16.07.2008

Les Droseras

Drosera rotundifolia  

Ces plantes furent utilisées par les alchimistes, les sorcières et les "jeteurs de sorts" en prenant partie de leurs rituels magiques. Ces plantes furent prescrites contre les maladies pulmonaires (bronchites, asthme), enrouement puis l'action béchique de la teinture de Drosera fut utilisée contre les quintes de toux rebelles de la coqueluche. Dans nos campagnes, le jus de Rossolis fut aussi employé contre les verrues par contact et comme aphrodisiaque.

Les Drosera sont des plantes médicinales employées couramment de nos jours dans l’élaboration de certains médicaments homéopathiques. Hélas, elles sont menacées de disparition, elles sont maintenant très largement protégées en France: arrachage, transport, commerce. Les laboratoires pharmaceutiques les ont remplacées par d'autres espèces de Drosera provenant de Madagascar (Drosera ramentacea, pauvre en principe quinonique et parfois commercialisé), d'Asie orientale (Drosera peltata, plus riche en naphtoquinone que les espèces officinales et envahissant le marché) et d'Europe centrale. Dans la nature, la plante entière est récoltée au moment de la floraison. Le Droséra phytothérapeutique est commercialisé sous forme d'extraits ou de teinture et entre dans la composition de nombreux sirops. La drogue est issue de la partie aérienne de la plante fraîche ou séchée. Les feuilles fraîches en infusion avaient des effets analogues et un effet rubéfiant. Le principe brut est amer et discrètement salé, et vire au noir rapidement lors de sa conservation. Il contient du tanin en faible quantité, des anthocyanoside (coloration rouge des poils), des flavonoïdes et le principe actif, la plumbagone (naphtoquinone).

Propriétés: (surtout antispasmodique par les naphtoquinones):

Antispasmodique bronchique: levée du bronchospasme par action sur la musculature lisse (agoniste cholinergique? Effet sur l'asthme?)

Antitussif:

Antibactérien, antifongique: action antibiotique  en faible concentration, active in vitro sur les cocci gram+ (staphilocoques, Streptocoques, Pneumocoques), quelques gram- (Salmonelle), quelques champignons. Devant la recrudescence des résistances bactériennes, l'action antibactérienne est à relativiser.

Antitumoral: à forte dose la plombagone est cytotoxique avec une possible action sur la leucémie lymphocytaire (prolifération cancéreuse de certains globules blancs). Résultats probablement issus in vitro et sur l'animal.

Diurétique: augmentation de la fabrication d'urine.

Antipyrétique: fébrifuge.

Les prescriptions suivantes étaient autrefois indiquées mais il convient d'être extrêmement prudent et ne pas utiliser ces formules sans accord médical;

Coqueluche: teinture de drosera. Faire macérer pendant 10 jours, 50 g de plante fraîche écrasée dans 0,25 l d'alcool à 60°. Prendre 10 gouttes, 3 fois pas 24 h, dans une tisane.

Bronchite, toux: infusion de drosera. Faire infuser une dizaine de minutes 10 g de plante pour 1 l d'eau bouillante. Boire 2 tasses par jour.

Coqueluche chez les enfants: 5 gouttes par année d'age et par jour dans un sirop, par prises fractionnées toutes les 2 heures.

Enrouement: teinture de drosera en usage interne. 10 gouttes, 3 fois par jour.

Verrue: suc frais de drosera à appliquer localement.

Préparation et posologie (Formulaire Astier 1942):

Adultes: teinture: 1 à 5g.

Enfants: teinture: 10 Gouttes par année. Pour produire quelques effets, ces doses classiques doivent être décuplées.

Gouttes:

Teinture de belladone 4g

Teinture de droséra de grindelia 3g

10 Gouttes, 2 à 3 fois par jour, selon l'âge, dans une infusion.

Potion pour enfant de plus de 5 ans:

Teinture de grindelia et drosera 1g

Sirop de codeine 10g

Sirop de Tolu 20g

Eau de tilleul Q.S.p.60

A prendre par cuillérées à dessert dans les 24 heures.

NE PAS UTILISER CES FORMULES SANS AVOIR PRIS CONSEILS AUPRES DE SON MEDECIN. Usage uniquement de dilutions homéopathiques: Dilution d'une substance active obéissant aux règles homéopathiques. La solution obtenue après plusieurs dilutions successives ne contient qu'une quantité infime de la substance active initialement présente. Les propriétés d'un remède homéopathique sont étroitement liées à leur dynamisation (agitation de la solution entre chaque dilution). Les unités qui expriment les dilutions homéopathiques sont : DH, CH et K (korsakovienne).

"L'alcoolature de droséra est employé contre la coqueluche, à la dose de 5 à 20 gouttes ; son action est douteuse"

Larousse médical illustré, Dr Galtier-Boissière, 1912.

