08.11.2009
La phyto peut aider dans la grippe ?
Les lymphocytes dits tueurs, que les Anglo-Saxons appellent « natural killers » (NK) sont les meilleurs agents d'une immunité participant de façon non spécifique à la défense de l'organisme, en particulier au cours des infections virales. Leur faible activité chez les personnes fragiles ou âgées les rend beaucoup plus vulnérables. Aussi, le fait de remonter le niveau des défenses naturelles en stimulant ces lymphocytes représente-t-il un avantage certain. Ce qui n'empêche cependant pas la contamination, mais augmente les chances d'être moins touché par la grippe.
Une équipe de chercheurs a découvert assez récemment le rôle activateur d'une banale molécule, le trans-bêta-caryophyllène, ainsi baptisée car trouvée la première fois dans le clou de girofle, Caryophyllus aromaticus L. C'est ce composé qui rend aussi précieux les extraits aromatiques de bourgeons de cassis, Ribes nigrum, bien connu. On peut y ajouter des extraits lipophiles de grains de poivre, et donc sans substance piquante, tout aussi intéressants.
Une autre façon complémentaire de renforcer les défenses immunitaires générales au tout début d'une épidémie passe par l'activation des cellules macrophages, dont un des rôles majeurs est d'éliminer les cellules infectées par les virus.
L'activité des macrophages peut être stimulée par plusieurs catégories d'actifs végétaux, en particulier par les bêta-glucanes. Ces composés sont les constituants de certaines fibres alimentaires, présentes en particulier dans les levures et les champignons, telle que la banale levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae ssp. boulardii), le pachyme, ou Poria cocos (Wolfiporia extensa), ou encore le pleurote (Pleurotus ostreatus). À côté des bêta-glucanes, citons également les polysaccharides de l'échinacée, Echinacea angustifolia, et la laminarine, fibre alimentaire extraite de l'algue laminaire Laminaria digitata. Pour l'échinacée, voir les précautions déjà indiquées par ailleurs.
Il est impossible enfin de ne pas mentionner l'encens, Boswellia carterii, dont l'usage, à juste titre, a traversé les siècles et les continents. Même si les détails de leur mode d'action restent à préciser, les extraits aromatiques de cette oléorésine sont assurément des plus bénéfiques. Par ailleurs, il est recommandé d'assurer quotidiennement son content de vitamine C végétale (acérola) et de magnésium naturel. On a déjà vu pour l'origan, le thé vert et la cannelle.
Malgré ces précautions, la contamination reste possible. Dans ce cas, quels sont les moyens d'action ? Bien sûr, il y a le Tamiflu, dont on nous rebat les oreilles, produit d'hémisynthèse issu d'une plante, l'anis étoilé, aussi appelé badiane de Chine, Illicium verum. Mais on constate d'ores et déjà certains terrains de résistance tandis qu'une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal souligne les effets néfastes du médicament lorsqu'il est administré à des enfants.
Mieux vaut donc se tourner vers d'autres solutions : celles offertes par le monde végétal sont suffisamment documentées pour être utilisées. En premier lieu, les baies de sureau noir, Sambucus nigra, en dehors des savoureuses confitures que l'on peut en faire, s'utilisent sous forme d'extraits riches en pigments, des flavonosides et des anthocyanosides, très actifs contre les virus A et B.
D'autres disent qu'il faut tapisser les muqueuses respiratoires hautes, celles du rhino-pharynx, avec des substances aromatiques visant à enrayer la propagation du virus. L'inhalation d'huiles essentielles et de vapeur d'eau chaude, à l'aide d'un inhalateur classique, est une des méthodes les plus simples et les plus efficaces. Parmi les huiles essentielles apportant un bienfait immédiat et reconnues pour leur activité antigrippale, citons celle de pin sylvestre, Pinus sylvestris ssp. sylvestris, utilisable à tout âge, et celle de lavande aspic, Lavandula latifolia, dont l'usage est déconseillé chez les jeunes de moins de 6 ans.
