23.09.2009

Pistache - 2

La pistache est très fortement antioxydante: elle a un indice TAC de 2 475 μmol par portion de 31 g (60 ml).

 

Nutriments les plus importants

 Cuivre. La pistache est une excellente source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

 

 Vitamine B6. La pistache est une excellente source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs. Elle collabore également à la production des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle aide au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

 

 Phosphore. La pistache est une bonne source de phosphore (voir notre fiche Palmarès des nutriments Phosphore). Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

 

Fibres alimentaires

La pistache est une source de fibres alimentaires. Celles-ci se retrouvent seulement dans les produits végétaux et regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. En plus de prévenir la constipation et de diminuer le risque de cancer du côlon, une alimentation riche en fibres peut contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires, au contrôle du diabète de type 2 et de l’appétit. Rappelons qu’il est recommandé de consommer 25 g de fibres par jour pour les femmes de 19 ans à 50 ans, et 38 g par jour pour les hommes du même groupe d’âge. Des portions de 60 ml (31 g) de pistaches crues ou rôties à sec fournissent respectivement 2,7 g et 3,2 g de fibres alimentaires.

 

 Fer. La pistache est une bonne source de fer pour l’homme et une source pour la femme (les besoins en fer de la femme étant supérieurs à ceux de l’homme). Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs. Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (comme la pistache) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée par la consommation de certains nutriments, comme la vitamine C.

 

 Manganèse. La pistache est une bonne source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

 

 Vitamine B1. La pistache est une bonne source de vitamine B1. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d'un coenzyme nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale.

 

 Vitamine K. La pistache crue est une bonne source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire à la fabrication de protéines qui participent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est aussi fabriquée par des bactéries présentes dans l’intestin. Les carences en vitamine K sont donc très rares.

 

 Magnésium. La pistache est une source de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

 

 Potassium. La pistache est une source de potassium. Le potassium sert à équilibrer le pH du sang et à stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le coeur, et participe à la transmission de l’influx nerveux.

 

 Zinc. La pistache est une source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la fabrication, à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.

 

 Sélénium. La pistache rôtie à sec est une source de sélénium. Ce minéral travaille avec l’un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l’organisme. Il contribue aussi à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme active.

 

 Vitamine E. La pistache est une source de vitamine E. Antioxydant majeur, la vitamine E protège la membrane qui entoure les cellules du corps, en particulier les globules rouges et les globules blancs (cellules du système immunitaire).

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2007.

*AEP, ADH et acide alpha-linolénique

 

Précautions

Gare au sodium!

Dans les marchés d’alimentation, on trouve des pistaches salées ou non. Les pistaches rôties à sec salées contiennent 40 fois plus de sodium que les pistaches rôties à sec sans sel ajouté27. Il est toujours plus avantageux pour la santé de consommer les fruits à écale et oléagineux sous leur forme naturelle, particulièrement pour les gens souffrant d’hypertension et d’insuffisance cardiaque ou rénale.

 

Allergie aux « noix » (fruits à écale et oléagineux)

Dans la liste des principaux allergènes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), on retrouve les « noix », qui désignent un ensemble de fruits à écale et oléagineux. Une étude a démontré que les noisettes, les noix de cajou, les noix du Brésil, les amandes et les pistaches forment un groupe dont les allergies sont fortement associées. Une personne allergique à l’un de ces aliments est ainsi susceptible d’être allergique aux quatre autres.

 

Par ailleurs, on recommande habituellement aux personnes allergiques aux arachides de s’abstenir de consommer des fruits à écale et oléagineux, dont la pistache. Ils ont aussi un potentiel allergénique élevé et sont souvent manipulés et distribués par des entreprises spécialisées dans les arachides. Les symptômes d’allergie aux fruits à écale et oléagineux peuvent être graves et aller jusqu’au choc anaphylactique.

 

Calculs urinaires

Certaines personnes peuvent se voir recommander d’adopter une alimentation restreinte en oxalates afin de prévenir les récidives de calculs rénaux ou urinaires (aussi appelés lithiases urinaires). Les oxalates sont des composés qu’on retrouve naturellement dans plusieurs aliments, incluant les pistaches. Il est donc préférable que ces personnes évitent d’en consommer, ainsi que les autres types de fruits à écale et oléagineux.

Section Profil santé

Recherche et rédaction : Caroline Trudeau, Dt.P., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval

Révision scientifique et coordination : Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.

