11.12.2009
Le Chanvre : des applications stupéfiantes
Christine Barbace.
Dans le chanvre comme dans le cochon, tout est bon ! Dans l'histoire, ses fibres et ses graines sont entrées tour à tour dans la composition de médicaments, de carrosserie de voiture, de vêtements, tel que le premier " jean ", de cordages, de billets de banque, ou encore de papier à cigarette, bref une plante très prisée pour concevoir des "Agromatériaux". Comment oublier que le chanvre, si cher à l'épopée " Woodstockienne " servit d'abord à imprimer la première Bible ? Christine Barbace, de la Mission Agrobiosciences, vous propose d'explorer ici les diverses applications du Cannabis sativa L.
Il y a 4700 ans, les Chinois mentionnaient déjà le chanvre dans leur pharmacopée. En Europe, ses vertus médicinales furent employées jusqu'au début du 20ème siècle pour lutter tour à tour contre la peste, les rhumatismes, les douleurs auriculaires et certaines pathologies mentales. La forte taxation sur la Marijuana décrétée en 1937 aux Etats-Unis s'avéra fatale pour sa culture et le cannabis fut retiré de la pharmacopée officielle en 1941. Cette même année, Henry Ford, qui en cultivait - dit-on - sur ses terres, réalisait un prototype dont la carrosserie était d'une solidité à toute épreuve et... élaborée à base de chanvre.
Après avoir dans un premier temps suivi l'Amérique, la loi Française, au début des années 90 autorisa de nouveau la culture de certaines variétés à des fins industrielles et commerciales (tiges et graines seulement). Tirée de la fibre de la tige, la filasse servait déjà avant notre ère à la fabrication de vêtements. Le chanvre textile est particulièrement solide et résiste à tout : à l'usure, à la chaleur, aux insectes, à la lumière ainsi qu'à l'air marin. Voilure, filets, cordages et chiffons furent d'ailleurs largement éprouvés à la grande époque de la marine à voile. Toujours pour parler " chiffons ", saviez-vous que M. Levis Strauss fabriqua le premier jean en " toile de Nîmes ", c'est à dire du chanvre ? Que Rembrandt, pour ne citer que lui, peignait sur des toiles de cette même fibre ? Et ce n'est pas fini !
La filasse a d'autres cordes à son arc : il y a deux millénaires, en la mélangeant au mûrier, les Chinois inventèrent le papier et réalisèrent en 770 le premier livre imprimé. Plus tard, Gutenberg y imprima la première Bible, et au 19ème siècle, 90% du papier était constitué de ce matériau. Hélas, mille fois hélas, avec les débuts de la mécanisation, le bois remplaça le chanvre. Une exception toutefois : des papiers très spécialisés auxquels ce végétal reste irremplaçable encore aujourd'hui, s'accorde parfaitement... les billets de banque et papiers à cigarette. Quant à la chènevotte, partie non fibreuse de la tige, elle entre dans la composition des litières pour animaux et trouve surtout une application prometteuse en tant que matériau isolant (l'Isochanvre est une marque déposée).
De fait, la richesse en silice de la plante lui confère une forte inertie thermique, et sa pétrification à froid augmente sa résistance au feu et à l'eau. Un procédé peu coûteux qui n'utilise pas de produits chimiques de synthèse. Mais comment cette plante fait-elle pour avoir autant d'énergie ? La tige de chanvre une fois brûlée pour produire de la chaleur peut alimenter les générateurs produisant de l'électricité. De même, les 77% de cellulose qu'elle contient peuvent se convertir en amidons qui, par fermentation, se transformeront en essence, méthanol, ou éthanol. Il ne faudrait pas oublier l'huile de chènevis (la graine) qui représente également une source d'énergie non négligeable. Elle peut facilement se transformer en combustible diesel - le monsieur du même nom l'ayant déjà utilisée pour son fameux moteur - mais aussi servir de base à l'alimentation.
Saviez-vous (encore !) que Bouddha aurait survécu pendant trois ans avec, pour toute nourriture, une graine de chanvre par jour ? Des études récentes tendent à prouver que cette graine, écologique et bon marché, pourrait, avec ses huit acides aminés et sa richesse en acide gras poly insaturés, remplacer le soja ! Son huile serait la mieux équilibrée de la nature (environ 20% d'acide linolénique et plus de 50% d'acide linoléique) et ses vertus thérapeutiques s'avèreraient utiles dans certains cas d'hypertension, de diabète, d'asthme ainsi que dans la lutte contre le vieillissement de la peau. De la peau aux cosmétiques, le pas est vite franchi. L'huile de chènevis est une huile essentielle. Elle protège l'organisme contre la pénétration ou la perte en eau. Utilisée comme huile de massage, elle rentre également dans la composition de shampoings, de savons et de baumes pour les lèvres.
Hans Christian Andersen avait déjà compris toutes les capacités de cette " plante-orchestre " à laquelle il rendit hommage dans un conte dont elle était l'héroïne. Alors serait-il possible que cette plante aux réelles propriétés nutritives et thérapeutiques, aux nombreuses applications industrielles et commerciales soit reconsidérée et envisagée comme étant un véritable enjeu pour notre devenir ?
Christine Barbace. Mission Agrobiosciences.
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Echos du Chanvre-
Chanvre Infos-
Ces deux sites traitent non seulement de l'histoire de cette plante mais aussi de sa réglementation, de sa culture dans le monde, de ses applications, ainsi qu'une imposante revue de presse.
Lire la série des chroniques de Christine Barbace, éditée sur le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et consacrée à l'histoire des plantes
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29.11.2009
Histoire du Gui : UN PARASITE GUERISSEUR
Christine Barbace. Mission Agrobiosciences
" Amour, prospérité, éternité " Les symboles associés au gui feraient un bon titre pour une sitcom ! Dans le rôle principal, Viscum album : une plante parasite célèbre en cette période de fin d’année. En langue celte, son nom signifie " guérit tout ", entre autre l’épilepsie et l’hypertension. Selon des recherches récentes, le gui agirait même sur le système immunitaire. Entre légende et réalité, Christine Barbace, de la Mission Agrobiosciences vous propose de faire le tour de cette boule végétale " porte bonheur ".