La voie cutanée peut être également utilisée, car le temps nécessaire pour que les molécules aromatiques arrivent au niveau des voies respiratoires est très court (de 20 à 60 minutes). Aux huiles essentielles contenant de l'eucalyptol, comme celles d'Eucalyptus radiata ssp. radiata et de niaouli, Melaleuca quinquinervia chémotype 1,8-cinéole, qui sont déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, il est préférable d'opter pour une huile essentielle d'Homalomena aromatica riche en linalol, virucide et très bien tolérée par la peau et l'organisme (le pourcentage incorporé dans une huile de massage pour le thorax ne doit pas excéder 3 %). Pour un massage de la plante des pieds, le pourcentage peut être plus élevé, de l'ordre de 5 %, y compris avec des huiles essentielles contenant de l'eugénol, extrêmement virucide. L'huile végétale la plus recommandée pour la préparation est celle de bancoulier (Aleurites moluccana), à pénétration rapide elle laisse la peau non grasse. Utiliser aussi dans votre crème hydratante habituelle, à diffuser dans toute la résidence. Faites aussi des fumigations.
Faire des cures alternées de compléments alimentaires à base de baies de sureau noir, de baies d'acérola, de bourgeons de cassis, de bêta-glucanes... Certains conseillent les champignons chinois : maîtaké et shiitake... une petite cure de trois mois en gélules ce n'est pas à dédaigner.
Relever plusieurs symptômes, d'ailleurs non spécifiques, survenant dans un contexte d'épidémie automnale ou hivernale, à savoir principalement : des frissons initiaux, une fièvre élevée en plateau durant 24 à 48 heures, des céphalées fronto-orbiculaires avec photophobie et hyperhémie conjonctivale, de l'asthénie avec prostration et surtout des douleurs musculaires, ou myalgies, et des courbatures ; s'y associent une sécheresse des muqueuses nasopharyngées, ainsi qu'une toux sèche, suivies d'un écoulement nasal muqueux, ou rhinorrhée.
Etre à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à consulter si la fièvre se renforce. Prendre plusieurs compléments alimentaires différents, du type baies de sureau, acérola, etc., cités précédemment. En cas de grande fatigue, compter sur le ginseng panax meyer. Pratiquer 2 ou 3 fois par jour une inhalation de vapeur d'eau aromatisée à l'aide de quelques gouttes d'huile essentielle de pin sylvestre ou d'une spécialité pour cet usage.
Pratiquer 2 ou 3 fois par jour un massage du corps à l'aide d'un mélange comme décrit ci-dessus.
Ces informations nécessitent d'être adaptées chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, les massages ne devront en aucun cas être pratiqués avec des huiles essentielles contenant du camphre, de l'eucalyptol ou du menthol.
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04.11.2009
Dans le monde :
6'790 (8'886) morts
Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.
Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.
Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.
Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.
Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.
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03.11.2009
Echinacée: utilisée en phytothérapie,
contre-indiqué avec la SEP et d'autres pathologies
. La phytothérapie? la bonne vieille tisane des grands-mamans. L'une des plantes utilisée en phytothérapie est l'échinacée, appelée aussi « echinacea ».
Cette plante est originaire d'Amérique du Nord, plus, précisément, dans l'Ohio. Ceci dit, il est tout à fait possible de planter l'échinacée en Europe. En phytothérapie, on utilise trois espèces d'échinacée: Echinacea angustifolia, Echinacea purpurea et Echinacea pallida. Cette plante peut mesurer de 50 centimètres à un mètre de hauteur. Les fleurs, quant à elles, peuvent être roses, blanches ou pourpres. Historiquement, l'échinacée était utilisée par les Amérindiens (qui vivaient dans les plaines situées à l'est des Rocheuses) pour ses actions curatives contre les infections, les douleurs intestinales et même les morsures de serpent. Aujourd'hui, un traitement à base d'échinacée est surtout utile en cas de prévention contre les infections respiratoires, bactériennes ou virales, notamment. Elle traiterait aussi l'herpès. L'échinacée et connue pour stimuler le système immunitaire grâce à la composition de ses rhizomes et de ses racines séchées. Beaucoup de phytothérapeutes ou autres nutrithérapeutes la préconisent en ce moment pour lutter contre la grippe A H1N1
Mais bien qu'on prône ses bienfaits contre le rhume ou la grippe, il n'y aurait apparemment pas eu de tests cliniques qui valident ces actions curatives. Il est, en outre, conseillé de ne pas l'utiliser chez les personnes fragiles telles que les femmes enceintes ou encore les enfants âgés de moins de douze ans. En effet, il semble important que le dosage soit très précis afin que l'action de la plante soit optimale. Dans certains pays, en Allemagne, par exemple, on recommande volontiers l'utilisation de l'échinacée en traitement d'appoint pour les infections respiratoires ou urinaires ainsi que son utilisation locale, sur les plaies cutanées qui guérissent difficilement.