(juin 2007)

 

19.09.2009

Faciliter la digestion

L’extrait de radis noir, l’extrait de feuilles d’artichaut et l’acide déhydrocholique favorisent la sécrétion de la bile par le foie pour accélérer la digestion des graisses et des protéines, et prévenir la stagnation des aliments dans le système digestif et, ainsi, aider à soulager la sensation de ballonnement et de gonflement et à réduire les reflux acides. Le charbon végétal absorbe toxines et gaz. L’huile essentielle de menthe poivrée calme les spasmes intestinaux. L’extrait d’aubier de tilleul sauvage stimule les fonctions d’élimination. Ces ingrédients naturels agissent ainsi en synergie pour améliorer la digestion.

 

L’importance de la bile

Un foie en bonne santé fabrique en moyenne un litre par jour d’acides biliaires. La bile va librement dans l’intestin grêle émulsionner les graisses et les vitamines liposolubles et améliorer leur absorption.

Toute interférence avec l’écoulement naturel de la bile peut être à l’origine de toute une myriade de troubles digestifs. Un écoulement sain de la bile est essentiel pour la détoxification, une des missions clés du foie. Celui-ci est bombardé de façon incessante par des substances toxiques provenant de l’environnement, des aliments que nous mangeons, des boissons que nous buvons ou de l’air que nous respirons. La bile sert à transporter ces substances toxiques, à les conduire dans les intestins pour être ensuite éliminées de l’organisme. C’est aussi la voie la plus importante d’élimination du cholestérol. La bile favorise également le péristaltisme intestinal, prévenant ainsi la constipation.

Lorsque l’excrétion de la bile est inhibée, les toxines et le cholestérol restent plus longtemps dans le foie, entraînant des effets néfastes. Une des causes d’inhibition de son écoulement peut être une obstruction des voies biliaires par la présence de calculs. L’ingestion d’alcool, une hépatite virale, l’absorption de médicaments ou de substances chimiques peuvent également être mis en cause.

Une diminution du flux biliaire reste une cause courante de perturbations digestives, incluant une mauvaise absorption des graisses, des flatulences excessives, des ballonnements postprandiaux ou une constipation (ou une diarrhée).

Des ingrédients naturels, utilisés régulièrement, peuvent accélérer la sécrétion de la bile qui exerce une action protectrice sur le parenchyme du foie, stimuler l’élimination par les voies biliaires de substances néfastes et le mouvement péristaltique des intestins.

 

L’extrait de racine de radis noir : diurétique et cholérétique

En médecine traditionnelle, la racine de radis noir est utilisée depuis l’Antiquité pour traiter les flatulences, les problèmes de digestion, inhiber la formation de calculs biliaires et stimuler le fonctionnement biliaire. En Inde, où il est connu sous le nom de mooli, le radis noir est utilisé pour renforcer la santé du foie. Dans les régions où le radis noir est fréquemment inclus dans l’alimentation quotidienne, on observe une plus faible prévalence des maladies de la vésicule biliaire.

La racine du radis noir, très volumineuse et pouvant atteindre 50 cm de longueur, est riche en fibres, accompagnées d’acides aminés et de vitamines. Elle contient également des anthocyanines et des composés organiques soufrés, des glucosinolates, ou hétérosides soufrés, qui favorisent le drainage du foie et de la vésicule biliaire ainsi que l’élimination des toxines et des déchets. De nombreuses études pharmacologiques sont venues conforter les vertus attribuées par la tradition à la racine de radis noir.

Son activité diurétique a été démontrée chez le rat, de même qu’une action préventive modérée dans le cadre d’un traitement de longue durée (six semaines) sur l’augmentation du poids de calculs urinaires dans la vessie.

La plus importante activité de l’extrait de radis noir est de favoriser la production par le foie de bile pour digérer les graisses et les protéines, et diminuer la tension des voies biliaires principales. Il provoque également une contraction modérée de la vésicule, provoquant ainsi l’élimination des déchets. Son effet cholérétique a été évalué sur des rats hyperlipidémiques.

Il améliore également le mouvement péristaltique et est par suite bénéfique en cas de constipation. Il aide à hydrater et à lubrifier les intestins, encourageant ainsi ses mouvements. L’effet de l’extrait de racine de radis noir sur le péristaltisme a été mis en évidence sur l’ileum et le côlon de cobayes.

L’extrait de racine de radis noir a également une action hypoglycémiante et améliore le métabolisme lipidique chez le rat normal et diabétique.

L’extrait de racine de radis noir stimule le système de détoxification de l’organisme. Au cours de la phase II de la détoxification, le foie convertit les substances toxiques en composants moins toxiques, solubles dans l’eau, plus faciles à excréter de l’organisme. Lorsque l’activité des enzymes de la phase II est insuffisante, les toxines peuvent s’accumuler. Dans un modèle de détoxification hépatique, l’exposition à un extrait de racine de radis noir a augmenté l’activité de la glutathione S-transférase, de la quinone réductase et de la thiorédoxine réductase, trois enzymes impliquées dans la détoxification hépatique.