Le gui a la particularité de ne pas toucher terre. Il vous faudra donc lever la tête pour l’apercevoir dans certains fruitiers, mais aussi au faîte du peuplier, des aubépines, du sapin, du hêtre et bien sûr, du chêne. La propagation de cette plante considérée par les forestiers comme un véritable fléau est due le plus souvent aux grives et aux fauvettes à béret qui en sont friandes et qui, après digestion, répandent les graines d’arbres en arbres. Nous avons donc là un parasite ou plus exactement un hémiparasite car il produit sa chlorophylle et ses propres sucres. Mais tout de même, ça vous fatigue un arbre ! Dès que la température extérieure atteint 10°, la graine germe et se colle à l’arbre. La plante peut alors se développer grâce à son suçoir qui traverse l’écorce et atteint la sève dont elle se nourrit. Ses fruits sont ronds, blancs et visqueux, d’où son nom latin Viscum album.
Remontons d’abord jusqu’à nos ancêtres les gaulois : C’est la sixième nuit du solstice d’hiver, la première de l’année celtique, la " nuit mère ". Un druide vêtu de blanc s’enfonce dans la forêt pour y cueillir le gui sacré du chêne avec une serpe d’or. Il le reçoit dans un drap de lin d’une blancheur immaculée (car il ne doit pas toucher le sol afin de conserver ses pouvoirs) tout en prophétisant " O Ghel an Heu " - traduisez " Que le blé germe ". Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen âge en " Au gui l’an neuf ". Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Autre lieu, autre légende, en Scandinavie cette fois. Le démon Loki, par jalousie, tua le dieu soleil Baldut (ou Balder) lui décochant une flèche empoisonnée avec du gui. Preyla, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldut, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Evidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon. Notons au passage que Wagner aurait trouvé là une source d’inspiration pour sa célèbre " tétralogie ". On peut préférer cette version, galloise : Les trois filles du roi Gwydyr, étant promises à trois chevaliers en partance pour la guerre, se retrouvèrent sous un vieux chêne pour échanger des gages d’amour. Les plumes de paon offertes par les jeunes filles n’y suffisant pas, elles accordèrent un baiser à leurs fiancés.
Revenons au réel. Le gui " porte bonheur " que l’on vend chaque fin d’année au cœur des cités a effectivement des vertus médicinales. En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la digestion. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche. La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu. Plus récemment, utilisée à faible dose, elle s’avère bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiaques. En revanche, utilisée à forte dose, elle peut causer des convulsions, ralentir dangereusement le rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et même provoquer un avortement. Cette substance ambivalente fait actuellement l’objet de recherches scientifiques. Récemment, certaines d’entre elles tendraient à prouver que le gui agirait sur le système immunitaire et parviendrait à inhiber les tumeurs cancéreuses.
Ces deux sites vous permettrons de compléter les informations ci-dessus : Agora Québec- Wikipedia-
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24.11.2009
Le sureau noir
Sambucus nigra est un arbuste caducifolié à croissance rapide. Il est présent en Europe, en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord. L'espèce est aussi appelé " arbre de Judas " car c'est à la branche d'un sureau noir que se serait pendu Judas Iscariote (d'autres sources parlent d'" arbre de Judée " qui est une espèce différente).
Cet arbuste, à branches souvent courbées, peut mesurer de 1 à 10 mètres. Son écorce est vert-grise fissurée. Ses feuilles caduques, (tombent l'hiver). Les fleurs hermaphrodites apparaissant en début d'été, sont parfumées, tandis que les feuilles ont une odeur déplaisante lorsqu'on les froisse. Les fruits sont de petites drupes noires violacées de 6-8 mm disposés en grappes, composées de trois graines et à chair molle.
Le sureau noir se multiplie facilement par semis et par bouturage (à l'automne en utilisant une tige de 20 cm de l'année ayant commencé à se transformer en bois et comprenant une partie de la branche de l'année précédente).
ATTENTION: Sureau yèble et sureau noir sont deux plantes des campagnes européennes qui se ressemblent fortement. Le sureau hièble se différencie du sureau noir par le fait que :
la floraison de l'hièble est plus tardive, de juillet à août, alors que le sureau noir fleurit en mai juin.
le sureau hièble tourne ses fruits vers le haut alors que le sureau noir les tourne vers le sol.
le sureau hièble ne dépasse pas 1,80 m de hauteur.
Le nom latin Sambucus fait allusion aux flûtes (sambuca) que les pâtres grecs taillaient dans le bois tendre du sureau dont les rameaux sont creux. Un médecin grec du IIe siècle de notre ère, Galien, recommandait le sureau contre les catarrhes et les excès de mucus. Quelques siècles plus tôt, Pline l'Ancien lui attribuait déjà ces propriétés.
Multiples surnoms dont on l'affuble et qui se passent de commentaires : le protecteur du foyer, l'arbre aux fées, le pharmacien de la maison, etc.
Le sureau noir a été une plante médicinale populaire dès l'Antiquité. Il est intégré à la pharmacopée de la médecine ayurvédique (Inde) et faisait aussi partie de l'arsenal thérapeutique des Amérindiens d'Amérique du Nord qui attribuaient les mêmes propriétés au sureau blanc (Sambucus canadensis) dont la composition est semblable à celle de son cousin européen.
Dans la tradition celtique, le sureau est l'arbre des morts. En effet, les druides confectionnaient avec son bois les flûtes leur servant à converser avec les âmes des disparus.
Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, elles peuvent être utilisées en cataplasme. Les fleurs contiennent des anthocyanes, des flavonoïdes, du mucilage, des tanins et une petite quantité d'huile essentielle très aromatique. Les fruits contiennent les mêmes flavonoïdes, des vitamines A, B et C.
En 1986, la Commission Européenne, un organisme gouvernemental allemand, approuvait l'usage médicinal des fleurs de sureau pour le traitement du rhume. En 1999, l'organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu les usages traditionnels des fleurs de sureau comme diaphorétique (qui provoque la sudation) et expectorant.
