30.09.2009

La groseille

Peu sucrée et anti-inflammatoire

 

La groseille, c’est l’un des fruits les moins riches en sucre et donc en calories (moins de 40kcal pour 100g). Autre avantage, elle regorge de vitamines, de fibres, de potassium, de fer et de flavonoïdes. Son seul inconvénient se trouve dans ses graines, qui peuvent irriter les intestins sensibles.

 

Les groseilles ont aussi la particularité de renfermer des quantités importantes d’acide salicylique, le composé actif de l’aspirine. Voilà peut-être, pourquoi elles sont parfois recommandées contre la fièvre et en cas de troubles inflammatoires.

 

Pour 100g de groseilles, vous absorberez plus de 40 mg de vitamine C, entre 3 et 4 g de fibres et un gramme de potassium et de fer. Mais la richesse de ce fruit repose surtout sur la quercétine, un des flavonoïdes les plus actifs, auquel on prête des propriétés anti-oxydantes et antihistaminiques.

 

Source : Les aliments bons pour la santé Sélection du Reader’s Digest

25.09.2009

Tige verte, croquante

le céleri, pas seulement aphrodisiaque

 

Si le jus de céleri a depuis la haute antiquité la réputation d’être aphrodisiaque, c’est en réalité la racine ou rave de cette plante qu’on utilise pour ses qualités médicinales.

 

Tout comme la carotte ou le fenouil, Apium sativum appartient à la grande famille des ombellifères et, si on lui prête aussi un léger effet aphrodisiaque, sa racine semble avoir également bien d’autres qualités.

 

Elle contient en effet une grande variété de minéraux, d’oligo-éléments, de vitamines ou d’acides aminés essentiels qui en font un puissant tonifiant. Elle est reminéralisante et apéritive en même temps que diurétique. Excellent dépuratif, le céleri exercerait une action stimulante sur les glandes surrénales. C’est peut être pour cette raison qu’on lui trouve des propriétés tonifiantes mais aussi anti-inflammatoires, de sorte qu’on recommande les cures de céleri aux asthéniques et aux rhumatisants.

 

Mais vous l’apprécierez également - en infusions ou en décoctions - pour ses qualités diurétiques ou stomachiques. En ces périodes de retours de fêtes, vous pouvez donc tout à fait vous lancer dans une cure. C’est sans risque et, de surcroît, délicieux...

23.09.2009

Pistache - 2

La pistache est très fortement antioxydante: elle a un indice TAC de 2 475 μmol par portion de 31 g (60 ml).

 

Nutriments les plus importants

 Cuivre. La pistache est une excellente source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

 

 Vitamine B6. La pistache est une excellente source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs. Elle collabore également à la production des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle aide au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

 

 Phosphore. La pistache est une bonne source de phosphore (voir notre fiche Palmarès des nutriments Phosphore). Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

 

Fibres alimentaires

La pistache est une source de fibres alimentaires. Celles-ci se retrouvent seulement dans les produits végétaux et regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. En plus de prévenir la constipation et de diminuer le risque de cancer du côlon, une alimentation riche en fibres peut contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires, au contrôle du diabète de type 2 et de l’appétit. Rappelons qu’il est recommandé de consommer 25 g de fibres par jour pour les femmes de 19 ans à 50 ans, et 38 g par jour pour les hommes du même groupe d’âge. Des portions de 60 ml (31 g) de pistaches crues ou rôties à sec fournissent respectivement 2,7 g et 3,2 g de fibres alimentaires.

 

 Fer. La pistache est une bonne source de fer pour l’homme et une source pour la femme (les besoins en fer de la femme étant supérieurs à ceux de l’homme). Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (comme la pistache) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée par la consommation de certains nutriments, comme la vitamine C.

 

 Manganèse. La pistache est une bonne source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

 

 Vitamine B1. La pistache est une bonne source de vitamine B1. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d'un coenzyme nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale.

 

 Vitamine K. La pistache crue est une bonne source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire à la fabrication de protéines qui participent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est aussi fabriquée par des bactéries présentes dans l’intestin. Les carences en vitamine K sont donc très rares.

 

 Magnésium. La pistache est une source de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

 

 Potassium. La pistache est une source de potassium. Le potassium sert à équilibrer le pH du sang et à stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le coeur, et participe à la transmission de l’influx nerveux.

 

 Zinc. La pistache est une source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la fabrication, à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.

 

 Sélénium. La pistache rôtie à sec est une source de sélénium. Ce minéral travaille avec l’un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l’organisme. Il contribue aussi à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme active.

 

 Vitamine E. La pistache est une source de vitamine E. Antioxydant majeur, la vitamine E protège la membrane qui entoure les cellules du corps, en particulier les globules rouges et les globules blancs (cellules du système immunitaire).

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2007.

*AEP, ADH et acide alpha-linolénique

 

Précautions

Gare au sodium!

Dans les marchés d’alimentation, on trouve des pistaches salées ou non. Les pistaches rôties à sec salées contiennent 40 fois plus de sodium que les pistaches rôties à sec sans sel ajouté27. Il est toujours plus avantageux pour la santé de consommer les fruits à écale et oléagineux sous leur forme naturelle, particulièrement pour les gens souffrant d’hypertension et d’insuffisance cardiaque ou rénale.

 

Allergie aux « noix » (fruits à écale et oléagineux)

Dans la liste des principaux allergènes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), on retrouve les « noix », qui désignent un ensemble de fruits à écale et oléagineux. Une étude a démontré que les noisettes, les noix de cajou, les noix du Brésil, les amandes et les pistaches forment un groupe dont les allergies sont fortement associées. Une personne allergique à l’un de ces aliments est ainsi susceptible d’être allergique aux quatre autres.