Mais, attention: il est fortement recommandé de ne pas utiliser cette plante lorsque l'on est atteint par exemple d'arthrite, de la sclérose en plaque, du sida, de la tuberculose ou lorsque l'on représente un cas de diabète. Lors de maladie auto-immunes ou après avoir reçu une greffe, en effet, les patients reçoivent des immunodépresseurs dont l'effet pourrait être contré par l'échinacée. De plus, un individu qui souffre d'asthme ou d'allergie, peut être allergique à l'échinacée. Quant aux effets indésirables, ils peuvent être les suivants: étourdissements, nausées, troubles digestifs (légers), ou encore réactions allergiques. Il existe de très différentes formes d'échinacée vendues sur le marché: capsules, ampoules, pastilles, sirop... Comme toutes les plantes, il est important de savoir s'en servir et de ne pas se tromper dans le dosage de l'échinacée.
Les infusions, en revanche, sont considérées par certains spécialistes comme étant inefficaces.
Evidemment, l'infusion n'a rien à voir avec une tisane, ni même la décoction ou la macération de plantes. Pour que la tisane soit efficace, il faut que la plante "bouille" plus de 5 minutes; plus c'est, mieux c'est. Quand vous éteignez votre énergie sous la casserole, mettez un couvercle et laissez refroidir en infusant. C'est seulement dans ce cas que l'infusion est utilisée. Puis, passez la plante et buvez votre tasse sucrée ou non.
Il est nécessaire de laisser les plantes 'décoction ou macération) dans le liquide aussi longtemps qu'il reste de l'eau. Vous devez boire plus de 4 tasses par jour pour que la tisane soit efficace. Vous pouvez boire de cette tisane aussi longtemps que vous le voulez mais bien sûr, rien ne vous empêche de procédé par cure de 21 à 25 jours et arrêts de cinq jours à une semaine.
Renseignez vous donc bien dans les pharmacies qui proposent la vente en phytothérapie car bien souvent le pharmacien ne peut vous donner ces conseils. Je ne suis pas sûre qu'en faculté on enseigne beaucoup les plantes et tisanes qui vont avec… quoique, j'ai appris que depuis 4 ou 5 ans existe une formation universitaire d'herboristerie… Je recommande à ces "gamins" apprentis d'aller souvent visiter la doyenne du village ou l'arrière-grand-mère de la famille.
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31.10.2009
Amaryllis
Pour une fois, je vais parler un peu de mes tentatives "jardinières"… L'an passé, j'ai succombé et j'ai acheté deux bulbes d'amaryllis; cette plante fait des fleurs magnifiques, grandes et colorées. Oui mais voilà, mon côté ménagère soucieuse de ses sous fait que je n'achetais jamais cette plante pour la bonne raison que je savais pas comment la faire refleurir.
Grâce à internet, j'ai trouvé des idées de récupération et je me suis dis, pourquoi pas…. donc, l'an passé, j'ai eu des fleurs grandioses et magnifiques… même que l'un des deux bulbes à eu 6 oui, 6 magnifiques fleurs sur chaque hampe… fort heureusement, comme la floraison se succède, j'ai pu couper les deux premières qui ont laissé suffisamment de place aux dernières pour qu'elles éclosent.