Publiés en 1995, les résultats d'un essai clinique à double insu avec placebo mené dans un kibboutz israélien au cours d'une épidémie de grippe ont démontré qu'un extrait de baies de sureau était nettement supérieur au placebo pour le soulagement des symptômes de la grippe. Au bout de deux jours, 93,3 % des sujets traités au sureau voyaient déjà un soulagement significatif de leurs symptômes, tandis qu'il a fallu attendre six jours pour que 91,7 % des personnes du groupe placebo montrent une amélioration similaire.
Grossesse. Les résultats d'une étude de pharmacovigilance datant de 2002 et ayant porté sur 762 femmes enceintes qui avaient pris durant leur grossesse une préparation renfermant, entre autres plantes, des fleurs de sureau n'ont pas révélé d'effet tératogène ou embryotoxique.
Autres vertus thérapeutiques
Propriétés : élimination urinaire, facilite la digestion.
En tant que complément alimentaire, le sureau permettrait la réduction des effets de la grippe
En clinique: il adoucit la gorge et calme l'irritation bucco-pharyngée.
En pays neuchâtelois (Suisse romande), les grands aînés disent que le sirop de baies noires de sureau est bon contre la toux.
Encore savoir que
L'écorce : il faut utiliser la seconde écorce qui est de couleurverte. Cette dernière est très riche en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique. Autant de substances qui donnent à cette écorce des propriétés diurétiques et laxatives. Utilisée en décoction, cette partie de l'arbre est conseillée, entre autres, contre la rétention d'urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.
Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, ce qui, à forte dose, peut les rendre toxiques. Utilisées raisonnablement, en cataplasme, elles apaisent les contusions et soulagent les maux de dents. Elles sont utilisées également en cas de brûlures. Seul inconvénient à leur décharge, les feuilles cuites dégagent une mauvaise odeur et sont amères. Un peu de miel dans la préparation permet néanmoins de passer outre.
A noter enfin, qu'à peine récoltées sur l'arbre, les feuilles sont efficaces pour stopper les petites hémorragies nasales.
Il y a deux manières de profiter des vertus de ses petites fleurs blanches et parfumées, soit en application externe, soit en les ingérant. Dans le premier cas, en décoction épaisse, elles ont des propriétés émollientes, calmantes et adoucissantes pour la peau. Faites la décoction et laisser les fleurs macérer en permanence. Faites vos applications à l'aide de gaze, laissez en contact au moins 20 mn.
En soin interne, les fleurs de sureau sont un parfait diaphorétique (elles favorisent la transpiration) et sont recommandées pour lutter efficacement contre les grippes, rhumes ou simple refroidissements. Une infusion de 5 mn, plusieurs fois par jour.
Outre le fait que ces fruits soient appréciés en confiture, ils renferment nombre de substances actives : glucoside, tyrosine, nitrate de potassium, carotène, différents acides...
Le rob, entendez le concentré du jus des baies de sureau, est reconnu pour ses propriétés sudorifiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.
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23.11.2009
La luzerne : une nouvelle chimie en herbe.
Par Christine Barbace. Mission Agrobiosciences.
La luzerne - Medicago sativa
Qui n'a jamais vu ne serait-ce qu'une fois un champ de luzerne, cette plante aux fleurs violettes qui ondoient sous le vent ? Qui, enfant, ne se souvient pas avoir donné aux lapins celle qui est aussi appelée " herbe à vaches " ou " herbe à bisons " ? la luzerne s'offre aujourd'hui quelques galons supplémentaires grâce à des propriétés médicinales et alimentaires que des scientifiques " retravaillent " avec l'aide des technologies actuelles. Du côté des pays développés, la luzerne suscite le même intérêt. Ainsi, la Rubisco (1) est une protéine utilisée tant dans le secteur agro-alimentaire que dans l'industrie des cosmétiques et des détergents. Des qualités que Christine Barbace, de la Mission Agrobiosciences, vous engage à découvrir.
Cette plante fourragère est une des plus anciennes au monde. Elle est aussi la plus cultivée sur la planète. L'histoire nous offre deux pistes pour remonter jusqu'à l'origine de cette papilionacée. La première nous renvoie au temps d'Alexandre le Grand qui, lors d'une de ses conquêtes le conduisant en Médie - contrée au nord-ouest de l'actuel Iran - admirant la vigueur du bétail de cette région, s'intéressa au fourrage qui leur était donné. Il venait de découvrir celle que les Grecs appelèrent Mêdikê : " originaire de Médie ". En traversant l'Europe, Mêdikê devint " Medicago ", qui demeura sa dénomination latine. Très différente est la seconde piste. Fini les grecs ! Ce seraient les arabes qui, les premiers, cultivèrent la luzerne. Ayant très vite constaté qu'elle augmentait la valeur nutritive du fourrage de leurs chevaux, ils lui donnèrent le nom d'al-fac-facah, qui signifie " le père de tous les aliments ". Le nom dérivé " Alfalfa ", presque plus difficile à prononcer que celui d'origine, est encore utilisé de nos jours. Mais alors, me direz-vous, pourquoi ce nom de luzerne ? Eh bien, le coupable est le mot provençal luzerno, " ver luisant ", usité au 17ème siècle, et qui aurait été attribué à cette plante par référence à l'aspect brillant de ses graines.
La lumière étant faite sur ses origines, intéressons-nous à présent à la plante elle-même. Elle se cultive très facilement et quasiment sous toutes les latitudes (environ 32 millions d'hectares à travers le monde). Plus communément appelée " herbe à vaches ", " herbe à bisons ", ou " sainfoin ", c'est souvent elle que l'on sème après une mise en jachère car sa longue racine pivotante lui permet de puiser profondément dans le sol pour y absorber d'importants nutriments. Caractéristique qui lui valut encore un autre surnom, celui de " la merveille du ménage des champs ".
Si l'utilisation courante de cette légumineuse dans l'alimentation du bétail est bien connue, d'autres applications très prometteuses, dans le domaine pharmaceutique ainsi que dans celui de l'alimentation humaine, méritent que l'on s'y attarde.
