06.02.2008

Une plante ayurvédique

ASHWAGANDHA - Withania somnifera

 

Withania somnifera est communément appelée "Ashwagandha". Elle est largement utilisée comme tonique par les praticiens ayurvédiques, sous forme de diverses préparations ayurvédiques comme Ashwagandhadi churna, Ashwagandharishta, etc. Les racines de W. somnifera sont utilisées à des fins médicales.

 

 BOTANIQUE

 

W. somnifera appartient à la famille des Solanacées. C'est un arbuste tomenteux à feuille pérenne de 30 à 150 cm de haut. Ses racines sont épaisses, charnues et de couleur marron blanchâtre. Les feuilles sont simples, ovales, lisses, dépourvues de poils, et celles qui se trouvent près des fleurs sont plus petites et opposées.

 

Les fleurs sont à peine visibles, de couleur vert clair ou jaune pâle, en cymes axillaires et en ombelles. Les baies sont petites, sphériques, de couleur rouge orangé quand elles sont mûres, renfermées dans le calice persistant. Les graines ont une forme de haricot et sont jaunes.

 

PHARMACOLOGIE

 

Action immunomodulatrice

 

On a étudié la Withania somnifera pour évaluer son efficacité comme immunomodulateur et chimioprotecteur contre la toxicité provoquée par la cyclophosphamide. Il augmente significativement le nombre total de leucocytes dans le système sanguin périphérique, la production d'anticorps en circulation et le nombre de plaquettes dans la rate. Il active aussi les macrophages et le nombre de cellules médullaires (Praveen Kumet et al. 1994).

 

On a étudié l'Ashwagandha pour évaluer son effet sur l'immunité cellulaire chez les souris. Il induit la prolifération de cellules de culture de la moelle, et la prolifération n'est pas altérée par la présence de mitogènes. L'activité naturelle des phagocytes augmente aussi bien chez les animaux normaux que chez les animaux ayant des tumeurs, lorsqu'ils sont traités. Chez ces animaux, on trouve une augmentation significative de la cytotoxicité cellulaire dépendant des anticorps. On observe une cytotoxicité précoce transmise, dépendant des anticorps, chez les animaux souffrant de tumeurs et traités. De plus, le traitement augmente le pourcentage de cellules positives aux porestérases non spécifiques. L' Withania somnifera active les macrophages du péritoine qui agissent sur la lyse de cellules tumorales L 929. Ces études confirment le rôle de Withania somnifera comme immunomodulateur (Praveen Kumer et al. 1995).

 

Les sitoindosides IX et X de W. somnifera montrent une action adaptogène et immunomodulatrice (Ghosal et al. 1988).

 

Action anabolique et antistress

 

Action adaptogène

 

Action antitumorale.

 

Action sédative

 

Action anticonvulsive

 

Action anti-ulcère

 

Action de contraction musculaire

 

ÉTUDE CLINIQUE

 

Des essais cliniques ont été menés par Jarayam et al. (1993), pour évaluer l'efficacité d'un médicament comportant W. somnifera comme ingrédient principal, sur des patients souffrant de faiblesse générale. On constate que le médicament montre des propriétés immunomodulatrices, crytoprotectrices et adaptogènes lorsqu'on l'administre à des patients se plaignant de fatigue et de léthargie, sans qu'aucune maladie n'ait été diagnostiquée. On note aussi une augmentation significative des protéines du sérum, ce qui suggère une action anabolique. Pathak et al. (1992). ont mené une étude clinique afin d'évaluer l'efficacité d'un médicament ayant W. somnifera comme ingrédient principal. On a sélectionné 30 patients de Sandhivata, souffrant d'ostéoporose. Le critère de diagnostic est fondé sur les signes et les symptômes positifs aussi bien selon le système de médecine moderne que le système ayurvédique. Les patients sont suivis durant les 15, 60 et 90 jours du traitement. Les résultats généraux montrent que le médicament est plus efficace lorsqu'on traite les patients simultanément avec Snehana et Swedana.

 

75 patients d'Apasmara souffrant d'épilepsie ont été traités avec Ashwagandha (W. somnifera) churna en même temps qu'avec deux médicaments comportant C. asiatica comme ingrédient principal, en B.H.U. La dose d'Ashwagandha étant de 6 mg, une fois par jour, avant de dormir. Le traitement a été administré durant un an, et les patients examinés chaque mois. 75 % des patients ont montré une réponse significative en termes de réduction de la fréquence des attaques épileptiques, de gravité des attaques ou même d'absence complète des attaques (Singh et al., 1989). 31 patients épileptiques adultes, d'âge compris entre 23 et 42 ans, ont été traités avec un tonique cérébral comportant W. somnifera comme principal ingrédient. On leur a administré deux tablettes b.i.d. en même temps que d'autres médicaments antiépileptiques, durant une période de 6 semaines. Le médicament provoque une baisse significative de la fréquence des attaques et constitue une aide valable pour les médicaments antiépileptiques communément administrés. On constate aussi qu'il n'a aucun effet secondaire (Moharana et al., 1994).

 

Des études cliniques ont été menées pour évaluer l'efficacité d'un tonique cérébral contenant W. somnifera comme ingrédient principal. On a intégré à l'étude 25 enfants, d'âge compris entre 3 et 12 ans, souffrant de troubles légers ou modérés du comportement, et d'un déficit mental. Les enfants les plus jeunes ont reçu 1/2 cuillère à dessert b.i.d. durant 3 à 6 mois. La réponse est meilleure chez les plus jeunes que chez les plus âgés (Sheth et al., 1991).

 

 

On a constaté l'efficacité d'une préparation contre la tuberculose, comportant W. somnifera comme ingrédient principal. On a administré ce médicament à 25 patients, en même temps qu'une thérapie anti-tuberculinique. On constate une amélioration importante de l'appétit et du bien-être, et une augmentation du niveau d'albumine (Phadatare et al. 1995).

 

Bhattanari et al., (1994) ont mené des essais cliniques pour observer l'utilité de W. somnifera comme radiosensibilisateur. Les études précliniques montrent que l'extrait de racine de W. somnifera (WE) possède des propriétés radio-sensibilisatrices. On a étudié la variation de GSH dans le plasma et le sang de 9 patients souffrant de cancers affectant la tête et le cou, auxquels on a administré WE comme radiosensibilisateur. Tous avaient des carcinomes à cellules squameuses T3 ou T4, N1 ou N3 (phase IV). 6 patients ont subi une radiothérapie radicale, 2, une irradiation palliative et le dernier n'a pas achevé le traitement. On a administré le traitement en doses de 500 à 600 mg per os, chaque jour, en commençant 1 ou 2 jours avant l'irradiation (Durant la radiothérapie, on le leur donnait une heure avant l'irradiation). On a mesuré le GHS dans le plasma et le sang, avant, et 1 ou 2 fois durant le traitement. On constate une diminution de la moyenne du niveau

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