 

Par ailleurs, on recommande habituellement aux personnes allergiques aux arachides de s’abstenir de consommer des fruits à écale et oléagineux, dont la pistache. Ils ont aussi un potentiel allergénique élevé et sont souvent manipulés et distribués par des entreprises spécialisées dans les arachides. Les symptômes d’allergie aux fruits à écale et oléagineux peuvent être graves et aller jusqu’au choc anaphylactique.

 

Calculs urinaires

Certaines personnes peuvent se voir recommander d’adopter une alimentation restreinte en oxalates afin de prévenir les récidives de calculs rénaux ou urinaires (aussi appelés lithiases urinaires). Les oxalates sont des composés qu’on retrouve naturellement dans plusieurs aliments, incluant les pistaches. Il est donc préférable que ces personnes évitent d’en consommer, ainsi que les autres types de fruits à écale et oléagineux.

Section Profil santé

Recherche et rédaction : Caroline Trudeau, Dt.P., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval

Révision scientifique et coordination : Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.

(juin 2007)

 

19.09.2009

Faciliter la digestion

L’extrait de radis noir, l’extrait de feuilles d’artichaut et l’acide déhydrocholique favorisent la sécrétion de la bile par le foie pour accélérer la digestion des graisses et des protéines, et prévenir la stagnation des aliments dans le système digestif et, ainsi, aider à soulager la sensation de ballonnement et de gonflement et à réduire les reflux acides. Le charbon végétal absorbe toxines et gaz. L’huile essentielle de menthe poivrée calme les spasmes intestinaux. L’extrait d’aubier de tilleul sauvage stimule les fonctions d’élimination. Ces ingrédients naturels agissent ainsi en synergie pour améliorer la digestion.

 

L’importance de la bile

Un foie en bonne santé fabrique en moyenne un litre par jour d’acides biliaires. La bile va librement dans l’intestin grêle émulsionner les graisses et les vitamines liposolubles et améliorer leur absorption.

Toute interférence avec l’écoulement naturel de la bile peut être à l’origine de toute une myriade de troubles digestifs. Un écoulement sain de la bile est essentiel pour la détoxification, une des missions clés du foie. Celui-ci est bombardé de façon incessante par des substances toxiques provenant de l’environnement, des aliments que nous mangeons, des boissons que nous buvons ou de l’air que nous respirons. La bile sert à transporter ces substances toxiques, à les conduire dans les intestins pour être ensuite éliminées de l’organisme. C’est aussi la voie la plus importante d’élimination du cholestérol. La bile favorise également le péristaltisme intestinal, prévenant ainsi la constipation.

Lorsque l’excrétion de la bile est inhibée, les toxines et le cholestérol restent plus longtemps dans le foie, entraînant des effets néfastes. Une des causes d’inhibition de son écoulement peut être une obstruction des voies biliaires par la présence de calculs. L’ingestion d’alcool, une hépatite virale, l’absorption de médicaments ou de substances chimiques peuvent également être mis en cause.

Une diminution du flux biliaire reste une cause courante de perturbations digestives, incluant une mauvaise absorption des graisses, des flatulences excessives, des ballonnements postprandiaux ou une constipation (ou une diarrhée).

Des ingrédients naturels, utilisés régulièrement, peuvent accélérer la sécrétion de la bile qui exerce une action protectrice sur le parenchyme du foie, stimuler l’élimination par les voies biliaires de substances néfastes et le mouvement péristaltique des intestins.

 

L’extrait de racine de radis noir : diurétique et cholérétique

En médecine traditionnelle, la racine de radis noir est utilisée depuis l’Antiquité pour traiter les flatulences, les problèmes de digestion, inhiber la formation de calculs biliaires et stimuler le fonctionnement biliaire. En Inde, où il est connu sous le nom de mooli, le radis noir est utilisé pour renforcer la santé du foie. Dans les régions où le radis noir est fréquemment inclus dans l’alimentation quotidienne, on observe une plus faible prévalence des maladies de la vésicule biliaire.

La racine du radis noir, très volumineuse et pouvant atteindre 50 cm de longueur, est riche en fibres, accompagnées d’acides aminés et de vitamines. Elle contient également des anthocyanines et des composés organiques soufrés, des glucosinolates, ou hétérosides soufrés, qui favorisent le drainage du foie et de la vésicule biliaire ainsi que l’élimination des toxines et des déchets. De nombreuses études pharmacologiques sont venues conforter les vertus attribuées par la tradition à la racine de radis noir.

Son activité diurétique a été démontrée chez le rat, de même qu’une action préventive modérée dans le cadre d’un traitement de longue durée (six semaines) sur l’augmentation du poids de calculs urinaires dans la vessie.

La plus importante activité de l’extrait de radis noir est de favoriser la production par le foie de bile pour digérer les graisses et les protéines, et diminuer la tension des voies biliaires principales. Il provoque également une contraction modérée de la vésicule, provoquant ainsi l’élimination des déchets. Son effet cholérétique a été évalué sur des rats hyperlipidémiques.

Il améliore également le mouvement péristaltique et est par suite bénéfique en cas de constipation. Il aide à hydrater et à lubrifier les intestins, encourageant ainsi ses mouvements. L’effet de l’extrait de racine de radis noir sur le péristaltisme a été mis en évidence sur l’ileum et le côlon de cobayes.

L’extrait de racine de radis noir a également une action hypoglycémiante et améliore le métabolisme lipidique chez le rat normal et diabétique.

