 

Des traces d'antibiotiques, antidépresseurs, anticancéreux, et de nombreux autres médicaments sont retrouvées dans les cours d'eau. Les stations d'épuration ne sont pas conçues pour les éliminer.

 

Attention, avaler un comprimé pour le mal de tête peut être dangereux... pour l'environnement! Via les urines, des résidus de médicament se retrouvent dans l'eau des rivières. Des chercheurs ont identifié dans les cours d'eau français des résidus de molécules d'ibuprofène et de paracétamol. Mais aussi des composants de pilule contraceptive, traitements de la ménopause, antidépresseurs, anticancéreux, antibiotiques... C'est en observant la féminisation des poissons mâles dans certains cours d'eau que l'on a suspecté l'action des contraceptifs. « Tout ce qui est consommé, nous le trouvons dans l'eau à plus ou moins grande échelle, rapporte Hélène Buzinski, chercheuse au CNRS et à l'université de Bordeaux, une des premières à s'être intéressée au problème en 2002. Même des résidus d'héroïne et de cocaïne!»

 

Les stations d'épuration ne sont pas assez puissantes pour éliminer ces molécules, que l'on ne commence à détecter que depuis une dizaine d'années. À mesure que les rejets industriels, pesticides, métaux lourds étaient mieux traités, des pollutions de plus en plus fines ont été relevées. Les molécules médicamenteuses sont de l'ordre du nanogramme par litre.

 

Les dizaines d'études en cours sur le sujet ne sont pas pour rassurer. Ainsi le projet Amperes qui, mené par le Cemagref, l'université de Bordeaux et Suez, vise à vérifier l'efficacité des stations d'épuration, les micropolluants qui échappent au traitement et leur impact. « Les concentrations en médicaments sont faibles, il n'y a pas d'effet brutal, mais il existe une imprégnation chronique dont nous mesurons mal la toxicité à long terme, « résume Marina Coquery, coordinatrice d'Amperes.

 

L'Académie de pharmacie s'est, elle aussi, penchée sur les rivières. « Il existe aussi des sources ponctuelles comme les établissements de soin et l'industrie pharmaceutique, dit Jean-Marie Haguenoer, en charge d'un rapport qui sera rendu à la fin du mois. Et les élevages, dont la pisciculture, utilisent les médicaments pour la croissance des animaux. «

 

Une quarantaine de classes de médicaments se retrouvent dans l'eau. « Outre les dérivés hormonaux et les anticancéreux, les plus préoccupants sont les antibiotiques, qui génèrent probablement des problèmes de résistance aux antibiotiques. Parmi les substances qui ne se dégradent pas, 40 % partent en rivière, 60 % sont retenues dans les boues des stations d'épuration. « Ces boues servent à l'épandage dans les champs.» Aucune étude ne donne la concentration des médicaments dans ces boues « reconnaît Jean-Marie Haguenoer.

 

Le cas des hôpitaux est examiné avec attention. Médiflux, un projet impliquant divers partenaires, doit déterminer l'impact des rejets hospitaliers. « Nous nous intéressons notamment aux anticancéreux «, précise Zdravka Do Quang, responsable du pôle analyse et santé du CIRSEE. Ils présentent un danger potentiel car ils sont destinés à détruire les cellules. Les premiers résultats seront connus fin novembre.

 

Et l'eau potable est, elle aussi, susceptible d'être contaminée... Selon les chercheurs, le risque serait très limité pour l'homme. « Les nappes souterraines où l'on puise l'eau sont très protégées «, précise Hélène Buzinski. Que faire en attendant que les traitements de l'eau soient améliorés ? Consommer moins de médicaments, juste le nécessaire. Et surtout, ne jamais les jeter dans les toilettes, mais les ramener chez le pharmacien ou en déchetterie.

Fleuve - Toxicité

Un danger dans nos eaux

La présence de médicaments dans le fleuve doit être prise plus au sérieux par les autorités selon la Coalition Eau Secours.

 

«Même si c'est une petite quantité, on sait que ça a un impact sur la faune. On a vu des poissons avec deux sexes», soutient la coordonnatrice de la Coalition, Martine Ouellet.