J'ai demandé autour de moi, aucune connaissance n'avait eu ce grand plaisir… Beaucoup de personnes ont ce que l'on appelle "la main verte". Personnellement, je réussis souvent de façon très éclatante l'élevage de plantes que beaucoup de relation bien meilleures n'ont jamais réussies. Pour d'autres, c'est le fiasco total… En fait, comme je suis très occupée, je n'ai guère le temps de m'appesantir sur mes plantes vertes… je leur donne de la lumière, de l'eau, de l'engrais, de jolies pots… bref, je fais mon travail, qu'elles fassent le leur…. parfois, je leur parle et leur fais remarquer qu'elles pourraient faire un effort…
et cela ne va pas plus loin… ce n'est pas mal quand même!
Suivant les préconisations de sites vendeurs de graines et autres, j'ai donc, l'an passé attendu que mes deux bulbes se dessèchent et après avoir coupé assez bas les feuilles, je les ai enveloppé dans du papier journal et placé dans un placard à l'ombre; opération censé leur faire croire que c'est l'hiver. Cependant, un des deux bulbes avait une excroissance, pas très importante, mais j'ai pensé que la plante se reproduisait ainsi, en faisant un bébé! J'avais donc trois bulbes à ranger précautionneusement.
Il y a trois jours, j'ai ouvert la boite à surprise. Et j'ai eu ma surprise, que dis-je ma déception. Les bulbes étaient en piteux état. Le premièr, celui qui avait accouché d'un plus petit était vraiment plus que raplaplat. L'oignon était pratiquement vide… quelques feuilles, racines mais le raplaplat total. Le petit nouveau né semblait un peu moins malade mais pas brillant; le second n'allait pas très fort. Ha, vraiment c'est embêtant d'être toujours malade, ha vraiment c'est embêtant de n'être pas bien portant… la chanson d'Evrard, le tourlourou me revient en tête pour me faire sourire et apaiser ma déception.
Mais, voire! Je m'empare de deux pots, je les remplis de bonne terre, je plante maman et fiston dans un et le second dans l'autre, j'arrose bien, je mets les soucoupes, je pose à proximité de la lumière. Cela fait trois jours… On dit qu'il faut arroser tous les jours un peu la première semaine. Je fais…. je vous dirais où cela en est!
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30.10.2009
Si la grippe mondiale vous inquiète
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29.10.2009
Bon anniversaire!

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28.10.2009
Etes-vous prêts? vraiment prêts
La grippe A est une "menace sociale"
Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.
Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?
Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est notre mémoire collective de ces deuils?
Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?
On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.
Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?
C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.
Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD
D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...
C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.
De quelle violence parlez-vous?
Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.
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27.10.2009
On y est
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23.10.2009
La saison des poires
Poires comices
Elles sont généralement délicieuses, juteuses et parfumée mais elles peuvent aussi être insipide, fade et sans jus. A croire qu'il ne s'agit pas du même fruit.
Explication : si les poires d’été se choisissent souples il en va autrement pour les poires d’automne et d’hiver qui se cueillent plus fermes car elles ne peuvent pas mûrir complètement sur l'arbre. Nos grands-parents le savaient bien qui les récoltaient légèrement vertes et les laissaient mûrir, s’affiner, dans un fruitier ou un cellier.
Avantage, les poires d’automne et d’hiver peuvent se conserver quelques jours dans une corbeille de fruits. Si elles sont fermes elles se garderont de 3 à 15 jours. On peut aussi les conserver au réfrigérateur, dans le tiroir à légumes, mais il faudra penser à les sortir une heure avant de les consommer afin qu'elles retrouvent toutes leurs qualités gustatives.
Cuisinez-les en Crumble, vite fait et délicieux
N'oubliez pas qu'il faut autant de farine que de beurre; vous pouvez faire un mix farine-poudre d'amande mais le beurre doit être fondu; mélangez bien le tout et mettre au réfrigérateur le temps de préparer les poires
Pelez et coupez les poires dans le moule individuel ou grand moule bien beurré; conservez le jus autant que faire se peut. Disposez ensuite le mélange beurre-farine sur les fruits coupés; arrosez du jus des fruits; arrosez aussi de beurre fondu.