L’extrait de racine de radis noir stimule le système de détoxification de l’organisme. Au cours de la phase II de la détoxification, le foie convertit les substances toxiques en composants moins toxiques, solubles dans l’eau, plus faciles à excréter de l’organisme. Lorsque l’activité des enzymes de la phase II est insuffisante, les toxines peuvent s’accumuler. Dans un modèle de détoxification hépatique, l’exposition à un extrait de racine de radis noir a augmenté l’activité de la glutathione S-transférase, de la quinone réductase et de la thiorédoxine réductase, trois enzymes impliquées dans la détoxification hépatique.

L’extrait de racine de radis noir a également une activité antioxydante. Chez le rat hyperlipidémique, il protège la muqueuse du côlon lorsque les animaux sont soumis à un régime riche en matières grasses, entraînant une inflammation de cette muqueuse intestinale.

Un essai clinique sur 40 patients ayant des signes de problèmes hépatiques montre de bons résultats après l’administration pendant environ un mois d’une teinture mère de radis noir. La lenteur digestive, la pesanteur postprandiale, les ballonnements épigastriques ont été améliorés.

 

L’extrait de feuilles d’artichaut : un puissant cholérétique

L’artichaut est une plante cultivée parmi les plus anciennes, d’abord en Éthiopie puis dans le sud de l’Europe, après être passé par l’Égypte. Les habitants de la Grèce et de la Rome antiques le considéraient déjà comme une aide efficace pour la digestion. Dans la médecine traditionnelle européenne, les feuilles d’artichaut étaient utilisées comme diurétique pour stimuler le fonctionnement des reins et comme cholérétique pour activer l’écoulement de la bile de la vésicule biliaire et du foie. Au cours de la première moitié du xxe siècle, les travaux de chercheurs français ont confirmé que l’artichaut semblait bien stimuler la vésicule biliaire et les reins. La commission allemande E a autorisé l’usage des feuilles d’artichaut dans le cas de problèmes de dyspepsie, un autre terme pour l’indigestion.

Les feuilles d’artichaut contiennent notamment des flavonoïdes, des acides cafféoylquiniques et de l’acide chlorogénique. Des études cliniques ont montré que les extraits de feuilles d’artichaut ont un effet bénéfique sur la sécrétion biliaire. Ils ont également des propriétés antioxydantes, protectrices du foie et peuvent abaisser les niveaux de lipides dans le sang.

Des études animales expérimentales et des essais sur l’homme indiquent que l’extrait de feuilles d’artichaut augmente le flux biliaire de 90 à 150 %.

Dans une étude, l’administration d’une dose unique d’extrait de feuilles d’artichaut de 1,92 g a produit une augmentation des sécrétions de bile de 127 % 30 minutes après son absorption, de 151 % après une heure et de 94 % après une heure et demie. Les chercheurs ont conclu que l’extrait d’artichaut peut être employé pour le traitement de désordres digestifs caractérisés par une faible assimilation des graisses en raison d’une sécrétion de bile insuffisante.

Des études de surveillance ont été conduites sur des patients présentant une dyspepsie et/ou des maladies du cholédoque (tube conduisant la bile) ou du foie. Portant sur 417 à 557 patients, le traitement a duré 4 à 6 semaines. Les symptômes digestifs, tels que douleur abdominale, flatulence, nausée, perte d’appétit, constipation et intolérance aux graisses, ont été diminués.

La prise d’extrait d’artichaut peut diminuer le cholestérol jusqu’à 40 % et les triglycérides d’environ 20 %. La sécrétion accrue d’acides biliaires ainsi induite stimule la motilité intestinale et la digestion des graisses, d’où leurs effets bénéfiques dans les dyspepsies non ulcéreuses et les « irritations » intestinales. L’extrait d’artichaut est contre-indiqué en cas d’obstruction biliaire.

Le charbon végétal, un puissant absorbant

Le charbon végétal est obtenu par carbonisation de bois préalablement sélectionnés. Il contient un réseau de pores qui font de lui un des plus puissants absorbants d’origine naturelle. Le charbon végétal reste dans le tube digestif où il est parfaitement toléré. Il a la capacité d’absorber différentes substances, notamment des bactéries, les toxines et les gaz. Prendre du charbon végétal empêche la décomposition d’aliments – comme les haricots –, de provoquer des flatulences ou une diarrhée.

Le charbon végétal activé est utilisé pour traiter différents troubles intestinaux. Il est notamment bénéfique dans le traitement des troubles fonctionnels du système digestif (ballonnement, douleurs abdominales, troubles du transit) et supprime efficacement l’aérophagie, les éructations et les gaz intestinaux. Le charbon actif absorbe les toxines. Il calme un système digestif stressé, permettant que les enzymes digestives soient produites et libérées. C’est aussi un excellent déodorant intestinal.

L’acide déhydrocholique : des effets cholérétiques et hépatoprotecteurs

Les acides biliaires et leurs conjugués sont des composants essentiels de la bile. Ils augmentent sa production et sont pour cela appelés cholérétiques. La supplémentation orale en acides biliaires est un traitement efficace dans les cas de défaut de synthèse d’acides biliaires. L’acide déhydrocholique est dérivé de l’acide cholique. C’est un cholagogue qui produit un effet immédiat en agissant directement sur les cellules du foie.

L’acide déhydrocholique provoque la sécrétion d’une bile de faible densité relative. Il est pour cela qualifié d’acide hypocholérétique puisqu’il facilite l’écoulement de la bile en la diluant. L’administration d’acide déhydrocholique par voie orale peut dissoudre les calculs biliaires et supprimer ou améliorer les coliques biliaires postprandiales. Une étude sur des rats albinos a confirmé l’effet cholérétique et hépatoprotecteur de l’acide hydrocholique7.