"Contres les maladies pulmonaires on a prescrit le droséra ; maintenant la vogue est passée, toutefois on prétend qu'il donne de très bon résultats contre la coqueluche"

Mon Docteur, Encyclopédie Moderne de Médecine et d'Hygiène, Méthode Scientifiques et Pratiques, 1930.

NE PAS UTILISER CES FORMULES SANS AVOIR PRIS CONSEILS AUPRES DE SON MEDECIN

14.07.2008

Encore un aromate salvateur

Thym

Noms scientifiques: Thymus vulgaris, Thymus serpyllum, Thymus citriodorus.

Son apport en antioxydants en fait un assaisonnement santé.

Les fines herbes ne sont habituellement pas consommées en grande quantité. Utilisées comme assaisonnements, elles ne peuvent alors pas procurer tous les bienfaits santé qui leur sont attribués. L’ajout de fines herbes de façon régulière et significative aux aliments permet de contribuer, ne serait-ce que de façon minime, à l’apport en antioxydants de l’alimentation. Par contre, la consommation de fines herbes à elle seule ne peut répondre aux besoins en antioxydants du corps.

La majorité des études sur les fines herbes ont été réalisées chez l’animal à partir d’extraits de la plante. L’extrait est utilisé afin d’être en mesure d’isoler et de concentrer les principes actifs, ainsi que pour comprendre les mécanismes d’action. Chez l’humain, il est difficile d’évaluer les effets santé de la consommation de fines herbes puisque les quantités consommées sont généralement faibles.

Maladies cardiovasculaires. Des chercheurs ont remarqué qu’un extrait de thym, contenant un principe actif nommé thymol, empêchait l’agrégation des plaquettes in vitro. Cet effet a également été observé in vivo chez des souris à qui des chercheurs ont administré des extraits de thym. Rappelons que l’agrégation des plaquettes est une réaction importante pour arrêter le saignement, mais qu’une agrégation excessive peut causer des thromboses et de l’artériosclérose. Dans une autre étude in vitro, il a été démontré que des extraits de thym pouvaient augmenter la production d’oxyde nitrique, un composé jouant un rôle majeur dans la relaxation des vaisseaux sanguins. Il est connu que le maintien d’une dilatation adéquate des vaisseaux sanguins peut diminuer l’incidence de maladies cardiovasculaires. Les mécanismes responsables de cet effet ne sont pas totalement élucidés; certains composés phénoliques du thym (dont le thymol) ainsi que l’activité antioxydante totale de cette herbe, pourraient y jouer un rôle. De futures études devront être effectuées afin de vérifier si l’effet vasodilatateur observé in vitro serait le même chez l’humain.

Fer. Le thym déshydraté est une excellente source de fer pour l’homme et une bonne source de fer pour la femme, tandis que le thym frais est seulement une source pour l’homme. Le fer est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. Il est important de noter que le fer contenu dans les végétaux est moins bien absorbé par l’organisme que celui contenu dans les aliments d’origine animale. Toutefois, l’absorption du fer des végétaux est favorisée si on le consomme avec certains nutriments, comme la vitamine C.

Vitamine K. Le thym déshydraté est une excellente source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire pour la fabrication de protéines qui jouent un rôle dans la coagulation du sang (autant dans la stimulation que l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle participe aussi à la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

Calcium. Le thym déshydraté est une source de calcium. Le calcium est de loin le minéral le plus abondant dans le corps. Il est majoritairement entreposé dans les os, dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation de ces derniers, ainsi qu’à celle des dents, et au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles (dont le coeur).

Manganèse. Le thym déshydraté est une source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Vitamine C. Le thym frais est une source de vitamine C pour la femme, mais pas pour l’homme. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Précautions

Le thym contient des quantités non négligeables de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Les fines herbes, dont le thym, contiennent de la vitamine K et doivent donc être utilisées comme assaisonnement seulement. Il est conseillé aux personnes sous anti-coagulothérapie de consulter une diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.

01.07.2008

Plante de la cuisine

Thym

Noms scientifiques: Thymus vulgaris, Thymus serpyllum, Thymus citriodorus.

Son apport en antioxydants en fait un assaisonnement santé.

Les fines herbes ne sont habituellement pas consommées en grande quantité. Utilisées comme assaisonnements, elles ne peuvent alors pas procurer tous les bienfaits santé qui leur sont attribués. L’ajout de fines herbes de façon régulière et significative aux aliments permet de contribuer, ne serait-ce que de façon minime, à l’apport en antioxydants de l’alimentation. Par contre, la consommation de fines herbes à elle seule ne peut répondre aux besoins en antioxydants du corps.

La majorité des études sur les fines herbes ont été réalisées chez l’animal à partir d’extraits de la plante. L’extrait est utilisé afin d’être en mesure d’isoler et de concentrer les principes actifs, ainsi que pour comprendre les mécanismes d’action. Chez l’humain, il est difficile d’évaluer les effets santé de la consommation de fines herbes puisque les quantités consommées sont généralement faibles.