L’extrait de racine de radis noir a également une activité antioxydante. Chez le rat hyperlipidémique, il protège la muqueuse du côlon lorsque les animaux sont soumis à un régime riche en matières grasses, entraînant une inflammation de cette muqueuse intestinale.

Un essai clinique sur 40 patients ayant des signes de problèmes hépatiques montre de bons résultats après l’administration pendant environ un mois d’une teinture mère de radis noir. La lenteur digestive, la pesanteur postprandiale, les ballonnements épigastriques ont été améliorés.

 

L’extrait de feuilles d’artichaut : un puissant cholérétique

L’artichaut est une plante cultivée parmi les plus anciennes, d’abord en Éthiopie puis dans le sud de l’Europe, après être passé par l’Égypte. Les habitants de la Grèce et de la Rome antiques le considéraient déjà comme une aide efficace pour la digestion. Dans la médecine traditionnelle européenne, les feuilles d’artichaut étaient utilisées comme diurétique pour stimuler le fonctionnement des reins et comme cholérétique pour activer l’écoulement de la bile de la vésicule biliaire et du foie. Au cours de la première moitié du xxe siècle, les travaux de chercheurs français ont confirmé que l’artichaut semblait bien stimuler la vésicule biliaire et les reins. La commission allemande E a autorisé l’usage des feuilles d’artichaut dans le cas de problèmes de dyspepsie, un autre terme pour l’indigestion.

Les feuilles d’artichaut contiennent notamment des flavonoïdes, des acides cafféoylquiniques et de l’acide chlorogénique. Des études cliniques ont montré que les extraits de feuilles d’artichaut ont un effet bénéfique sur la sécrétion biliaire. Ils ont également des propriétés antioxydantes, protectrices du foie et peuvent abaisser les niveaux de lipides dans le sang.

Des études animales expérimentales et des essais sur l’homme indiquent que l’extrait de feuilles d’artichaut augmente le flux biliaire de 90 à 150 %.

Dans une étude, l’administration d’une dose unique d’extrait de feuilles d’artichaut de 1,92 g a produit une augmentation des sécrétions de bile de 127 % 30 minutes après son absorption, de 151 % après une heure et de 94 % après une heure et demie. Les chercheurs ont conclu que l’extrait d’artichaut peut être employé pour le traitement de désordres digestifs caractérisés par une faible assimilation des graisses en raison d’une sécrétion de bile insuffisante.

Des études de surveillance ont été conduites sur des patients présentant une dyspepsie et/ou des maladies du cholédoque (tube conduisant la bile) ou du foie. Portant sur 417 à 557 patients, le traitement a duré 4 à 6 semaines. Les symptômes digestifs, tels que douleur abdominale, flatulence, nausée, perte d’appétit, constipation et intolérance aux graisses, ont été diminués.

La prise d’extrait d’artichaut peut diminuer le cholestérol jusqu’à 40 % et les triglycérides d’environ 20 %. La sécrétion accrue d’acides biliaires ainsi induite stimule la motilité intestinale et la digestion des graisses, d’où leurs effets bénéfiques dans les dyspepsies non ulcéreuses et les « irritations » intestinales. L’extrait d’artichaut est contre-indiqué en cas d’obstruction biliaire.

Le charbon végétal, un puissant absorbant

Le charbon végétal est obtenu par carbonisation de bois préalablement sélectionnés. Il contient un réseau de pores qui font de lui un des plus puissants absorbants d’origine naturelle. Le charbon végétal reste dans le tube digestif où il est parfaitement toléré. Il a la capacité d’absorber différentes substances, notamment des bactéries, les toxines et les gaz. Prendre du charbon végétal empêche la décomposition d’aliments – comme les haricots –, de provoquer des flatulences ou une diarrhée.

Le charbon végétal activé est utilisé pour traiter différents troubles intestinaux. Il est notamment bénéfique dans le traitement des troubles fonctionnels du système digestif (ballonnement, douleurs abdominales, troubles du transit) et supprime efficacement l’aérophagie, les éructations et les gaz intestinaux. Le charbon actif absorbe les toxines. Il calme un système digestif stressé, permettant que les enzymes digestives soient produites et libérées. C’est aussi un excellent déodorant intestinal.