L’extrait d’aubier de tilleul sauvage facilite les fonctions d’élimination

L’aubier désigne la partie du bois tendre située sous l’écorce de l’arbre. C’est la zone où circule la sève, la plus riche en principes actifs. Il est « récolté » au printemps, au moment où la sève monte sur les arbres vivants à l’état naturel. L’aubier de tilleul sauvage a une composition complexe, constituée par des substances minérales, des lipides, des sucres, des acides (acide caféique et dérivés, libres et estérifiés), des tanins, de l’acide ascorbique… Il renferme deux coumarines, dont le fraxoside, et des flavonoïdes qui lui confèrent des propriétés dépuratives.

L’aubier de tilleul sauvage est traditionnellement utilisé pour faciliter les fonctions d’élimination rénales et digestives, en cas d’états nauséeux, de migraines hépatiques, de ballonnements épigastriques, de digestion lente, de flatulence.

Cholérétique et cholagogue, l’aubier de tilleul sauvage stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire, favorise l’élimination de la bile et assure une bonne digestion.

C’est un antispasmodique hépatobiliaire : il a la capacité de lever le spasme du sphincter d’Oddi. Il est actif sur la migraine d’origine hépatique.

 

L’huile essentielle de menthe poivrée

On retrouve des traces de l’usage de la menthe poivrée comme plante médicinale jusque dans la Grèce antique. Ses feuilles étaient traditionnellement employées par voie interne comme aide à la digestion et pour traiter les maladies de la vessie. La commission E allemande lui reconnaît des effets thérapeutiques, notamment celui de soulager les spasmes gastro-intestinaux et biliaires, les troubles digestifs mineurs ou les symptômes du côlon irritable.

Les constituants actifs de l’huile essentielle de menthe poivrée incluent le menthol, la menthone, le cinéol et différentes autres huiles volatiles.

La menthe jouit en effet d’une solide réputation, en particulier pour soulager les douleurs gastro-intestinales. L’activité spasmolytique de l’huile essentielle de menthe poivrée a suscité l’intérêt des chercheurs. Les recherches montrent que in vitro l’huile essentielle de menthe poivrée détend efficacement les muscles du système gastro-intestinal, probablement par un effet antagoniste sur les canaux calciques de l’intestin.

L’huile essentielle des feuilles de menthe poivrée a un grand pouvoir calmant sur les spasmes intestinaux. Elle est utilisée dans le traitement du côlon irritable. Bien que les résultats des études cliniques soient parfois contradictoires, l’huile essentielle de menthe poivrée semble avoir une légère efficacité et tendre à réduire les symptômes du côlon irritable. Une méta-analyse incluant 175 patients dans cinq essais a trouvé des effets bénéfiques statistiquement significatifs à l’emploi de l’huile essentielle de menthe poivrée par rapport à un placebo.

L’huile essentielle de menthe poivrée est également active sur les crampes et les nausées. Son action antiseptique limite les fermentations intestinales et atténue les ballonnements.

Nutranews

 

14.09.2009

Les vertus de la tomate

Du point de vue structure, la tomate est une plante aux fleurs à pétales soudés et dont les graines possèdent une plantule à deux cotylédons. Elle fait donc partie des solanacées, avec la pomme de terre, la belladone, le tabac et le pétunia, cette famille des plantes dicotylédones gamopétales. C'est en fait une plante originaire du Pérou, en Amérique latine, et qui ne fut importée en Europe qu'au XVIe siècle par les navigateurs Espagnols et Portugais.

 

Mais c'était surtout grâce aux Italiens, qui en outre surnommèrent la tomate « pomodoro » à cause de sa couleur jaune originelle, que son usage s'était beaucoup répandu et ceci deux cents ans plus tard, c'est-à-dire vers les XIXe et XXe siècles. Par ailleurs, le fruit de cette plante, charnu et de couleur rouge en général, est également appelé « tomate ». Et ce fruit possède en fait plusieurs qualités qui seront exposées dans cet article. En effet, la tomate est avant tout et surtout connue en tant que légume dont on se sert à la cuisine pour aider à mieux préparer des repas délicieux, grâce à son rôle équilibrant dans l'alimentation. Elle est alors utilisée tout aussi bien dans les entrées, en salade et dans les apéritifs, que dans les plats principaux, puis également en tant que sauces. Elle entre ainsi dans la préparation de diverses recettes et peut être consommée cuite ou à l'état cru. Du point de vue composition nutritive et apport en vitamines, la tomate est en fait très peu calorique, mais très riche en vitamines et contient en outre des minéraux et des oligo-éléments.

 

En effet, une tomate de taille moyenne, soit environ 100 g, fournit entre 10 et 30 mg de vitamine C et 1,6 mg de provitamine A ou de carotène, ce pigment rouge des végétaux qui peut se transformer en vitamine A. Elle apporte par ailleurs des vitamines des groupes B et E. De part cet apport en vitamine C, il est à faire remarquer à titre d'exemple, que la consommation de trois tomates de taille moyenne suffirait à couvrir nos besoins journaliers en vitamine C. Par contre, en valeur énergétique, la tomate est hypocalorique car 100 g de tomate ne nous apporte que 15 kilocalories.