Maladies cardiovasculaires. Des chercheurs ont remarqué qu’un extrait de thym, contenant un principe actif nommé thymol, empêchait l’agrégation des plaquettes in vitro. Cet effet a également été observé in vivo chez des souris à qui des chercheurs ont administré des extraits de thym. Rappelons que l’agrégation des plaquettes est une réaction importante pour arrêter le saignement, mais qu’une agrégation excessive peut causer des thromboses et de l’artériosclérose. Dans une autre étude in vitro, il a été démontré que des extraits de thym pouvaient augmenter la production d’oxyde nitrique, un composé jouant un rôle majeur dans la relaxation des vaisseaux sanguins. Il est connu que le maintien d’une dilatation adéquate des vaisseaux sanguins peut diminuer l’incidence de maladies cardiovasculaires. Les mécanismes responsables de cet effet ne sont pas totalement élucidés; certains composés phénoliques du thym (dont le thymol) ainsi que l’activité antioxydante totale de cette herbe, pourraient y jouer un rôle. De futures études devront être effectuées afin de vérifier si l’effet vasodilatateur observé in vitro serait le même chez l’humain.

Fer. Le thym déshydraté est une excellente source de fer pour l’homme et une bonne source de fer pour la femme, tandis que le thym frais est seulement une source pour l’homme. Le fer est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. Il est important de noter que le fer contenu dans les végétaux est moins bien absorbé par l’organisme que celui contenu dans les aliments d’origine animale. Toutefois, l’absorption du fer des végétaux est favorisée si on le consomme avec certains nutriments, comme la vitamine C.

Vitamine K. Le thym déshydraté est une excellente source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire pour la fabrication de protéines qui jouent un rôle dans la coagulation du sang (autant dans la stimulation que l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle participe aussi à la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

Calcium. Le thym déshydraté est une source de calcium. Le calcium est de loin le minéral le plus abondant dans le corps. Il est majoritairement entreposé dans les os, dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation de ces derniers, ainsi qu’à celle des dents, et au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles (dont le coeur).

 Manganèse. Le thym déshydraté est une source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Vitamine C. Le thym frais est une source de vitamine C pour la femme, mais pas pour l’homme. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Précautions

Le thym contient des quantités non négligeables de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Les fines herbes, dont le thym, contiennent de la vitamine K et doivent donc être utilisées comme assaisonnement seulement. Il est conseillé aux personnes sous anti-coagulothérapie de consulter une diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.

Personnellement, c'est ma tisane désinfectante: un rhume, je tousse? vite, une tisane de thym bien noire et sans sucre. Mais, pour donner du goût, je rajoute dans ma tisane un tuyau de cannelle qui, en plus, me donne du tonus.

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26.06.2008

La lavande dans tous ses états

ASPIC: DE LAVANDE - désencombre les sinus et voies respiratoires. Aide remarquable contre les brûlures sévères; directement sur la blessure – c'est la seule H.E. à utiliser ainsi direct sur la peau avec H.E. Lavande.   

LAVANDE VRAIE: Calmante, sédative, antispasmodique pour enfants et personnes âgées, antiseptique, cicatrisante pour les peaux acnéiques, dermatoses, brûlures, crampes. C'est un puissant désinfectant de la sphère broncho-pulmonaire et des voies urinaires; en usage externe, sur la peau, elle est bactéricide et favorise la cicatrisation.     

RHUMES ET GRIPPES

En inhalation: (H.E. de lavande vraie) ; 5 gouttes dans un bol d'eau bouillante, à inhaler deux fois par jour

En sauna facial: pour purifier le teint et nettoyer la peau: 5 gouttes (H.E. de lavande vraie)  dans un bol d'eau bouillante

En friction: rhumes et grippes

Diluer maximum 30 gouttes (H.E. aspic) dans 50 ml d'huile d'olives; se frictionner, surtout le soir au coucher

MEME UTILISATION de cette huile pour ses propriétés antiseptiques: sur les piqûres d'insectes, eczémas, brûlures superficielles

SELS DE SENTEURS: même fabrication que les sels de bains mais en versant la moitié du flacon et sans rajouter l'huile. Versez dans une boite à couvercle et ouvre la boîte le soir, refermez là le matin; il faut respirer les vapeurs la nuit: rééquilibrant nerveux, désinfectant broncho-pulmonaire.

q       Vous pouvez aspirer la valeur de deux grosses cuillerées à soupe pour désodoriser votre aspirateur; renouvelle de temps en temps cette aspiration parfumée; aspic ou lavande vraie

q       Quelques gouttes sur les ampoules électriques FROIDES pour parfumer l'atmosphère dès l'allumage des ampoules; aspic ou lavande vraie

q       Quelques gouttes dans l'eau de rinçage pour parfumer votre linge; sur les sachets senteurs pour les réactiver; aspic ou lavande vraie

En sauna facial: pour purifier le teint et nettoyer la peau: 5 gouttes (H.E. de lavande vraie)  dans un bol d'eau bouillante

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23.06.2008

Curcuma

Nom commun: curcuma. Noms botaniques : Curcuma longa.