L’acide déhydrocholique : des effets cholérétiques et hépatoprotecteurs

Les acides biliaires et leurs conjugués sont des composants essentiels de la bile. Ils augmentent sa production et sont pour cela appelés cholérétiques. La supplémentation orale en acides biliaires est un traitement efficace dans les cas de défaut de synthèse d’acides biliaires. L’acide déhydrocholique est dérivé de l’acide cholique. C’est un cholagogue qui produit un effet immédiat en agissant directement sur les cellules du foie.

L’acide déhydrocholique provoque la sécrétion d’une bile de faible densité relative. Il est pour cela qualifié d’acide hypocholérétique puisqu’il facilite l’écoulement de la bile en la diluant. L’administration d’acide déhydrocholique par voie orale peut dissoudre les calculs biliaires et supprimer ou améliorer les coliques biliaires postprandiales. Une étude sur des rats albinos a confirmé l’effet cholérétique et hépatoprotecteur de l’acide hydrocholique7.

L’extrait d’aubier de tilleul sauvage facilite les fonctions d’élimination

L’aubier désigne la partie du bois tendre située sous l’écorce de l’arbre. C’est la zone où circule la sève, la plus riche en principes actifs. Il est « récolté » au printemps, au moment où la sève monte sur les arbres vivants à l’état naturel. L’aubier de tilleul sauvage a une composition complexe, constituée par des substances minérales, des lipides, des sucres, des acides (acide caféique et dérivés, libres et estérifiés), des tanins, de l’acide ascorbique… Il renferme deux coumarines, dont le fraxoside, et des flavonoïdes qui lui confèrent des propriétés dépuratives.

L’aubier de tilleul sauvage est traditionnellement utilisé pour faciliter les fonctions d’élimination rénales et digestives, en cas d’états nauséeux, de migraines hépatiques, de ballonnements épigastriques, de digestion lente, de flatulence.

Cholérétique et cholagogue, l’aubier de tilleul sauvage stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire, favorise l’élimination de la bile et assure une bonne digestion.

C’est un antispasmodique hépatobiliaire : il a la capacité de lever le spasme du sphincter d’Oddi. Il est actif sur la migraine d’origine hépatique.

 

L’huile essentielle de menthe poivrée

On retrouve des traces de l’usage de la menthe poivrée comme plante médicinale jusque dans la Grèce antique. Ses feuilles étaient traditionnellement employées par voie interne comme aide à la digestion et pour traiter les maladies de la vessie. La commission E allemande lui reconnaît des effets thérapeutiques, notamment celui de soulager les spasmes gastro-intestinaux et biliaires, les troubles digestifs mineurs ou les symptômes du côlon irritable.

Les constituants actifs de l’huile essentielle de menthe poivrée incluent le menthol, la menthone, le cinéol et différentes autres huiles volatiles.

La menthe jouit en effet d’une solide réputation, en particulier pour soulager les douleurs gastro-intestinales. L’activité spasmolytique de l’huile essentielle de menthe poivrée a suscité l’intérêt des chercheurs. Les recherches montrent que in vitro l’huile essentielle de menthe poivrée détend efficacement les muscles du système gastro-intestinal, probablement par un effet antagoniste sur les canaux calciques de l’intestin.

L’huile essentielle des feuilles de menthe poivrée a un grand pouvoir calmant sur les spasmes intestinaux. Elle est utilisée dans le traitement du côlon irritable. Bien que les résultats des études cliniques soient parfois contradictoires, l’huile essentielle de menthe poivrée semble avoir une légère efficacité et tendre à réduire les symptômes du côlon irritable. Une méta-analyse incluant 175 patients dans cinq essais a trouvé des effets bénéfiques statistiquement significatifs à l’emploi de l’huile essentielle de menthe poivrée par rapport à un placebo.

L’huile essentielle de menthe poivrée est également active sur les crampes et les nausées. Son action antiseptique limite les fermentations intestinales et atténue les ballonnements.

Nutranews

 

13.09.2009

Aliments déshydratés

nutriments préservés

Aliments déshydratés, nutriments préservés; Pour déshydrater les récoltes du potager, procurez-vous un de ces petits appareils sur le marché; ils permettent non seulement de sécher fruits, légumes, fines herbes et champignons durant la belle saison pour en profiter tout au long de l’année, mais aussi de préserver leurs qualités nutritionnelles si vous l'achetez muni d'un thermostat qui permet une amplitude et une flexibilité des températures, certains peuvent déshydrater tous les aliments. Cela inclut même les viandes, tout en conservant les mêmes qualités qu’à l’état frais.

Mais, bien sûr, ce sont vos légumes du jardin que vous allez déshydrater et qui contiendront toutes les vitamines souhaitées.