 

Toutefois, elle est très riche en eau, étant par ailleurs composée à 93-95 % d'eau. Ce qui pourrait donner très vite à celui qui la consommerait crue une certaine sensation de satiété. Et de ce fait, elle conviendrait bien par exemple, aux gens désireux de surveiller leur ligne. Cette forte teneur en eau permet en outre une bonne hydratation de l'organisme et rendrait la tomate rafraîchissante et même dans certains cas, si l'on ne boit pas assez, sa consommation pourrait bien remplacer celle de l'eau pour se désaltérer convenablement. Par ailleurs, la tomate contient également des glucides, des protéines et des lipides mais à des quantités moindres : 100 g de tomate ne renferme que 3 % de glucide, 1 % de protéines et des traces de lipides.

 

Et restant toujours dans les valeurs nutritives de la tomate, il est important de noter qu'elle contient également du fer, avec 0,5 mg pour 100 g de tomate, et divers sels minéraux et oligo-éléments. En l'occurrence, toujours pour 100 g, sa teneur en potassium est de 226 mg, celle-ci est de 11 mg pour le magnésium et 24 mg pour le zinc et le phosphore.

 

Et enfin, il serait intéressant de signaler les vertus apéritives de la tomate et ceci pour diverses raisons : la consommation de celle-ci en début de repas, non seulement calmerait la faim du fait de la présence de fibres dans la peau et les graines, mais stimulerait également les sécrétions digestives, ce qui favoriserait la bonne assimilation des aliments, grâce à sa saveur acidulée. Outre ses valeurs nutritives, de par sa forte teneur en vitamines, en différents sels minéraux et oligo-éléments ainsi qu'en eau, la tomate possède également des vertus médicinales et thérapeutiques et pourrait même aider dans les soins de notre peau. En effet, pour ne citer que quelques exemples de ces vertus, il est à noter en premier lieu que la tomate doit sa couleur rouge au bêta-carotène et au lycopène, deux pigments qui agiraient différemment sur les cellules.

 

Le lycopène, lui, est un puissant antioxydant qui joue un rôle important dans la prévention de nombreux cancers (poumon, prostate, vessie, sein, peau, col de l'utérus, etc.) et aide à réduire les risquent de certaines maladies cardio-vasculaires. Autres bienfaits de ce lycopène* : il régularise le taux de cholestérol, protège la peau des effets de l'ultraviolet et stimule en outre le système immunitaire. Par ailleurs, du fait de sa forte teneur en potassium, la tomate agit positivement sur les reins et permet ainsi de diminuer l'hypertension. Etant riche en vitamine B, elle est également utilisée contre les problèmes de peau et est ainsi très appréciée en cosmétique, de par ses vertus purifiantes sur les peaux grasses ou acnéiques. En outre, la tomate améliore l'élimination des toxines, du fait de ses propriétés diurétiques et anti-oxydantes. D'autres vertus médicinales pourraient encore être citées, en l'occurrence la protection du foie contre les mauvaises graisses, la désinfection des piqûres d'insectes venimeux, etc.

 

http://www.web-libre.org/dossiers/ve...mate,5996.html

*cherchez sur le blog, d'autres infos sur le lycopène

ou bien visitez celui-ci

http://cuisinetsante.hautetfort.com/

21.08.2009

Pistache - 2

La pistache est très fortement antioxydante: elle a un indice TAC de 2 475 μmol par portion de 31 g (60 ml).

 

Nutriments les plus importants

 Cuivre. La pistache est une excellente source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

 

 Vitamine B6. La pistache est une excellente source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs. Elle collabore également à la production des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle aide au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

 

 Phosphore. La pistache est une bonne source de phosphore (voir notre fiche Palmarès des nutriments Phosphore). Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

 

Fibres alimentaires

La pistache est une source de fibres alimentaires. Celles-ci se retrouvent seulement dans les produits végétaux et regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. En plus de prévenir la constipation et de diminuer le risque de cancer du côlon, une alimentation riche en fibres peut contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires, au contrôle du diabète de type 2 et de l’appétit. Rappelons qu’il est recommandé de consommer 25 g de fibres par jour pour les femmes de 19 ans à 50 ans, et 38 g par jour pour les hommes du même groupe d’âge. Des portions de 60 ml (31 g) de pistaches crues ou rôties à sec fournissent respectivement 2,7 g et 3,2 g de fibres alimentaires.

 

 Fer. La pistache est une bonne source de fer pour l’homme et une source pour la femme (les besoins en fer de la femme étant supérieurs à ceux de l’homme). Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (comme la pistache) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée par la consommation de certains nutriments, comme la vitamine C.

 

 Manganèse. La pistache est une bonne source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

 

 Vitamine B1. La pistache est une bonne source de vitamine B1. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d'un coenzyme nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale.

 

 Vitamine K. La pistache crue est une bonne source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire à la fabrication de protéines qui participent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est aussi fabriquée par des bactéries présentes dans l’intestin. Les carences en vitamine K sont donc très rares.

 

 Magnésium. La pistache est une source de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

 

 Potassium. La pistache est une source de potassium. Le potassium sert à équilibrer le pH du sang et à stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le coeur, et participe à la transmission de l’influx nerveux.

 

 Zinc. La pistache est une source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la fabrication, à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.

 

 Sélénium. La pistache rôtie à sec est une source de sélénium. Ce minéral travaille avec l’un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l’organisme. Il contribue aussi à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme active.

 

 Vitamine E. La pistache est une source de vitamine E. Antioxydant majeur, la vitamine E protège la membrane qui entoure les cellules du corps, en particulier les globules rouges et les globules blancs (cellules du système immunitaire).

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2007.

*AEP, ADH et acide alpha-linolénique

 

Précautions

Gare au sodium!

Dans les marchés d’alimentation, on trouve des pistaches salées ou non. Les pistaches rôties à sec salées contiennent 40 fois plus de sodium que les pistaches rôties à sec sans sel ajouté27. Il est toujours plus avantageux pour la santé de consommer les fruits à écale et oléagineux sous leur forme naturelle, particulièrement pour les gens souffrant d’hypertension et d’insuffisance cardiaque ou rénale.