Dotée d'une excellente composition en acides aminés et riche de minéraux et d'oligo-éléments, la luzerne était déjà utilisée de longue date en herboristerie pour soigner le rhume, les troubles digestifs ou les abcès. Elle présente des propriétés reminéralisantes, anti-infectieuses, désintoxicantes et est aujourd'hui reconnue comme étant la meilleure espèce utilisée en moléculture (culture de plantes génétiquement modifiées en vue d'obtenir une molécule précise). Elle agirait également comme élément protecteur contre le cholestérol et le diabète, qui sont actuellement des priorités en matière de santé et ouvre de nouvelles portes pour l'industrie pharmaceutique. Avec la luzerne, une nouvelle usine à médicaments est née.
Ne méprisons pas pour autant ces qualités nutritives. En tant qu'aliment, cette plante offre aussi un espoir pour certains pays en voie de développement. Dès les années 70, l'APEF s'oriente vers la création d'un produit à forte valeur ajoutée dérivé de la luzerne. Presque 20 ans plus tard, une association nicaraguayenne, œuvrant pour l'alimentation des populations défavorisées, délaissa rapidement le soja au bénéfice de la luzerne. Avec l'aide d'une équipe de chercheurs du CHU de Reims, elle privilégie dès lors l'extrait de cette plante qui, donné en complément alimentaire, permet de lutter efficacement contre la malnutrition, tout en se révélant économiquement très avantageux.
Du côté des pays développés, la luzerne suscite le même intérêt. Ainsi, la Rubisco (1) est une protéine utilisée tant dans le secteur agro-alimentaire que dans l'industrie des cosmétiques et des détergents. Très présente dans cette fourragère, elle est actuellement le centre de toutes les attentions car, en plus de sa richesse en acides aminés essentiels, sa composition se rapproche des protéines laitières. Une extraction facilitée de cette protéine par des techniques innovantes imposerait cette plante comme une ressource non négligeable pour la nutrition humaine. A suivre de près donc - Demain, foin du soja, le bonheur sera t-il dans la luzerne ?
(1) La Ribulose Bisphosphate Carboxylase Oxygénase est une enzyme qui permet la fixation du CO2 et son oxygénation.
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17.11.2009
Cannelle
Fraises et poires en gelée de muscat
Pour environ 6 personnes
7 feuilles de gélatines, 400 g de sucre, 250 g de fraise 2 poires; 75 cl de muscat ou porto, 2 clous de girofle; 1 bâton de cannelle
Faites tremper la gélatine dans de l'eau froide. Pendant ce temps là, faite un sirop avec 50 cl d'eau et le sucre; rajoutez les épices; parfumez avec le muscat, mélangez bien, ajoutez la gélatine bien essorée.
Versez une couche dans des verres ou récipient choisi; laissez prendre au réfrigérateur. Conservez le reste
Epluchez et pelez les fruits, coupez en petits dés, faites pocher les fruits dans le reste de la gelée mais sans faire bouillir durant 7 mn.
Egouttez les fruits et placez dans les verrines sur la gelée, répartissez le restant de gelée refroidie (qui vous a permis de pocher); laissez prendre au moins 12 h au réfrigérateur. Démoulez et servez.
CANNELLE
La cannelle est un ingrédient traditionnellement utilisé contre le rhume, le ballonnement, la nausée et les vomissements. Les huiles essentielles contenues dans cette plante sont connues et réputées pour leur fort pouvoir antiseptique. Leurs effets carminatifs (elles soulagent les gaz d'intestin et d'estomac) lui permettent d'atténuer les maux d'estomac et la diarrhée.
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03.11.2009
Echinacée: utilisée en phytothérapie,
contre-indiqué avec la SEP et d'autres pathologies
. La phytothérapie? la bonne vieille tisane des grands-mamans. L'une des plantes utilisée en phytothérapie est l'échinacée, appelée aussi « echinacea ».
Cette plante est originaire d'Amérique du Nord, plus, précisément, dans l'Ohio. Ceci dit, il est tout à fait possible de planter l'échinacée en Europe. En phytothérapie, on utilise trois espèces d'échinacée: Echinacea angustifolia, Echinacea purpurea et Echinacea pallida. Cette plante peut mesurer de 50 centimètres à un mètre de hauteur. Les fleurs, quant à elles, peuvent être roses, blanches ou pourpres. Historiquement, l'échinacée était utilisée par les Amérindiens (qui vivaient dans les plaines situées à l'est des Rocheuses) pour ses actions curatives contre les infections, les douleurs intestinales et même les morsures de serpent. Aujourd'hui, un traitement à base d'échinacée est surtout utile en cas de prévention contre les infections respiratoires, bactériennes ou virales, notamment. Elle traiterait aussi l'herpès. L'échinacée et connue pour stimuler le système immunitaire grâce à la composition de ses rhizomes et de ses racines séchées. Beaucoup de phytothérapeutes ou autres nutrithérapeutes la préconisent en ce moment pour lutter contre la grippe A H1N1
Mais bien qu'on prône ses bienfaits contre le rhume ou la grippe, il n'y aurait apparemment pas eu de tests cliniques qui valident ces actions curatives. Il est, en outre, conseillé de ne pas l'utiliser chez les personnes fragiles telles que les femmes enceintes ou encore les enfants âgés de moins de douze ans. En effet, il semble important que le dosage soit très précis afin que l'action de la plante soit optimale. Dans certains pays, en Allemagne, par exemple, on recommande volontiers l'utilisation de l'échinacée en traitement d'appoint pour les infections respiratoires ou urinaires ainsi que son utilisation locale, sur les plaies cutanées qui guérissent difficilement.
Mais, attention: il est fortement recommandé de ne pas utiliser cette plante lorsque l'on est atteint par exemple d'arthrite, de la sclérose en plaque, du sida, de la tuberculose ou lorsque l'on représente un cas de diabète. Lors de maladie auto-immunes ou après avoir reçu une greffe, en effet, les patients reçoivent des immunodépresseurs dont l'effet pourrait être contré par l'échinacée. De plus, un individu qui souffre d'asthme ou d'allergie, peut être allergique à l'échinacée. Quant aux effets indésirables, ils peuvent être les suivants: étourdissements, nausées, troubles digestifs (légers), ou encore réactions allergiques. Il existe de très différentes formes d'échinacée vendues sur le marché: capsules, ampoules, pastilles, sirop... Comme toutes les plantes, il est important de savoir s'en servir et de ne pas se tromper dans le dosage de l'échinacée.