Mettre à cuire à four moyen environ 20 à 30 mn selon le four et à th7 ou 180°
Idée: rajoutez des raisins secs hydratés au rhum ou des pruneaux dénoyautés; saupoudrez de noix concassées; de lamelles de bananes sèches…
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21.10.2009
les plantes anti-pollution: à cultiver chez soi et au travail !
Le principe est simple : épurer l'air par les plantes. Notre environnement intérieur (domicile, lieu de travail...) concentre encore plus de polluants que l'extérieur. Recourir à des plantes judicieusement choisies pour respirer un air plus sain chez soi est une idée fort intéressante.
Les plantes absorbent certains polluants
Notre habitat est un véritable concentré de polluants. En effet, la plupart des matériaux dégagent des composés organiques volatils (COV) extrêmement toxiques, dont le plus courant se dénomme formaldéhyde. Les COV proviennent par exemple des peintures, colles, vernis, solvants, laques…, mais aussi des vêtements qui reviennent du pressing, de tous les meubles de cuisine et autres étagères en contreplaqué, des moquettes, produits de vitrification, désodorisants, parfums, isolants (laine de roche, de verre, linoléum…), de tous les produits de combustion (gaz, bois, tabac…) et même de l'eau de la douche (chloroforme) !
Bref, tout espace confiné concentre des COV. L'aération est une des meilleures façons de diminuer les concentrations en COV, mais cultiver certaines plantes à l'intérieur de chez soi semble une solution supplémentaire très intéressante.
Les feuilles absorbent les polluants de l'air, lesquels sont ensuite convertis dans les racines en produits organiques, nutriments de base pour la plante. Et chaque plante a ses propres particularités, ses préférences.
Quelles sont les plantes les plus performantes en matière d'épuration ?
Plants for People (une initiative internationale visant à diffuser des informations sur les bénéfices apportés par les plantes dans l'environnement du travail) propose sur son site une liste des plantes les plus efficaces en fonction du type de polluants qu'elles sont capables d'extraire (voir ci-dessous).
Une autre liste, certes plus concise, mais plus pratique, a été proposée:
● Tabac : sansevieria, chlorophytum, pothos dracanea.
● Electromagnétique (ordinateur, matériel TV, hi-fi, vidéo…) : cactus.
● Peintures, détergents, colles provenant des moquettes, meubles en contreplaqué, mousses d'isolation, teintures : lierre, aloé vera, ficus.
● Solvants : chrysanthème.
Quelles sont les plantes particulièrement appropriées pour assainir l'air dans des endroits clos ?
Les plantes qui décomposent bien le formaldéhyde (contreplaqué, moquette, colles, tissu, enduits, peintures…)
Aloe barbadensis
Chlorophytum elatum
Philodendron selloum
Dradaena fragrans 'Massangeana'
Epipremnum aureus
Syngonium podophyllum
Chrysanthemum morifolium
Gerbera jamesonii
Dracaena deremensis 'Warneckii'
Les plantes aident également à lutter contre les microbes, les moisissures et autres polluants hors COV. "Les conifères, le dieffenbachia, les bégonias, les chrysanthèmes et les géraniums libèrent dans l'air des substances antibactériennes et même des antibiotiques".
Et enfin, des plantes dont les feuilles jaunissent, pâlissent ou se colorent de noir, ne souffrent pas forcément du mode d'arrosage, mais signalent peut-être plutôt un excès de COV. A vous de mener l'enquête !
Les plantes qui décomposent bien le benzol (peintures, solvants…)
Hedera helix
Spathiphyllum
Dradaena marginata
Epipremnum aureus
Dracaena deremensis 'Warneckii'
Sansevieria trifasciata
Aglaonema modestum
Les plantes qui décomposent bien le trichloréthylène (diluants, retour de pressing…)
Spathiphyllum
Dracaena deremensis 'Warneckii'
Dracaena deremensis 'Janet Graig'
Dradaena marginata
Sansevieria trifasciata
Hedera helix
Les plantes qui décomposent bien le dioxyde de carbone (produits de combustion)
Chlorophytum elatum
Epipremnum aureus
Reste que de nombreuses plantes peuvent se révéler toxiques pour les enfants et les animaux qui auraient l'idée de les goûter. Alors placez-les toujours hors de leur portée.
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