 

Allergie aux « noix » (fruits à écale et oléagineux)

Dans la liste des principaux allergènes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), on retrouve les « noix », qui désignent un ensemble de fruits à écale et oléagineux. Une étude a démontré que les noisettes, les noix de cajou, les noix du Brésil, les amandes et les pistaches forment un groupe dont les allergies sont fortement associées. Une personne allergique à l’un de ces aliments est ainsi susceptible d’être allergique aux quatre autres.

 

Par ailleurs, on recommande habituellement aux personnes allergiques aux arachides de s’abstenir de consommer des fruits à écale et oléagineux, dont la pistache. Ils ont aussi un potentiel allergénique élevé et sont souvent manipulés et distribués par des entreprises spécialisées dans les arachides. Les symptômes d’allergie aux fruits à écale et oléagineux peuvent être graves et aller jusqu’au choc anaphylactique.

 

Calculs urinaires

Certaines personnes peuvent se voir recommander d’adopter une alimentation restreinte en oxalates afin de prévenir les récidives de calculs rénaux ou urinaires (aussi appelés lithiases urinaires). Les oxalates sont des composés qu’on retrouve naturellement dans plusieurs aliments, incluant les pistaches. Il est donc préférable que ces personnes évitent d’en consommer, ainsi que les autres types de fruits à écale et oléagineux.

Section Profil santé

Recherche et rédaction : Caroline Trudeau, Dt.P., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval

Révision scientifique et coordination : Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.

(juin 2007)

 

15.08.2009

Pistache - 1

Elle est tellement bonne! Elle fournit des protéines en quantité et, de plus, sa forte proportion d’acides gras insaturés peut avoir un effet positif sur les lipides sanguins et le taux de cholestérol.

La pistache peut être consommée crue ou rôtie, salée ou non. Dans certains pays (par exemple en Turquie), on la consomme sous forme de pâte fabriquée à partir d’huile, de sucre et de pistache. La coque de la pistache devient rosée en séchant, phénomène repris par l'industrie alimentaire qui la teint souvent en rose rouge. Comme plusieurs fruits à écale et oléagineux (qu’on appelle souvent à tort « noix »), la pistache contient une quantité appréciable de protéines et offre un apport intéressant en acides gras insaturés. Elle contient également une multitude de vitamines et de minéraux. Enfin, grâce à ses composés actifs, elle peut contribuer à une bonne santé cardiovasculaire.

 

Pour les fruits à écale (pistache, amande, etc.) et oléagineux (pacane, noix, etc.) en général: plusieurs études épidémiologiques et cliniques associent une consommation régulière de fruits à écale et oléagineux à divers bienfaits pour la santé. Mentionnons une réduction du cholestérol et des risques de maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, des calculs biliaires4, de l’ablation de la vésicule biliaire5 et du cancer du côlon chez la femme6. La quantité de fruits à écale et oléagineux à consommer pour obtenir des bénéfices santé équivaut, dans la plupart des études, à environ cinq portions d’une once (30 g) par semaine.

 

Pour la pistache en particulier

Lipides sanguins. Quelques études réalisées chez l’animal et chez l’humain ont évalué l’effet de la consommation de pistaches sur les lipides sanguins. Dans une première étude, des personnes dont le taux de cholestérol sanguin était élevé ont remplacé 20 % de leur apport calorique quotidien par des pistaches7. Après trois semaines, cette substitution a amélioré le profil lipidique des sujets. Leur taux de cholestérol total a diminué et leur taux de HDL (« bon » cholestérol) a augmenté7. Des résultats similaires ont été observés dans une autre étude. Celle-ci a été réalisée chez des sujets en santé qui consommaient l’équivalent de 65 g à 75 g de pistaches par jour (environ 20 % de l’apport calorique total), en remplacement d’autres aliments8.

 

Des résultats observés chez le rat vont dans le même sens. Des chercheurs ont remplacé 20 % de l’apport calorique de leur diète par des pistaches. Les taux de « bon » cholestérol ont augmenté et l’oxydation du LDL (« mauvais » cholestérol) dans le sang a diminué. Il est à noter que l’oxydation du LDL est un facteur de risque de maladies cardiovasculaires.

 

La pistache contient différents composés, comme des acides gras insaturés, des fibres solubles et des phytostérols. Ils sont tous reconnus comme ayant un effet bénéfique sur les lipides sanguins. Les données actuelles ne permettent toutefois pas de déterminer lequel de ces composés a le plus grand effet sur l’amélioration du profil lipidique, à la suite de la consommation de pistaches.

 

Acides gras insaturés. Comme la plupart des fruits à écale et oléagineux, la majorité des lipides totaux de la pistache (soit environ 85 %) sont des acides gras insaturés, principalement des mono-insaturés. De façon générale, le remplacement des acides gras saturés dans l’alimentation par des mono-insaturés amène une diminution du cholestérol total et du « mauvais » cholestérol, sans réduction du « bon » cholestérol. Ainsi, la composition en acides gras de la pistache pourrait en partie expliquer l’amélioration du profil lipidique observée à la suite de sa consommation8.

Phytostérols. Les phytostérols sont des composés présents dans les végétaux et dont la structure s’apparente à celle du cholestérol. Une méta-analyse de 41 essais cliniques a montré que la prise quotidienne de 2 g de phytostérols réduisait de 10 % le taux de « mauvais cholestérol ». Cette réduction pouvait même atteindre 20 % dans le cadre d’une diète faible en gras saturés et en cholestérol.