On utilise également d'autres espèces de curcuma, telles que C. domestica, C. aromatica, C. xanthorrhiza, etc., famille des zingibéracées. Turmeric et Jianghuang. En sanscrit, le curcuma se nomme haridra. C'est un des principaux ingrédients du curry, mélange d'épices omniprésent dans la cuisine indienne. En Asie, on a depuis longtemps découvert qu’ajouté aux aliments, le rhizome réduit en poudre permettait d'en conserver la fraîcheur, la saveur et la valeur nutritive. Ainsi, bien avant l'époque des conservateurs synthétiques, le curcuma jouait un rôle primordial comme additif alimentaire. Son nom chinois, Jianghuang, signifie « gingembre jaune », une allusion au fait qu'il est de la même famille botanique que le gingembre et à la remarquable couleur de son rhizome qu'on a utilisé comme colorant et teinture.

En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l'Inde), de même que dans les médecines traditionnelles de la Chine, du Japon, de la Thaïlande et de l'Indonésie, le curcuma est considéré comme un tonique du système digestif et un remède contre les troubles de la digestion. En fait, ces propriétés sont pour ainsi dire universellement reconnues, si bien que le rhizome est commercialisé dans le monde entier.

Au cours des dernières décennies, on a isolé dans les rhizomes du curcuma des substances auxquelles on a donné le nom de curcuminoïdes (la curcumine constitue environ 90 % de ces composés). Il s'agit d'antioxydants très puissants, ce qui pourrait expliquer un certain nombre des indications médicinales traditionnelles de cette plante, notamment pour le traitement de divers troubles inflammatoires: soulagement des douleurs arthritiques, rhumatismales ou menstruelles, traitement de diverses inflammations cutanées ou ophtalmologiques, etc.

Prévenir ou combattre le cancer, traiter les ulcères gastriques, réduire l’inflammation.

Traiter les troubles digestifs.

Traiter les ulcères gastriques, soulager l'arthrite rhumatoïde, les troubles menstruels.

Usage externe - Traiter les maladies de la peau.

Troubles digestifs

Rhizome séché en poudre. Prendre de 1,5 g à 3 g par jour, ce qui correspond à environ 60 mg à 200 mg de curcuminoïdes. (Cette quantité équivaut à peu près à ce qu'un Indien moyen consomme dans une journée par le biais de l'incontournable curry, soit de 2 g à 2,5 g.)

Infusion. Infuser de 1 g à 1,5 g de poudre de rhizome dans 150 ml d'eau bouillante durant 10 à 15 minutes. Boire deux tasses par jour.

Extrait fluide (1:1). Prendre de 1,5 ml à 3 ml par jour.

Teinture (1:5). Prendre 10 ml par jour.

Inflammation

Extrait normalisé en curcuminoïdes. Prendre l'équivalent de 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, trois fois par jour. Pour arriver à ces dosages, qui dépassent de beaucoup ceux que peut fournir une consommation normale de curcuma, on a généralement recours à des extraits normalisés à 95 % de curcuminoïdes.

La Commission Européenne et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'efficacité des rhizomes du curcuma pour traiter la dyspepsie, c’est-à dire des troubles digestifs comme les maux d’estomac, les nausées, la perte d'appétit ou les sensations de surcharge.

Au cours d'un essai à double insu sur 116 sujets souffrant de dyspepsie, le curcuma a été nettement plus efficace qu’un placebo pour soulager les symptômes des participants. La tradition européenne veut que la dyspepsie soit souvent causée par un dysfonctionnement biliaire. Le curcuma pourrait également agir sur ce plan, selon les résultats d’un essai clinique avec placebo mené auprès de 76 sujets souffrant de coliques biliaires traités avec une préparation de chélidoine et de curcuma.

Ulcères gastroduodénaux. Des études in vitro et sur des animaux indiquent que le curcuma aurait des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique, ce qui tend à confirmer cet usage traditionnel. Au cours d’une étude sans placebo, des chercheurs ont observé une régression complète des ulcères d’estomac chez 75 % des 25 sujets après la consommation de 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines (voir la section Précautions). Cependant, les résultats d’autres essais (178 sujets en tout) ont été non concluants.

Inflammation. Plusieurs essais préliminaires ont tenté d’évaluer l’efficacité du curcuma (seul ou en combinaison avec d’autres substances) pour soulager l’inflammation, avec des résultats souvent prometteurs. Par exemple, au cours d’un essai comparatif croisé publié en 1980 et portant sur 18 sujets souffrant d’arthrite rhumatoïde, la prise de 1 200 mg de curcumine par jour durant deux semaines a réduit les symptômes des participants (par exemple les raideurs matinales), mais la phénylbutazone (300 mg par jour), un anti-inflammatoire de synthèse, a été plus efficace21. En 1986, au cours d’un essai clinique sur 45 sujets, la curcumine (1 200 mg par jour) a été aussi efficace que la phénylbutazone pour soulager les douleurs postopératoires.