Ne confondez pas avec les légumes industriels: lisez bien les étiquettes avant de connaître la composition de ce que vous achetez, notament concernant les soupes en sachets qui, trop souvent sont trop salées et contiennent trop de glutamate.

25.08.2009

L'astragale renforce le système immunitaire

Gilles Corjon, docteur en pharmacie, herboriste à Grenoble.

L’astragale (Astragalus membranaceus), ou Huang QI (l’énergie jaune) astragale.gifest une plante chinoise à ne pas confondre avec astragalus gummifer, plante du Moyen-Orient qui fournit la gomme adragante, aux qualités adoucissantes. Cette plante, de la famille des légumineuses, pousse au nord de la Chine, de la province Hellongjlang jusqu’à l’ouest de la montagne de Sichuan entre 1 500 et 3 000 m d’altitude. Son habitat préféré est le bord des forêts car elle aime le soleil et un climat sec. Elle est cultivée en Chine et aux Etats-Unis pour les besoins de la phytothérapie.

 

On utilise les rhizomes avec les radicelles. A l’automne, on enlève les racines des plantes de plus de quatre ans, on les nettoie et on les laisse sécher au soleil. Puis, on les humidifie et on les découpe.

 

Mentionnée il y a plus de 2000 ans dans le « Shen Nong Ben Eao Jing » comme tonique supérieur et dans la thérapie « Fu Zhen », cette plante de saveur douce est utilisée en médecine traditionnelle chinoise pour tonifier les méridiens de la rate et du poumon. De nombreuses prescriptions pharmaceutiques chinoises incluent l’astragale dans leurs formules. Avec le ginseng, c’est la plante la plus utilisée pour stimuler l’énergie et renforcer les défenses naturelles du corps.

 

Les ingrédients actifs de cette plante sont principalement des saponines (astragalsaponine I, II, III et daucostérol), des polysaccharides et de flavonoïdes. Les polysaccharides d’astragale et l’astragaloside sont responsables de l’action tonifiante sur l’immunité. L’astragale contient aussi des acides aminés, des phospholipides et des oligo-éléments dont le sélénium à l’action anti-oxydante bien connue.

 

Les scientifiques ont confirmé les utilisations traditionnelles de l’astragale et ont prouvé l’effet tonifiant de l’astragale sur le système immunitaire et son action protectrice contre les bactéries et les virus. Cette plante est un complément idéal dans les chimiothérapies à répétition car elle tonifie l’immunité (en particulier les cellules T4), protège les fonctions hépatiques et réduit les oedèmes.

 

Actions pharmacologiques

* Système immunitaire : augmente la formation des anticorps, en particulier les IgA et IgG dans la muqueuse nasale des personnes sensibles aux refroidissements.

* Système cardiovasculaire : abaisse la pression sanguine et améliore la microcirculation.

* Foie : hépatoprotectrice, prévient la perte de glycogène hépatique.

* Sur le contrôle de la glycémie : diminue le taux de sucre dans le sang mais sans effet hypoglycémique préjudiciable.

* Sur la respiration cellulaire : améliore la tolérance des cellules à l’anoxie, augmente le taux d’AMP cyclique, et inhibe la croissance des cellules tumorales.

* Sur les glandes surrénales : favorise leur bon fonctionnement et s’oppose aux états de fatigue chronique.

 

L’astragale fait partie des plantes adaptogènes qui rééquilibrent le système d’adaptation au stress de l’organisme, tout comme le ginseng, l’éleuthérocoque, l’ashwagandha, le maïtaké ou le schizandra.

 

Recommandations thérapeutiques

* Fatigue chronique avec manque de résistance à l’effort, transpiration excessive avec asthénie, convalescence.

* Infections chroniques, boutons avec suppuration.

* Mauvaise résistance au froid avec tendance aux refroidissements, faiblesse pulmonaire surtout pendant la période hivernale.

* Effets secondaires de la chimiothérapie et de la radiothérapie.

* Etat de stress.

* Asthme bronchique, allergies saisonnières.

* Insuffisance hépathique

 

L’astragale, mode d’emploi

Décoction de racines (recette traditionnelle chinoise)

 

1. Mettre 10 g de racines dans un récipient émaillé avec deux grandes tasses d’eau.

2. Faire bouillir à feu doux et à couvert jusqu’à réduction de moitié.

3. Filtrer et boire chaud en deux fois, le matin au lever et avant le repas de midi.

 

Cette cure peut être prolongée pendant trois semaines et répétée si besoin. L’astragale ne présente aucune toxicité.

 

En ampoules buvables comme complément nutritionnel, à raison d’une ampoule le matin.