 

Une étude a évalué le contenu en phytostérols de la pistache à 279 mg par portion de 100 g, ce qui en fait un des fruits à écale et oléagineux les plus riches en phytostérols. À titre de comparaison, une même quantité d’amandes en contient 200 mg; les graines de sésame, championnes en la matière, en contiennent 400 mg12. Le contenu en phytostérols des végétaux étant malgré tout relativement faible, il est pratiquement impossible d’obtenir un apport de 2 g par jour seulement à partir des aliments. Pour le moment, Santé Canada ne permet pas la commercialisation d’aliments enrichis en phytostérols.

 

Même si les effets des phytostérols présents naturellement dans les aliments n’ont pas été évalués directement, il est possible de supposer qu’ils soient intéressants pour la santé cardiovasculaire.  Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers seraient impliqués dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Une étude a évalué les caractéristiques antioxydantes d’une dizaine de fruits à écale et oléagineux. Parmi ceux-ci, la pistache se classe troisième quant à son contenu en antioxydants. D’autres auteurs lui ont aussi attribué une capacité antioxydante élevée. De plus, il a été démontré que la consommation quotidienne de 65 g à 75 g de pistaches pendant trois semaines augmente la capacité antioxydante dans le sang des sujets en santé8.

 

Différents composés contenus dans la pistache pourraient avoir une influence sur sa capacité antioxydante. Tout d’abord, la pistache renferme des composés phénoliques, principalement sous forme d’anthocyanines. Les anthocyanines font partie de la famille des flavonoïdes et sont reconnues pour leurs multiples propriétés santé (anticancer, anti-inflammatoire, etc.). Une étude a démontré que le rôtissage des pistaches diminue son contenu en anthocyanines et, par le fait même, sa capacité antioxydante. Il s’avère donc plus intéressant de consommer des pistaches crues, non rôties.

 

De plus, les pistaches contiennent du resvératrol. Ce composé antioxydant est bénéfique dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Il possède aussi la capacité de se transformer en un composé anti-cancer appelé piceatannol. La pistache contient une quantité de resvératrol comparable à celle de l’arachide, mais qui demeure plus faible que celle du vin rouge, reconnu pour son contenu très élevé en resvératrol. Finalement, la pistache est une source de vitamine E, présente principalement sous forme de gamma-tocophérol. De façon générale, les tocophérols sont de puissants antioxydants qui possèdent des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'hypertension et le déclin cognitif.

 

Autres propriétés – à suivre

 

11.08.2009

Faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates !

Une équipe française de l’INSERM a montré que le vieillissement cérébral serait lié en partie, à une carence en certains caroténoïdes. Et notamment en lycopène et en zéaxanthine, deux antioxydants dont de nombreux fruits et légumes regorgent. Et particulièrement donc, les tomates.

 

Le stress oxydatif, qui est une réaction chimique à l’origine de la destruction des cellules, est l’une des hypothèses avancées pour expliquer le vieillissement cérébral. Et plusieurs études ont déjà suggéré, ou au contraire contesté, que les antioxydants pouvaient prévenir le déclin des fonctions cognitives. Pour en avoir le cœur net, les auteurs se sont appuyés sur une étude épidémiologique lancée en 1991 auprès de 1 400 personnes de 60 à 70 ans. Toutes ont subi différents examens pour évaluer leurs fonctions intellectuelles et leur profil biologique.

 

Les résultats montrent clairement que des niveaux faibles de lycopène et de zéaxanthine sont associés à de moins bonnes performances cognitives. A terme, cette découverte pourrait permettre l’élaboration d’actions de santé publique qui viseraient à modifier les habitudes alimentaires chez les personnes à risque de démence. Sachez enfin que la zéaxanthine est apportée essentiellement par la consommation de légumes et de fruits verts et le lycopène par le pamplemousse, la pastèque et la tomate.

 

MÉMOIRE: POUVONS-NOUS LA PROTÉGER?

 

Les pertes de mémoire liées à l'âge sont toujours angoissantes, parce qu'elles évoquent le spectre de la maladie d'Alzheimer. Cependant, même jeune, il arrive que les performances de notre mémoire ne nous paraissent pas satisfaisantes. A court ou à long terme, comment améliorer et protéger notre mémoire?

 

Sommeil: le premier atout de notre mémoire

Dormir, et bien dormir de préférence, est la clé d'une bonne mémoire. Plusieurs études ont montré, ces dernières années, que le sommeil joue un rôle important dans la consolidation de la mémoire. Par exemple, après avoir appris à effectuer une tâche, nous activons pendant notre sommeil les zones du cerveau qui sont concernées par cette même tâche. Plus récemment, une étude américaine a montré que l'apnée du sommeil, qui empêche de bien dormir, diminue les performances de la mémoire chez les personnes âgées porteuses d'un certain gêne. Donc quels que soient votre âge et vos soucis de mémoire… souvenez-vous de bien dormir!

 

Alimentation: les antioxydants au pouvoir

Pour prévenir le vieillissement de tout notre organisme, l'alimentation est l'un de nos meilleurs atouts. En ce qui concerne le vieillissement du cerveau, qui peut entraîner des troubles de la mémoire bénins aussi bien que la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, elle est tout aussi importante. Veillez à avoir une alimentation très variée et pleine de fruits et légumes qui pourront vous apporter tous les antioxydants dont vous avez besoin. Mettez en particulier l'accent, si c'est possible, sur les fruits violets et les légumes verts. Ils sont particulièrement riches en ces éléments qui luttent contre les outrages du temps, y compris sur votre mémoire.