Les infusions, en revanche, sont considérées par certains spécialistes comme étant inefficaces.
Evidemment, l'infusion n'a rien à voir avec une tisane, ni même la décoction ou la macération de plantes. Pour que la tisane soit efficace, il faut que la plante "bouille" plus de 5 minutes; plus c'est, mieux c'est. Quand vous éteignez votre énergie sous la casserole, mettez un couvercle et laissez refroidir en infusant. C'est seulement dans ce cas que l'infusion est utilisée. Puis, passez la plante et buvez votre tasse sucrée ou non.
Il est nécessaire de laisser les plantes 'décoction ou macération) dans le liquide aussi longtemps qu'il reste de l'eau. Vous devez boire plus de 4 tasses par jour pour que la tisane soit efficace. Vous pouvez boire de cette tisane aussi longtemps que vous le voulez mais bien sûr, rien ne vous empêche de procédé par cure de 21 à 25 jours et arrêts de cinq jours à une semaine.
Renseignez vous donc bien dans les pharmacies qui proposent la vente en phytothérapie car bien souvent le pharmacien ne peut vous donner ces conseils. Je ne suis pas sûre qu'en faculté on enseigne beaucoup les plantes et tisanes qui vont avec… quoique, j'ai appris que depuis 4 ou 5 ans existe une formation universitaire d'herboristerie… Je recommande à ces "gamins" apprentis d'aller souvent visiter la doyenne du village ou l'arrière-grand-mère de la famille.
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31.10.2009
Amaryllis
Pour une fois, je vais parler un peu de mes tentatives "jardinières"… L'an passé, j'ai succombé et j'ai acheté deux bulbes d'amaryllis; cette plante fait des fleurs magnifiques, grandes et colorées. Oui mais voilà, mon côté ménagère soucieuse de ses sous fait que je n'achetais jamais cette plante pour la bonne raison que je savais pas comment la faire refleurir.
Grâce à internet, j'ai trouvé des idées de récupération et je me suis dis, pourquoi pas…. donc, l'an passé, j'ai eu des fleurs grandioses et magnifiques… même que l'un des deux bulbes à eu 6 oui, 6 magnifiques fleurs sur chaque hampe… fort heureusement, comme la floraison se succède, j'ai pu couper les deux premières qui ont laissé suffisamment de place aux dernières pour qu'elles éclosent.
J'ai demandé autour de moi, aucune connaissance n'avait eu ce grand plaisir… Beaucoup de personnes ont ce que l'on appelle "la main verte". Personnellement, je réussis souvent de façon très éclatante l'élevage de plantes que beaucoup de relation bien meilleures n'ont jamais réussies. Pour d'autres, c'est le fiasco total… En fait, comme je suis très occupée, je n'ai guère le temps de m'appesantir sur mes plantes vertes… je leur donne de la lumière, de l'eau, de l'engrais, de jolies pots… bref, je fais mon travail, qu'elles fassent le leur…. parfois, je leur parle et leur fais remarquer qu'elles pourraient faire un effort…
et cela ne va pas plus loin… ce n'est pas mal quand même!
Suivant les préconisations de sites vendeurs de graines et autres, j'ai donc, l'an passé attendu que mes deux bulbes se dessèchent et après avoir coupé assez bas les feuilles, je les ai enveloppé dans du papier journal et placé dans un placard à l'ombre; opération censé leur faire croire que c'est l'hiver. Cependant, un des deux bulbes avait une excroissance, pas très importante, mais j'ai pensé que la plante se reproduisait ainsi, en faisant un bébé! J'avais donc trois bulbes à ranger précautionneusement.
Il y a trois jours, j'ai ouvert la boite à surprise. Et j'ai eu ma surprise, que dis-je ma déception. Les bulbes étaient en piteux état. Le premièr, celui qui avait accouché d'un plus petit était vraiment plus que raplaplat. L'oignon était pratiquement vide… quelques feuilles, racines mais le raplaplat total. Le petit nouveau né semblait un peu moins malade mais pas brillant; le second n'allait pas très fort. Ha, vraiment c'est embêtant d'être toujours malade, ha vraiment c'est embêtant de n'être pas bien portant… la chanson d'Evrard, le tourlourou me revient en tête pour me faire sourire et apaiser ma déception.
Mais, voire! Je m'empare de deux pots, je les remplis de bonne terre, je plante maman et fiston dans un et le second dans l'autre, j'arrose bien, je mets les soucoupes, je pose à proximité de la lumière. Cela fait trois jours… On dit qu'il faut arroser tous les jours un peu la première semaine. Je fais…. je vous dirais où cela en est!
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14.10.2009
Faciliter la digestion
L’extrait de radis noir, l’extrait de feuilles d’artichaut et l’acide déhydrocholique favorisent la sécrétion de la bile par le foie pour accélérer la digestion des graisses et des protéines, et prévenir la stagnation des aliments dans le système digestif et, ainsi, aider à soulager la sensation de ballonnement et de gonflement et à réduire les reflux acides. Le charbon végétal absorbe toxines et gaz. L’huile essentielle de menthe poivrée calme les spasmes intestinaux. L’extrait d’aubier de tilleul sauvage stimule les fonctions d’élimination. Ces ingrédients naturels agissent ainsi en synergie pour améliorer la digestion.
L’importance de la bile
Un foie en bonne santé fabrique en moyenne un litre par jour d’acides biliaires. La bile va librement dans l’intestin grêle émulsionner les graisses et les vitamines liposolubles et améliorer leur absorption.
Toute interférence avec l’écoulement naturel de la bile peut être à l’origine de toute une myriade de troubles digestifs. Un écoulement sain de la bile est essentiel pour la détoxification, une des missions clés du foie. Celui-ci est bombardé de façon incessante par des substances toxiques provenant de l’environnement, des aliments que nous mangeons, des boissons que nous buvons ou de l’air que nous respirons. La bile sert à transporter ces substances toxiques, à les conduire dans les intestins pour être ensuite éliminées de l’organisme. C’est aussi la voie la plus importante d’élimination du cholestérol. La bile favorise également le péristaltisme intestinal, prévenant ainsi la constipation.