 

Source: http://soignez-vous.com/?p=913

Image: http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiver.../astragale.gif

astragale.jpg

05.08.2009

les plantes anti-pollution: à cultiver chez soi et au travail !

Le principe est simple : épurer l'air par les plantes. Notre environnement intérieur (domicile, lieu de travail...) concentre encore plus de polluants que l'extérieur. Recourir à des plantes judicieusement choisies pour respirer un air plus sain chez soi est une idée fort intéressante.

 

Les plantes absorbent certains polluants

Notre habitat est un véritable concentré de polluants. En effet, la plupart des matériaux dégagent des composés organiques volatils (COV) extrêmement toxiques, dont le plus courant se dénomme formaldéhyde. Les COV proviennent par exemple des peintures, colles, vernis, solvants, laques…, mais aussi des vêtements qui reviennent du pressing, de tous les meubles de cuisine et autres étagères en contreplaqué, des moquettes, produits de vitrification, désodorisants, parfums, isolants (laine de roche, de verre, linoléum…), de tous les produits de combustion (gaz, bois, tabac…) et même de l'eau de la douche (chloroforme) !

 

Bref, tout espace confiné concentre des COV. L'aération est une des meilleures façons de diminuer les concentrations en COV, mais cultiver certaines plantes à l'intérieur de chez soi semble une solution supplémentaire très intéressante.

 

Les feuilles absorbent les polluants de l'air, lesquels sont ensuite convertis dans les racines en produits organiques, nutriments de base pour la plante. Et chaque plante a ses propres particularités, ses préférences.

 

Quelles sont les plantes les plus performantes en matière d'épuration ?

Plants for People (une initiative internationale visant à diffuser des informations sur les bénéfices apportés par les plantes dans l'environnement du travail) propose sur son site une liste des plantes les plus efficaces en fonction du type de polluants qu'elles sont capables d'extraire (voir ci-dessous).

 

Une autre liste, certes plus concise, mais plus pratique, a été proposée:

● Tabac : sansevieria, chlorophytum, pothos dracanea.

● Electromagnétique (ordinateur, matériel TV, hi-fi, vidéo…) : cactus.

● Peintures, détergents, colles provenant des moquettes, meubles en contreplaqué, mousses d'isolation, teintures : lierre, aloé vera, ficus.

● Solvants : chrysanthème.

Quelles sont les plantes particulièrement appropriées pour assainir l'air dans des endroits clos ?

 

Les plantes qui décomposent bien le formaldéhyde (contreplaqué, moquette, colles, tissu, enduits, peintures…)

Aloe barbadensis

Chlorophytum elatum

Philodendron selloum

Dradaena fragrans 'Massangeana'

Epipremnum aureus

Syngonium podophyllum

Chrysanthemum morifolium

Gerbera jamesonii

Dracaena deremensis 'Warneckii'

Les plantes aident également à lutter contre les microbes, les moisissures et autres polluants hors COV. "Les conifères, le dieffenbachia, les bégonias, les chrysanthèmes et les géraniums libèrent dans l'air des substances antibactériennes et même des antibiotiques".

 

Et enfin, des plantes dont les feuilles jaunissent, pâlissent ou se colorent de noir, ne souffrent pas forcément du mode d'arrosage, mais signalent peut-être plutôt un excès de COV. A vous de mener l'enquête !

 

Les plantes qui décomposent bien le benzol (peintures, solvants…)

Hedera helix

Spathiphyllum

Dradaena marginata

Epipremnum aureus

Dracaena deremensis 'Warneckii'

Sansevieria trifasciata

Aglaonema modestum

Les plantes qui décomposent bien le trichloréthylène (diluants, retour de pressing…)

Spathiphyllum

Dracaena deremensis 'Warneckii'

Dracaena deremensis 'Janet Graig'

Dradaena marginata

Sansevieria trifasciata

Hedera helix

Les plantes qui décomposent bien le dioxyde de carbone (produits de combustion)

Chlorophytum elatum

Epipremnum aureus

 

Reste que de nombreuses plantes peuvent se révéler toxiques pour les enfants et les animaux qui auraient l'idée de les goûter. Alors placez-les toujours hors de leur portée.

07.07.2009

Un peu de tout en phyto

Contre les petits problèmes de transit (ballonnements, aérophagie…) : le charbon végétal, le cumin, le fenouil, le curcuma, la menthe poivrée, le romarin.

Contre la constipation, les plantes laxatives : l’artichaut, l’ispaghul, le séné, l’angélique, le tilleul, le boldo, la bourdaine, les graines de lin, le radis.

Contre la diarrhée : la sauge, les baies de myrtille.