 

«Est-ce qu'on va attendre de voir des impacts sur la santé humaine avant d'agir?», se questionne-t-elle.

 

Selon la Coalition, il faut un grand chantier pour permettre aux municipalités de changer leurs systèmes d'épuration des eaux. «C'est possible. Au début des années 80, les municipalités ne traitaient pas leurs eaux et les rejetaient dans la nature. La création du programme d'assainissement des eaux a permis de construire des usines.»

 

Résistance aux antibiotiques

Selon Martine Ouellet, on sous-estime certains dangers. «La présence d'antibiotiques dans l'eau peut augmenter notre résistance.» Le principe de précaution devrait être appliqué pour ce genre de problème. «On est des êtres vivants comme les poissons. On ne doit pas attendre de découvrir l'urgence ou l'horreur pour se mettre au travail.»

 

UN COCKTAIL DE MÉDICAMENTS

- Antibiotiques

- Antidépresseurs

- Pilules anticonceptionnelles

- Analgésiques

- Antipsychotiques

- Médicaments contre le cholestérol

- Médicaments contre l'hypertension

- Produits servant au traitement de certains cancers

Source: http://www2.canoe.com/infos/environn...27-073000.html

26.05.2009

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03.02.2009

LE COMPOST EST-IL DANGEREUX POUR LES POUMONS?

Dans le Lancet, un médecin britannique conte l’histoire tragique d’un patient de 47 ans décédé d’une curieuse pneumonie. Ses premiers symptômes étaient survenus 24 heures après qu’il eut dispersé du compost, dans son jardin… Comme l’explique le Dr David Waghorn, de l’hôpital de High Wycombe près de Londres, son patient a été admis « alors qu’il présentait divers symptômes depuis plusieurs jours : toux grasse, crachats, douleurs thoraciques et gêne respiratoire. Il avait une température de 38°C et la radiographie pulmonaire a révélé la présence de nodules de différentes tailles ». Il est décédé le jour suivant son admission « après une dégradation subite de son état ».

L’homme en question exerçait la profession de soudeur. Il fumait en moyenne dix cigarettes par jour et son dossier médical ne comportait pas d’antécédents particuliers. Les prélèvements sanguins n’ont rien révélé d’anormal mais l’analyse de ses expectorations a traduit la présence du champignon Aspergillus fumigatus.

Interrogée par les médecins, sa femme a signalé que les symptômes de son mari étaient apparus 24 heures après qu’il eut dispersé du compost dans le jardin familial. Or Aspergillus fumigatus est bien l’un des constituants de ce mélange de matières organiques et végétales, utilisé comme engrais.

Une activité à risque pour les patients immunodéprimés

Le jardinier amateur avait en fait, inhalé des spores de ce champignon. Et c’est ce qui l’a amené à décéder d’une aspergillose. Un cas de figure « rare », prend soin de souligner le Dr David Waghorn. Cette maladie frappe le plus souvent des patients immunodéprimés. « Cela ne semblait pas le cas de ce patient, mais son tabagisme et sa profession avaient dû fortement dégrader l’état de ses poumons, augmentant ainsi sa vulnérabilité ».

Comme nous l’explique le Dr Valérie Demange de l’Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS), « les effets sur la santé des activités de compostage sont encore très peu documentés. Il semble toutefois que les marqueurs biologiques soient plus élevés chez les travailleurs des centres de compostage que chez les autres ». Les symptômes associés sont eux, bien connus : toux, gène respiratoire et picotements dans les yeux.

Ils concernent toutefois des personnes exposées plusieurs heures par jour aux moisissures et bactéries des composts. Autrement dit, les jardiniers amateurs et en bonne santé, peuvent être rassurés. En l’état actuel des connaissances, les risques sanitaires ne seraient pas jugés suffisamment élevés pour recommander par exemple, le port d’un appareil de protection respiratoire.

Source : The Lancet, Vol.371, n°9629 – Interview du Dr Valérie Demange (INRS) – Ministère de l’Agriculture