Lorsque l’excrétion de la bile est inhibée, les toxines et le cholestérol restent plus longtemps dans le foie, entraînant des effets néfastes. Une des causes d’inhibition de son écoulement peut être une obstruction des voies biliaires par la présence de calculs. L’ingestion d’alcool, une hépatite virale, l’absorption de médicaments ou de substances chimiques peuvent également être mis en cause.
Une diminution du flux biliaire reste une cause courante de perturbations digestives, incluant une mauvaise absorption des graisses, des flatulences excessives, des ballonnements postprandiaux ou une constipation (ou une diarrhée).
Des ingrédients naturels, utilisés régulièrement, peuvent accélérer la sécrétion de la bile qui exerce une action protectrice sur le parenchyme du foie, stimuler l’élimination par les voies biliaires de substances néfastes et le mouvement péristaltique des intestins.
L’extrait de racine de radis noir : diurétique et cholérétique
En médecine traditionnelle, la racine de radis noir est utilisée depuis l’Antiquité pour traiter les flatulences, les problèmes de digestion, inhiber la formation de calculs biliaires et stimuler le fonctionnement biliaire. En Inde, où il est connu sous le nom de mooli, le radis noir est utilisé pour renforcer la santé du foie. Dans les régions où le radis noir est fréquemment inclus dans l’alimentation quotidienne, on observe une plus faible prévalence des maladies de la vésicule biliaire.
La racine du radis noir, très volumineuse et pouvant atteindre 50 cm de longueur, est riche en fibres, accompagnées d’acides aminés et de vitamines. Elle contient également des anthocyanines et des composés organiques soufrés, des glucosinolates, ou hétérosides soufrés, qui favorisent le drainage du foie et de la vésicule biliaire ainsi que l’élimination des toxines et des déchets. De nombreuses études pharmacologiques sont venues conforter les vertus attribuées par la tradition à la racine de radis noir.
Son activité diurétique a été démontrée chez le rat, de même qu’une action préventive modérée dans le cadre d’un traitement de longue durée (six semaines) sur l’augmentation du poids de calculs urinaires dans la vessie.
La plus importante activité de l’extrait de radis noir est de favoriser la production par le foie de bile pour digérer les graisses et les protéines, et diminuer la tension des voies biliaires principales. Il provoque également une contraction modérée de la vésicule, provoquant ainsi l’élimination des déchets. Son effet cholérétique a été évalué sur des rats hyperlipidémiques.
Il améliore également le mouvement péristaltique et est par suite bénéfique en cas de constipation. Il aide à hydrater et à lubrifier les intestins, encourageant ainsi ses mouvements. L’effet de l’extrait de racine de radis noir sur le péristaltisme a été mis en évidence sur l’ileum et le côlon de cobayes.
L’extrait de racine de radis noir a également une action hypoglycémiante et améliore le métabolisme lipidique chez le rat normal et diabétique.
L’extrait de racine de radis noir stimule le système de détoxification de l’organisme. Au cours de la phase II de la détoxification, le foie convertit les substances toxiques en composants moins toxiques, solubles dans l’eau, plus faciles à excréter de l’organisme. Lorsque l’activité des enzymes de la phase II est insuffisante, les toxines peuvent s’accumuler. Dans un modèle de détoxification hépatique, l’exposition à un extrait de racine de radis noir a augmenté l’activité de la glutathione S-transférase, de la quinone réductase et de la thiorédoxine réductase, trois enzymes impliquées dans la détoxification hépatique.
L’extrait de racine de radis noir a également une activité antioxydante. Chez le rat hyperlipidémique, il protège la muqueuse du côlon lorsque les animaux sont soumis à un régime riche en matières grasses, entraînant une inflammation de cette muqueuse intestinale.
Un essai clinique sur 40 patients ayant des signes de problèmes hépatiques montre de bons résultats après l’administration pendant environ un mois d’une teinture mère de radis noir. La lenteur digestive, la pesanteur postprandiale, les ballonnements épigastriques ont été améliorés.
L’extrait de feuilles d’artichaut : un puissant cholérétique
L’artichaut est une plante cultivée parmi les plus anciennes, d’abord en Éthiopie puis dans le sud de l’Europe, après être passé par l’Égypte. Les habitants de la Grèce et de la Rome antiques le considéraient déjà comme une aide efficace pour la digestion. Dans la médecine traditionnelle européenne, les feuilles d’artichaut étaient utilisées comme diurétique pour stimuler le fonctionnement des reins et comme cholérétique pour activer l’écoulement de la bile de la vésicule biliaire et du foie. Au cours de la première moitié du xxe siècle, les travaux de chercheurs français ont confirmé que l’artichaut semblait bien stimuler la vésicule biliaire et les reins. La commission allemande E a autorisé l’usage des feuilles d’artichaut dans le cas de problèmes de dyspepsie, un autre terme pour l’indigestion.
Les feuilles d’artichaut contiennent notamment des flavonoïdes, des acides cafféoylquiniques et de l’acide chlorogénique. Des études cliniques ont montré que les extraits de feuilles d’artichaut ont un effet bénéfique sur la sécrétion biliaire. Ils ont également des propriétés antioxydantes, protectrices du foie et peuvent abaisser les niveaux de lipides dans le sang.
Des études animales expérimentales et des essais sur l’homme indiquent que l’extrait de feuilles d’artichaut augmente le flux biliaire de 90 à 150 %.
Dans une étude, l’administration d’une dose unique d’extrait de feuilles d’artichaut de 1,92 g a produit une augmentation des sécrétions de bile de 127 % 30 minutes après son absorption, de 151 % après une heure et de 94 % après une heure et demie. Les chercheurs ont conclu que l’extrait d’artichaut peut être employé pour le traitement de désordres digestifs caractérisés par une faible assimilation des graisses en raison d’une sécrétion de bile insuffisante.
Des études de surveillance ont été conduites sur des patients présentant une dyspepsie et/ou des maladies du cholédoque (tube conduisant la bile) ou du foie. Portant sur 417 à 557 patients, le traitement a duré 4 à 6 semaines. Les symptômes digestifs, tels que douleur abdominale, flatulence, nausée, perte d’appétit, constipation et intolérance aux graisses, ont été diminués.