Contre les nausées et les dysfonctionnements du foie, les antispasmodiques : la mélisse, la fumeterre, l’argile, le chardon Marie.

Pour rester zen toute la journée, pour passer une nuit dans les bras de Morphée, pour éviter les manifestations dépressives : faites confiance aux plantes !

Contre la nervosité : l’aubépine, le coquelicot.

Contre le stress et le surmenage : la ballote.

Contre les difficultés d’endormissement : le houblon, l’escholtzia.

Contre les réveils nocturnes : la valériane.

Contre les réveils matinaux : la passiflore.

Contre les manifestations dépressives : le millepertuis.

28.06.2009

Algues rouges

Super-microbes et résistance bactériologique : le salut viendra-t-il des algues rouges d'Australie?

 

70 pour cent des infections humaines résultent de " biofilms ". Il s'agit là de grandes concentrations de bactéries qui nécessitent pour en venir à bout 1000 fois plus d'antibiotiques qu'auparavant, et qui entraînent une véritable course aux armements entre les microbes et les compagnies pharmaceutiques.

 

Leur résistance aux antibiotiques ne cesse de croître, comme en témoigne la montée en puissance de super-microbes tels que le staphylocoque doré, qui tue maintenant davantage de gens, chaque année, que le Sida.

 

Surgit alors la Delisea pulchra, une algue rouge découverte au large de la côte australienne et une équipe de chercheurs de l'Université des Nouvelles Galles du Sud. Durant un voyage d'étude, les scientifiques avaient remarqué que la surface des algues était exempte de " biofilm ", alors qu'elle vivait dans une eau chargée de bactéries.

 

Des expériences ont alors révélé un composé biochimique connu sous le nom de furanone halogéné, qui bloque les messages chimiques de communication entre les bactéries et les empêche de s'agglomérer en grande quantité sous forme de " biofilm ".

 

La compagnie Biosignal a été fondée pour développer cette nouvelle voie permettant de barrer la route aux superbactéries comme celles u choléra, de la légionellose ou le staphylocoque doré, sans plus risquer de renforcer les capacités de résistance de ces microbes.

 

Les applications de ces furanones inspirés des algues concernent les canalisations dans les hôpitaux, les lentilles de contact ou les cathéters, mais aussi des soins buccaux et de nouvelles thérapies pour des patients particulièrement vulnérables atteints de maladies comme la mucoviscidose ou des infections urinaires.

 

La substance qui bloque les signaux émis par les bactéries pourrait aussi être utile dans le domaine de la pollution environnementale, en réduisant ou supprimant la nécessité de verser des tonnes de produits chimiques toxiques dans les canalisations et réservoirs ou dans les cuisines pour se débarrasser des microbes.

 

25.06.2009

Une plante nommée " Résurrection "

Deux millions d'enfants meurent chaque année de maladies telle que rougeole, rubéole, coqueluche, qui pourraient être traitées préventivement par des vaccins. Selon certaines estimations, des ruptures dans la chaîne du froid allant du laboratoire qui produit ces vaccins, au village où ils seront utilisés, entraîne la perte de près de la moitié des vaccins qui, ainsi, ne parviennent pas à leur destinataire.

 

Arrive alors une plante d'Afrique centrale et australe, la Myrothamnus flabellifolia, dont les tissus peuvent être séchés jusqu'à devenir craquants, puis revitalisés sans dommage ? c'est la " reviviscence " - grâce à la protection que donne une substance sucrée produite par les cellules lors du processus de dessiccation.

 

C'est notamment à partir de cette plante que Bruce Roser, un chercheur biomédical, a récemment fondé avec des collègues Cambridge Biostability Ltd, afin de développer des vaccins ne nécessitant pas d'être maintenus au frigidaire en se basant sur les propriétés remarquable des sucres appelés tréhaloses.

 

Le procédé consiste à vaporiser une couche de tréhalose sur le vaccin, de façon à créer des sphères inertes ou des micro perles de sucre qui peuvent être mises sous forme injectable et se retrouver dans les sacoches des médecins pendant des mois, voire des années.

 

Des essais sont en cours avec la société indienne Panacea Biotech, qui a investi dans la société mère et passé plusieurs accords signés avec des compagnies danoises et allemandes.

 

Ces développements, inspirés de la nature, pourraient conduire à une économie annuelle à l'échelle mondiale de l'ordre de 300 millions de dollars, tout en réduisant les besoins en kérosène et en frigidaires fonctionnant à l'énergie solaire.

 

Parmi les autres perspectives ouvertes par cette voie d'innovation : la préservation de la nourriture, et le stockage de tissus animaux et humains qui nécessitent actuellement le températures très basses, classiquement obtenues grâce à l'azote liquide.