Par ailleurs, des chercheurs indiens se sont intéressés aux effets thérapeutiques de la curcumine sur l’inflammation oculaire. Bien que positifs, les résultats de ces études doivent être interprétés avec prudence, à cause d’un haut taux d’abandon (40 %) et de l’absence d’un groupe témoin.

Cancer. Les données d'études épidémiologiques indiquent que la prévalence du cancer du côlon est nettement moins élevée dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma. Des dizaines d’études in vitro et sur des animaux démontrent que la curcumine possède une activité anticancéreuse (côlon, estomac, bouche, peau, sein, prostate, leucémie), bien qu'on n'en connaisse pas encore tous les mécanismes. En inhibant la production de cytokines (molécules à l’origine du processus inflammatoire), la curcumine pourrait possiblement freiner la croissance des tumeurs cancéreuses.

Un essai préliminaire (16 sujets) laisse penser que la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse de production des mutagènes (risque de cancer) chez les fumeurs. Diverses autres études préliminaires (observations cliniques, essais de petite envergure) soutiennent l’hypothèse d’un effet protecteur, voire curatif, du curcuma contre le cancer, notamment le cancer colorectal (à raison de 3,6 g de curcumine par jour).

Le curcuma pourrait également se révéler utile dans le traitement des lésions cutanées cancéreuses et des brûlures causées par la radiothérapie. Un essai a été mené sur 25 sujets souffrant de diverses lésions précancéreuses et cancéreuses. Les résultats sont prometteurs au chapitre du potentiel anticancéreux de la curcumine, mais difficiles à interpréter vus le petit nombre de sujets et l’absence d’un groupe témoin.

Maladie d’Alzheimer. Des observations in vitro et in vivo indiquent que certains composés du curcuma, dont la curcumine, pourraient contrer la maladie d’Alzheimer. Des études cliniques sont présentement en cours.

Attention: Certains auteurs mettent en garde contre l'usage de curcuma en cas d'ulcère gastrique. En effet, un essai mené sur des rats a démontré que les curcuminoïdes pouvaient avoir, à hautes doses, un effet irritant sur l'estomac. Pourtant, selon certaines médecines traditionnelles, le curcuma pourrait avoir, au contraire, un effet protecteur. Les résultats des recherches cliniques menées à ce chapitre se contredisent.

Grossesse. Bien qu'on ne signale aucun cas d'effet indésirable lié à la consommation de curcuma ou de curcuminoïdes durant la grossesse, certains auteurs estiment qu’en raison de son emploi traditionnel pour traiter l'aménorrhée (absence de menstruations), les femmes enceintes devraient éviter de prendre de fortes doses de curcuma ou de curcuminoïdes.

Contre-indications

Obstructions et calculs biliaires. Si une lésion ou un calcul obstrue les voies biliaires, il est impératif de consulter un médecin avant d'entreprendre un traitement au curcuma.

Théoriquement, les effets du curcuma pourraient s'ajouter à ceux d'autres plantes ou aliments ayant une action antiplaquettaire ou anticoagulante. De même, les effets du curcuma pourraient s'ajouter à ceux des médicaments ayant une action antiplaquettaire ou anticoagulante. Lla curcumine pourrait interagir avec des agents de chimiothérapie tels que la vincristine.

Curcuma et broméline. Les résultats d'essais sur des animaux ont démontré que les curcuminoïdes n'étaient pas entièrement absorbés par l'organisme, le taux d'absorption variant de 15 % à 60 %. Pour cette raison, des fabricants associent de la broméline à la curcumine, car cette enzyme digestive peut améliorer l'absorption de plusieurs substances. Les suppléments de curcuma offerts dans une base grasse (huile de poisson, lécithine, acides gras essentiels, etc.) seraient aussi mieux absorbés. La pipérine, l’ingrédient piquant du poivre, améliore également l’absorption des curcuminoïdes, tant chez les animaux que chez les humains.

20.06.2008

Thym

Noms scientifiques: Thymus vulgaris, Thymus serpyllum, Thymus citriodorus.

Son apport en antioxydants en fait un assaisonnement santé.

Les fines herbes ne sont habituellement pas consommées en grande quantité. Utilisées comme assaisonnements, elles ne peuvent alors pas procurer tous les bienfaits santé qui leur sont attribués. L’ajout de fines herbes de façon régulière et significative aux aliments permet de contribuer, ne serait-ce que de façon minime, à l’apport en antioxydants de l’alimentation. Par contre, la consommation de fines herbes à elle seule ne peut répondre aux besoins en antioxydants du corps.