 

Exercice physique: 20 minutes pour votre mémoire

Tout récemment, une étude a montré qu'en faisant 20 minutes d'activité physique par jour, quelle que soit cette activité, il était possible de remédier aux troubles bénins de la mémoire. Attention, il ne s'agissait pas là de signes, même précoces, de la maladie d'Alzheimer, mais bien des petits soucis de tous les jours. Au bout de six mois à 20 minutes d'activité physique (marche active, la plupart du temps) par jour, les seniors voyaient leurs troubles de la mémoire disparaître. Et le bénéfice se maintenait pendant un an après l'arrêt de l'activité physique…

03.07.2009

Dernières nouvelles de la racine miracle

le curcuma

Un article venant de paraître dans le Journal of National Institut of Cancer, l’une des plus grande revue internationale sur le cancer, fait un tour d’horizon des premières études sur les effets du curcuma dans l’accompagnement des traitements du cancer. Les premiers résultats, non encore publiés, font états d’effets positifs certains et parfois remarquables.

 

Le Journal of National Institut of Cancer vient de publier un long article retraçant l’ensemble des recherches effectuées sur les vertus du curcuma. Des éprouvettes aux hommes en passant par les souris, les effets bénéfiques de cette épice sur différents cancers se confirment. Les recherches sur la structure du curcuma et ses principes actifs datent de 1910. Les premières études en laboratoire et études sur les animaux datent seulement de 30 ans. L’épice a été mêlée à différentes recherches  incluant des maladies comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires ou la maladie d’Alzheimer.  C’est dans les cas de cancer que le curcuma semble être le plus prometteur.

 

Des premiers résultats chez les souris

Une étude en laboratoire a tout d’abord montré que le curcuma ralentissait la croissance des cellules cancéreuses chez les souris. D’autres études sur des animaux ont montré que le curcuma, ou plutôt la molécule active, la curcumine,  poussait les les cellules cancéreuses au suicide, phénomène d’apopthose et ralentissait la croissance des tumeurs. Dans une autre étude, réalisée sur des souries dont un gène défaillant  entraîne le développement de tumeurs intestinales, la prise de curcuma a entraîné la réduction de des tumeurs de 60% comparé aux souris qui n’ont pas pris de curcuma.

 

Des études en cours qui laissent apparaître un vrai bénéfice chez l’homme

Ces premières recherches ont donné aux médecins chercheurs l’idée de transposer les études de laboratoire sur des souris à des hommes en hôpital.  Et les premiers résultats de ces tests sont très encourageants.

 

Les premières études menées sur des patients en hôpital, qui sont toujours en cours, donnent des premiers résultats significatifs. En 2007,  il a été mis en route vingt deux études de phase I et II sur des patients atteints de cancer et le bénéfice de la prise de curcuma.

 

Dans une étude menée sur des patients atteints de cancer du pancréas, la prise de curcuma a permis de constater, sur vingt deux personnes, la diminution de 73% de la tumeur chez un patient, la stabilisation de l’état chez quatre autres ou l’allongement de plus de deux ans chez un patient dont l’espérance de vie ne pronostiquait pas un temps si long.

 

Une autre étude menée au centre anti-cancer John Hopkins de Baltimore a montré que la prise de curcuma avec de la quercétine, un flavonoïde présent dans les pommes, pouvait réduire de 60%. la croissance des cellules cancéreuses dans le cas d’un cancer colorectal

Par ailleurs, d’autres études montrent également tout le bénéfice du curcuma en prévention du cancer et dans la prévention de la résistance des cellules aux chimiothérapies et aux radiations.

 

Curcuma et poivre, le duo gagnant

Enfin,  l’association de curcuma et de  pipérine, l’une des molécules active présente dans le poivre noir, augmente l’absorption du curcuma de 154%. Lorsque le poivre est absorbé à hauteur de 20mg par kilogramme de poids, la biodisponibilité du curcuma augmente alors de 2000%.

 

17.05.2009

Le pamplemousse

Aliments et médicaments :

 

La nourriture que l'on ingère peut parfois avoir des interactions avec un traitement médical. C'est bien connu, la consommation de certains aliments comme le pamplemousse ne fait pas toujours bon ménage avec la prise de médicaments. Ainsi, en augmentant l'absorption intestinale de certaines statines, le pamplemousse accroît les risques d'effets secondaires musculaires de traitements anticholestérol.

 

Par le même mécanisme, cet agrume majore le risque de troubles du rythme cardiaque dus à un surdosage en cisapride, un médicament antireflux gastro-œsophagien. Des interactions gênantes sont aussi décrites avec d'autres classes de molécules (immunosuppresseurs, antiépileptiques…) Mais ces propriétés peuvent aussi être mises à profit pour diminuer les doses d'une molécule chère ou toxique. C'est en tout cas ce que suggère un cancérologue de Chicago, qui a présenté une communication à ce sujet au congrès de l'Association américaine pour la recherche sur le cancer.

 

Le Dr Ezra Cohen a testé les effets d'un verre quotidien de jus de pamplemousse associé à un traitement par rapamycine, un immunosuppresseur, chez vingt-huit patients atteints de cancer à un stade avancé. L'association a permis d'augmenter l'efficacité antitumorale du médicament, et d'en diminuer les doses.

 

Dans un autre registre, l'équipe tourangelle du Pr Philippe Bougnoux vient de montrer, chez vingt-cinq femmes ayant un cancer du sein métastasé, qu'une supplémentation en oméga 3 de type DHA pouvait, dans des conditions contrôlées, augmenter la réponse aux traitements et la survie. Ces résultats sont en cours de publication.

 

PAMPLEMOUSSE2.jpg

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