La prise d’extrait d’artichaut peut diminuer le cholestérol jusqu’à 40 % et les triglycérides d’environ 20 %. La sécrétion accrue d’acides biliaires ainsi induite stimule la motilité intestinale et la digestion des graisses, d’où leurs effets bénéfiques dans les dyspepsies non ulcéreuses et les « irritations » intestinales. L’extrait d’artichaut est contre-indiqué en cas d’obstruction biliaire.
Le charbon végétal, un puissant absorbant
Le charbon végétal est obtenu par carbonisation de bois préalablement sélectionnés. Il contient un réseau de pores qui font de lui un des plus puissants absorbants d’origine naturelle. Le charbon végétal reste dans le tube digestif où il est parfaitement toléré. Il a la capacité d’absorber différentes substances, notamment des bactéries, les toxines et les gaz. Prendre du charbon végétal empêche la décomposition d’aliments – comme les haricots –, de provoquer des flatulences ou une diarrhée.
Le charbon végétal activé est utilisé pour traiter différents troubles intestinaux. Il est notamment bénéfique dans le traitement des troubles fonctionnels du système digestif (ballonnement, douleurs abdominales, troubles du transit) et supprime efficacement l’aérophagie, les éructations et les gaz intestinaux. Le charbon actif absorbe les toxines. Il calme un système digestif stressé, permettant que les enzymes digestives soient produites et libérées. C’est aussi un excellent déodorant intestinal.
L’acide déhydrocholique : des effets cholérétiques et hépatoprotecteurs
Les acides biliaires et leurs conjugués sont des composants essentiels de la bile. Ils augmentent sa production et sont pour cela appelés cholérétiques. La supplémentation orale en acides biliaires est un traitement efficace dans les cas de défaut de synthèse d’acides biliaires. L’acide déhydrocholique est dérivé de l’acide cholique. C’est un cholagogue qui produit un effet immédiat en agissant directement sur les cellules du foie.
L’acide déhydrocholique provoque la sécrétion d’une bile de faible densité relative. Il est pour cela qualifié d’acide hypocholérétique puisqu’il facilite l’écoulement de la bile en la diluant. L’administration d’acide déhydrocholique par voie orale peut dissoudre les calculs biliaires et supprimer ou améliorer les coliques biliaires postprandiales. Une étude sur des rats albinos a confirmé l’effet cholérétique et hépatoprotecteur de l’acide hydrocholique7.
L’extrait d’aubier de tilleul sauvage facilite les fonctions d’élimination
L’aubier désigne la partie du bois tendre située sous l’écorce de l’arbre. C’est la zone où circule la sève, la plus riche en principes actifs. Il est « récolté » au printemps, au moment où la sève monte sur les arbres vivants à l’état naturel. L’aubier de tilleul sauvage a une composition complexe, constituée par des substances minérales, des lipides, des sucres, des acides (acide caféique et dérivés, libres et estérifiés), des tanins, de l’acide ascorbique… Il renferme deux coumarines, dont le fraxoside, et des flavonoïdes qui lui confèrent des propriétés dépuratives.
L’aubier de tilleul sauvage est traditionnellement utilisé pour faciliter les fonctions d’élimination rénales et digestives, en cas d’états nauséeux, de migraines hépatiques, de ballonnements épigastriques, de digestion lente, de flatulence.
Cholérétique et cholagogue, l’aubier de tilleul sauvage stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire, favorise l’élimination de la bile et assure une bonne digestion.
C’est un antispasmodique hépatobiliaire : il a la capacité de lever le spasme du sphincter d’Oddi. Il est actif sur la migraine d’origine hépatique.
L’huile essentielle de menthe poivrée
On retrouve des traces de l’usage de la menthe poivrée comme plante médicinale jusque dans la Grèce antique. Ses feuilles étaient traditionnellement employées par voie interne comme aide à la digestion et pour traiter les maladies de la vessie. La commission E allemande lui reconnaît des effets thérapeutiques, notamment celui de soulager les spasmes gastro-intestinaux et biliaires, les troubles digestifs mineurs ou les symptômes du côlon irritable.
Les constituants actifs de l’huile essentielle de menthe poivrée incluent le menthol, la menthone, le cinéol et différentes autres huiles volatiles.
La menthe jouit en effet d’une solide réputation, en particulier pour soulager les douleurs gastro-intestinales. L’activité spasmolytique de l’huile essentielle de menthe poivrée a suscité l’intérêt des chercheurs. Les recherches montrent que in vitro l’huile essentielle de menthe poivrée détend efficacement les muscles du système gastro-intestinal, probablement par un effet antagoniste sur les canaux calciques de l’intestin.
L’huile essentielle des feuilles de menthe poivrée a un grand pouvoir calmant sur les spasmes intestinaux. Elle est utilisée dans le traitement du côlon irritable. Bien que les résultats des études cliniques soient parfois contradictoires, l’huile essentielle de menthe poivrée semble avoir une légère efficacité et tendre à réduire les symptômes du côlon irritable. Une méta-analyse incluant 175 patients dans cinq essais a trouvé des effets bénéfiques statistiquement significatifs à l’emploi de l’huile essentielle de menthe poivrée par rapport à un placebo.
L’huile essentielle de menthe poivrée est également active sur les crampes et les nausées. Son action antiseptique limite les fermentations intestinales et atténue les ballonnements.
Nutranews
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09.10.2009
VIOLETTE
Fragrance aphrodisiaque
"La violette double, double la violette doublera!"
Les Grecs en faisaient des couronnes destinées à combattre l'ivresse. Il existe plus de 400 variétés différentes de Viola odorata son nom latin, schématiquement divisées en violette simple et violette double, généralement cette dernière qualité est cultivée. On la trouve à Toulouse depuis plus de 150 ans. Mais comment la Ville Rose en est-elle arrivé là? Tout simplement, à la suite d'une visite d'Eugénie de Montijo, impératrice de France qui vint en notre bonne ville magnifiquement vêtue d'une robe à crinoline blanche ornée de bouquets de violettes: l'Impératrice est magnifiquement belle.