La majorité des études sur les fines herbes ont été réalisées chez l’animal à partir d’extraits de la plante. L’extrait est utilisé afin d’être en mesure d’isoler et de concentrer les principes actifs, ainsi que pour comprendre les mécanismes d’action. Chez l’humain, il est difficile d’évaluer les effets santé de la consommation de fines herbes puisque les quantités consommées sont généralement faibles.

Maladies cardiovasculaires. Des chercheurs ont remarqué qu’un extrait de thym, contenant un principe actif nommé thymol, empêchait l’agrégation des plaquettes in vitro. Cet effet a également été observé in vivo chez des souris à qui des chercheurs ont administré des extraits de thym. Rappelons que l’agrégation des plaquettes est une réaction importante pour arrêter le saignement, mais qu’une agrégation excessive peut causer des thromboses et de l’artériosclérose. Dans une autre étude in vitro, il a été démontré que des extraits de thym pouvaient augmenter la production d’oxyde nitrique, un composé jouant un rôle majeur dans la relaxation des vaisseaux sanguins. Il est connu que le maintien d’une dilatation adéquate des vaisseaux sanguins peut diminuer l’incidence de maladies cardiovasculaires. Les mécanismes responsables de cet effet ne sont pas totalement élucidés; certains composés phénoliques du thym (dont le thymol) ainsi que l’activité antioxydante totale de cette herbe, pourraient y jouer un rôle. De futures études devront être effectuées afin de vérifier si l’effet vasodilatateur observé in vitro serait le même chez l’humain.

Fer. Le thym déshydraté est une excellente source de fer pour l’homme et une bonne source de fer pour la femme, tandis que le thym frais est seulement une source pour l’homme. Le fer est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. Il est important de noter que le fer contenu dans les végétaux est moins bien absorbé par l’organisme que celui contenu dans les aliments d’origine animale. Toutefois, l’absorption du fer des végétaux est favorisée si on le consomme avec certains nutriments, comme la vitamine C.

Vitamine K. Le thym déshydraté est une excellente source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire pour la fabrication de protéines qui jouent un rôle dans la coagulation du sang (autant dans la stimulation que l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle participe aussi à la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

Calcium. Le thym déshydraté est une source de calcium. Le calcium est de loin le minéral le plus abondant dans le corps. Il est majoritairement entreposé dans les os, dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation de ces derniers, ainsi qu’à celle des dents, et au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles (dont le coeur).

 Manganèse. Le thym déshydraté est une source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Vitamine C. Le thym frais est une source de vitamine C pour la femme, mais pas pour l’homme. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Précautions

Le thym contient des quantités non négligeables de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Les fines herbes, dont le thym, contiennent de la vitamine K et doivent donc être utilisées comme assaisonnement seulement. Il est conseillé aux personnes sous anti-coagulothérapie de consulter une diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.

 

17.06.2008

LA PRELE DES CHAMPS

(Ou queue de cheval, queue de chèvre, queue de renard, queue de rat ou petite prêle). Pourquoi queue? Uniquement parce qu'elle ressemble à une queue d'animal d’où son nom latin equisetum arvense L. Quant au mot prêle, il vient d'une altération d'asprele, asprella ou asper qui veut dire âpre, rude. C'est une herbacée vivace sans fleurs et qui est très commune; on la considère comme une mauvaise herbe. Erreur! c'est votre meilleure alliée contre les rhumatismes mais aussi les maladies des voies urinaires, maux de gorges, panaris, furoncles, plaies, saignement de nez, ophtalmies… à utiliser donc, aussi bien en usage interne qu'externe. On l'a longtemps utilisée dans les crachements de sang, les hémorragies, les règles trop abondantes, les ulcères variqueux, la diarrhée. En usage externe en gargarisme contre les affections de la gorge, en lotion contre l'inflammation des yeux, en compresses sur les plaies et les maladies de la peau. Séchée et réduite en poudre, on peut la priser contre les saignements de nez. Elle peut se prendre sous forme de poudre ou de tisane

La PRELE n'est pas consommée comme aliment mais elle est la plante la plus riche en silice; Elle contient énormément de silice organique combinée avec du potassium ce qui explique son efficacité dans cet apport nécessaire pour consolidation de fractures en favorisant la formation du cal de cicatrisation, décalcifications évolutives ou accidentelles, rhumatismes, arthrites, arthroses, tendinites, préventif et curatif. Elle permet de mieux fixer le calcium sur l'os et améliore la trame du collagène qui assure la souplesse des tissus.
La prêle stimule la synthèse du collagène contenu dans le tissu osseux et conjonctif et facilite ainsi la reconstitution du cartilage au cours des maladies articulaires telles qu'arthrose, rhumatismes. Elle intervient en cas d'athérosclérose, les maladies cardio-vasculaires; elle rétablit l'élasticité de la paroi artérielle indispensable pour amortir les variations de la pression sanguine. Est un élément de structure dont dépend l'élasticité des tissus: elle permet d'améliorer la souplesse des tendons et les protège au cours des efforts sportifs. De plus, elle intervient dans la beauté et la solidité des ongles et des cheveux. La silice rend plus résistants et plus élastiques les cartilages, tendons des articulations et les éléments de la paroi des artères. On la trouve dans quelques eaux de tables mais surtout dans l'eau de La Salvetat; cette dernière est pauvre en sodium et donc, vous pouvez sans mal la consommer même en cas de régime amincissant.

En tisane, elle est dépurative et diurétique. En cas d'ophtalmie, baigner les yeux avec de la décoction.

En poudre sèche, elle est fortement reminéralisante, une cuillère deux fois par jour dans du miel; si vous l'aspirez par le nez, calme les saignements. Pour éviter la formation des caries dentaires, brossage matin et soir.

Compresses: sur les panaris, les furoncles et les plaies. Les chevaliers écrasaient des feuilles fraiches sur leurs plaies pour aider la cicatrisation.

Pour le velouté et souplesse de l'épiderme, en lotion en la laissant tremper plusieurs heures dans l'eau froide puis faire bouillir; appliquer en compresses.

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11.06.2008

le bleuet

La Fleur de France,

Plante de 30 à 60 cm. Tige grêle cendrée. La fleur est un capitule bleu saphir. Bractées étroites et bordées d'une membrane argentée. Feuilles étroites, vertes ou un peu cendrées, lancéolées au sommet. A la base, feuilles pétiolées, en rosette.

Cycle Plante annuelle, parfois bisannuelle. Floraison de mai à août.

Assez fréquent que l'on rencontre surtout dans les champs de céréales mais qui se raréfie en raison du désherbage chimique. S'élève jusqu'à 1000 m, rare sur le littoral.

Utilisations officinales : diurétiques, astringentes, expectorantes. Ophtalmiques. On l'utilisait jadis pour soigner bon nombre de maladies plus ou moins graves. De nos jours, l'usage en est limité pour décongestionner les bronches, calmer la toux, stimuler la fonction urinaire (ce qui le fait utiliser contre les rhumatismes), mais surtout pour prévenir et soigner les inflammations et les irritations des yeux. Le bleuet déploie encore une action analogue sur les muqueuses de la bouche et de la gorge.

Collyre puissant d'où son nom de casse-lunettes des vieux auteurs. La tradition veut que le bleuet soit plus employé pour les yeux bleus et le plantain pour les yeux noirs.

La décoction (2 g de fleurs séchées pour 100 g d'eau) est utilisée en bains contre la conjonctivite, l'irritation des paupières, en bain de bouche pour les inflammations de la muqueuse buccale, en lotion pour le visage pour raffermir et tonifier l'épiderme.

Les graines ont une action laxative légère pour les enfants.

Bière de bleuet: Faire macérer 25 g de fleurs séchées ou de plante entière en poudre, dans un litre de bière Prendre un verre avant les repas contre les rhumatismes et la goutte. 

 

 

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09.06.2008

Fumée de terre

Fumeterre: Fumaria officinalis - Famille: Fumariacées Autres noms: -Fiel de terre - Fleur de terre - Pied de géline - Herbe à la jaunisse - Pisse-sang. Herbe à la veuve (son suc est si âcre qu'il aiderait les yeux les plus secs à pleurer !...) Selon Olivier de Serres, son nom, qui signifie fumée de terre, serait dû au fait que le jus de la plante fait pleurer les yeux, comme la fumée. On peut aussi penser que ses feuilles grisâtres donnent l'impression d'une sorte de fumée sortant de terre. Ce nom est attesté au début du XIIIe siècle sous la forme fumus terrae.

La fumeterre est une plante herbacée annuelle de 20 à 60 cm de haut, à racine    pivotante et à tiges vertes dressées ou couchées, grêles, striées, et rameuses. Les    feuilles alternes, de couleur gris-vert, pennatiséquées à lobes étroits, sont pointues et glabres, évoquant l'empreinte d'une patte de poule (d'où son surnom de "pied de géline"). Les fleurs roses tachées de pourpre, réunies en grappe terminales assez lâches, sont petites, tubulaires allongées, avec deux sépales pétaloïdes et des pétales irréguliers prolongés par un court éperon, et six étamines en deux faisceaux. Les fruits sont des petites silicules globuleuses (2 mm) avec un sommet déprimé. Le fruit est une capsule ne renfermant qu'une graine. Il existe une bonne cinquantaine d'espèces différentes.

Elle pousse dans les terrains vagues, les ruines, sur le bord des talus et des chemins, à la lisière des champs abandonnés et dans les jardins incultes, jusqu'à 1.700 m  d'altitude. Plante commune dans toutes les régions tempérées d'Europe, d'Afrique  du Nord et d'Asie occidentale.

La fumeterre contient essentiellement des alcaloïdes, et tout particulièrement de la fumarine ou protopine (à l'origine de ses propriétés antihistaminique, antiasthmatique, antisérotonine et anti-inflammatoire), des sels de potassium (qui augmentent la diurèse), des flavonoïdes (à l'origine de son action spasmolytique et régulatrice du flux biliaire) et des tanins.