Tellement splendide que les Toulousains sont véritablement bluffés: ils décident, en l'honneur de leur importante visiteuse, de se consacrer à la culture de la violette. Les maraîchers du Nord de Toulouse où la terre est bien grasse, bien fertile, s'y attèlent. En ces premiers temps, la violette est cultivée en pleine terre, jusque vers les années soixante-dix: un travail plus qu'harassant. Je les ai vu ces courageux travailleurs, dans les années 1965 alors que nous étions des adolescents en meute pétaradante sur nos mobylettes noires, fendant la bise sur les routes départementales à la recherche des balloches du dimanche; nous traversions ces routes tranquilles et écrasées de chaleur sous le blanc soleil occitan et pendant que, sourire aux lèvres, nous allions à la recherche des fêtes communales, les maraîchères sous leurs chapeaux immenses coincés par un ruban noir pour que le vent d'autan ne les emportent pas, pliées en deux vers cette terre noire et souvent ingrate, confectionnaient les petits bouquets ronds et odorants qu'elles vendront sur le marché de la place Jeanne d'Arc ou du Capitole, bien enserrés d'un fil rouge.
Dans la violette, on utilise toutes les parties, de la racine à la fleur. Gérard Garrigues, le chef du Pastel, restaurant 1 étoile toulousain vous donnera, les yeux pleins de la nostalgie de son enfance, une recette de salade de feuilles de violettes. Les feuilles sont grasses, comme le pourpier, avec un goût douceâtre. Elles contiennent, entre autres, des mucilages qui calment les irritations et inflammations digestives; après notre bon cassoulet toulousain bien riche et bien gras, il convient de déguster une salade de mâche et de feuilles de violettes qui va accélérer la digestion du chef d'œuvre culinaire local!
Le sirop de violette est très tonique, pour les enfants notamment qui adorent sa couleur.
SIROP DE VIOLETTE
Faites infuser dans 1 litre d'eau bouillante 250 g de fleurs fraîches. Laisser macérer dix heures environ. Exprimez le jus en le serrant dans un torchon propre et faites-le bouillir à feu doux après avoir ajouté son poids en sucre jusqu'à abstention d'une consistance sirupeuse. Buvez jusqu'à 5 cuillerées à soupe de sirop par jour, entre les repas dans un peu d'eau fraîche. Non seulement il est tonique mais il peut vous aider en cas de toux rebelles.
Oui, mais est-elle aphrodisiaque cette plante? la violette contient beaucoup de vitamine C. Comme toutes les fleurs à la fragrance envoûtante, (rose, lavande, jasmin, ylang-ylang) on est tenté de la considérer comme aphrodisiaque tant son odeur caractéristique est appréciée de tous. Vulcain, le dieu forgeron, est tellement laid qu'il ne trouve pas chaussure à son pied. Pourtant, un jour il se présente devant Vénus tout parfumé de violette et parvient à lui arracher un baiser! Il existe des quantités de produits incroyables réalisés avec des violettes: liqueur, confiture, gelée, fleurs cristallisées au sucre et même des produits cosmétiques qui sont surtout adoucissants.
La violette est anti-inflammatoire et calmante. Ce qui revient à dire que plus vous en avalez, plus vous vous calmez. Donc pour notre approche aphrodisiaque il est nécessaire d'en consommer un peu mais pas trop; sous forme de liqueur de violette? Danger, le sucre est anaphrodisiaque,. Ou en vous parfumant d'essence de violette? C'est mieux.
Tous les produits dérivés de cette fleurette, vous les trouverez surtout à Toulouse, super spécialiste in Viola odorata. Ou? En face de la gare Matabiau, sur le canal du Midi se trouve une péniche aux couleurs violettes et vertes, ce vert particulier qui est la couleur profonde de ses feuilles. Vous trouverez sans peine sur le Net le site des parfums Berdoues, grand ordonnateur de la fragance toulousaine et le site de vente des produits dérivés de la violette: fleurs cristallisées, shampooing, sirops, parfum, crèmes entremets, cosmétiques divers.
10:36 Publié dans Cuisiner la santé, FAITES-LE VOUS-MEME!, Plantes, PLANTES DE LA BEAUTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.10.2009
Gui? l'histoire des anciens…
Remontons d’abord jusqu’à nos ancêtres les gaulois : C’est la sixième nuit du solstice d’hiver, la première de l’année celtique, la " nuit mère ". Un druide vêtu de blanc s’enfonce dans la forêt pour y cueillir le gui sacré du chêne avec une serpe d’or. Il le reçoit dans un drap de lin d’une blancheur immaculée (car il ne doit pas toucher le sol afin de conserver ses pouvoirs) tout en prophétisant " O Ghel an Heu " - traduisez " Que le blé germe ". Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen âge en " Au gui l’an neuf ". Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Autre lieu, autre légende, en Scandinavie cette fois. Le démon Loki, par jalousie, tua le dieu soleil Baldut (ou Balder) lui décochant une flèche empoisonnée avec du gui. Preyla, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldut, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Evidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon. Notons au passage que Wagner aurait trouvé là une source d’inspiration pour sa célèbre " tétralogie ". On peut préférer cette version, galloise : Les trois filles du roi Gwydyr, étant promises à trois chevaliers en partance pour la guerre, se retrouvèrent sous un vieux chêne pour échanger des gages d’amour. Les plumes de paon offertes par les jeunes filles n’y suffisant pas, elles accordèrent un baiser à leurs fiancés.
Revenons au réel. Le gui " porte bonheur " que l’on vend chaque fin d’année au cœur des cités a effectivement des vertus médicinales. En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la digestion. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche. La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu. Plus récemment, utilisée à faible dose, elle s’avère bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiaques. En revanche, utilisée à forte dose, elle peut causer des convulsions, ralentir dangereusement le rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et même provoquer un avortement. Cette substance ambivalente fait actuellement l’objet de recherches scientifiques. Récemment, certaines d’entre elles tendraient à prouver que le gui agirait sur le système immunitaire et parviendrait à inhiber les tumeurs cancéreuses.
Ces deux sites vous permettront de compléter les informations ci-dessus : Agora Québec- Wikipedia-
10:53 Publié dans Plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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