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La fumeterre possède des propriétés:

   • dépurative (surtout digestive); légèrement diurétique; apéritive et tonique stomachique;  cholérétique et cholagogue avec régulation du flux biliaire; antispasmodique. Combat les spasmes - Anesthésique

Actuellement, la fumeterre est surtout utilisée:

   • Pour activer ou faciliter les fonctions digestives et plus particulièrement le travail du foie et de la vésicule biliaire. Laxative et Dépurative

• Sphère digestive: Digestion difficile - Nausées - Spasmes digestifs - Troubles hépato-biliaires - Lithiase biliaire.

   • Chaque fois qu'il est nécessaire de drainer les toxines de l'organisme.

   • Sphère dermatologique: Eczéma - "Teint brouillé".

   • Autres sphères: Migraine d'origine hépato-biliaire. Jaunisse; Remarque

La fumeterre n'exerce pas d'effet en particulier sur la vésicule biliaire quand celle-ci présente un fonctionnement normal. Néanmoins, en cas de dérèglement de cette fonction, la fumeterre aura un effet de régulation.

   • Par voie locale externe: Dartre.

Utilisée contre l'hypertension artérielle (à doses faibles); Fait monter la tension artérielle à doses élevées

Combat l'augmentation anormale de sécrétion de bile

Augmente la sécrétion de sueur; Combat l'artériosclérose (dans un emploi suffisamment prolongé)

Accessoirement: Facilite l'endormissement; Relâchement musculaire important (à doses élevées)

Elle peut être prise sous forme de décoction (faire bouillir 50 g de sommités fleuries séchées dans un litre d'eau pendant 10 minutes et filtrer); Boire une tasse matin, midi et soir avant les repas;  sous forme d'infusion (faire infuser 50 g de sommités fleuries séchées dans un litre d'eau bouillante pendant 10 mn et filtrer. Boire une tasse matin, midi et soir avant les repas.

pour l'usage externe: en lotion et compresses imbibées (trois fois par jour) dans le traitement des dartres. La fumeterre est utilisée contre certaines maladies de la peau et le gonflement des ganglions au niveau du cou.

D'une innocuité absolue et dépourvue d'effets secondaires, la fumeterre peut être prise en cures régulières à raison d'une semaine par mois. La fumeterre fait partie - avec l'angélique et le frêne - des plantes considérées comme les meilleures pour devenir centenaire par les anciens!

05.06.2008

PARTENELLE

Partenelle ou grande camomille

Le traitement des maux de tête

 La  prise en charge de la migraine s'est considérablement améliorée ces dernières années, en particulier avec de nouvelles familles de médicaments, prescrits par le médecin. Les traitements sans ordonnance de la migraine reposent sur la prise de médicaments antalgiques en respectant bien les doses conseillées. Il existe en pharmacie des oligoéléments, et des complexes homéopathiques qui peuvent être utilisés en complément. Les antalgiques sont habituellement efficaces. Mais leur consommation abusive ou prolongée peut transformer des maux de tête intermittents en un état permanent. Par ailleurs, certains extraits de plantes sont traditionnellement utilisés dans la prévention des maux de tête.

Oligoéléments: cobalt

PARTENELLE Tanacetum parthenium

Nom commun: Grande camomille, pyrèthre doré, pyrèthre mousse.

Chrysanthemum parthenium (L.) Bernh. Chrysanthemum praealtum Vent.

Leucanthemum parthenium (L.) Matricaria eximia Matricaria parthenium L.

La partenelle est une herbe vivace de 30 cm de haut. Elle a des tiges couchées puis redressées, d'un vert blanchâtre. Elle porte des feuilles au bord crénelé, vert-jaune, très aromatiques, et des capitules terminaux composés, au centre, de fleurs tubuleuses jaunes et, en périphérie, de fleurs ligulées blanches. Les capitules de la partenelle sont réunis en corymbes. Fruit: akène. Largement répandue dans les Balkans, a été introduite en Europe, d’abord en Grande-Bretagne, puis en France.

Les parties aériennes et les feuilles. Les sommités fleuries de la partenelle contiennent du parthénolide, auquel la plante soit son activité antimigraineuse.

Propriétés : Analgésiques - - Fébrifuge - Antirhumatismal

Règles douloureuses, migraines, fièvre, rhumatismes. Le parthénolide, en bloquant la libération de sérotonine, prévient efficacement les crises migraineuses. Un traitement sur trois mois permet de diminuer très nettement à la fois la fréquence et l'intensité des migraines et soulage les personnes souffrant de cette affection.

La partenelle est contre-indiquée en cas de grossesse. Il est également recommandé de ne pas poursuivre de cure de plus de 4 mois pour éviter des réactions allergiques. La plante est déconseillée sans avis médical.

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