22.05.2009

Transpiration excessive

La sauge! sous toutes ses formes

Faites un vinaigre de sauge: 1 ou deux poignées de feuilles de sauge fraîche, fraîche, c'est impératif dans ¼ de litre de vinaigre de cidre; laissez macérer au soleil si possible une dizaine de jour. Filtrez, frottez matin et soir la plante des pieds.

 

Pour améliorer la fatigue du soir et la stase veineuse; écrasez très finement de la tisane de sauge au moulin à café; utilisez cette poudre pulvérisée en tapissant l'intérieur de vos chaussures.

 

Faite pareil en rajoutant à la sauge de la menthe et, le soir, après avoir retiré vos chaussures, saupoudrez sauge-menthe dans la chaussure pour désodoriser.

Mettre une poignée de sauge fraîche dans 125 ml d'alcool à 70 non camphré si possible. Laissez macérer et frictionner la plante des pieds ou des mains matin et soir….

Mettre de la tisane de sauge dans la taie d'oreiller pour vous aider à dormir mais à condition de ne pas être allergique aux plantes, bien sûr!

 

Faire une tisane très épaisse de sauge, filtrez et rajoutez dans un bain de pied, à utiliser le soir contre la transpiration des pieds.

 

Mettre quelques gouttes d'HE de sauge dans de l'huile d'olive ou d'amande douce et frottez la paume des mains;

 

30 gouttes d'HE de sauge dans 120 g de gros sel, mélangez bien et utiliser en sels de bain anti-sudoral. La poudre très fine peut être mélangée à du talc pour poudrer le corps après douche.

 

Quelques feuilles de sauge rajoutée dans les légumineuses pour éviter les flatulences, je parle ici pour le cassoulet… mais, perso, je préfère du romarin frais. Vous ferez également un vin de sauge avec des feuilles et racines: laissez tremper dans du bon vin rouge ou blanc, selon le goût… après filtration, vous rajoutez ou non 125 g de sirop liquide ou 1 ou 2 verres d'eau de vie ou de vodka… un demi verre avant le repas pour améliorer la circulation sanguine et ralentir la transpiration du corps… pour améliorer également d'autres petits soucis quotidien car, sauge vient du latin "salvia" qui veut dire "sauver" et c'est bien connue, qui a de la sauge dans le jardin, n'a pas besoin de médecin. Donc, le matin, buvez à jeun une infusion de sauge.

SAUGE.jpg

16.05.2009

Bilan de la nouvelle grippe au 16 mai 2009

Le détail :

 

http://www.romandie.com/ats/news/090516115630.sv61rvqe.asp

 

Grippe porcine: l'OMS annonce près de 1.000 nouveaux cas, bilan à 8.451

 

GENÈVE - Le bilan de la grippe porcine établi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est alourdi samedi de près de mille cas supplémentaires par rapport à la veille pour atteindre désormais 8.451 personnes contaminées dans 36 pays.

 

Le nombre de personnes décédées est passé pour sa part à 72 contre 65 vendredi.

 

Les bilans de l'OMS ne cessent de s'alourdir drastiquement depuis une semaine, les Etats-Unis portant le plus lourd fardeau suivi par le Mexique, foyer d'origine du nouveau virus A (H1N1).

 

L'organisation dénombrait lundi 4.379 personnes contaminées dans 29 pays, un chiffre qui a franchi depuis presque quotidiennement le millier supérieur pour atteindre vendredi les 7.520 cas.

 

Deux nouveaux pays (Pérou, Equateur) sont apparus samedi sur la liste de l'OMS, dont les données sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l'organisation après leurs annonces.

 

    Etats-Unis:      4.714 cas, 4 mortels (contre 4.298, 3 décès)

    Mexique:         2.895 cas, 66 mortels (contre 2.446 cas, 60 mortels)

    Canada:            496 cas, un mortel

    Costa Rica           9 cas, un mortel

    Espagne:           100

    Royaume-Uni:        78

    Panama:             43

    France:             14

    Allemagne:          14

    Colombie:           11

    Italie:              9

    Nouvelle-Zélande:    9

    Brésil:              8

    Israël:              7

    Japon:               4

    Salvador:            4

    Chine:               4

    Corée du Sud:        3

    Pays-Bas:            3

    Guatemala            3

    Cuba:                3

    Belgique             2

    Finlande:            2

    Norvège:             2

    Suède:               2

    Thaïlande:           2

    Autriche:            1

    Argentine:           1

    Australie:           1

    Danemark:            1

    Portugal:            1

    Suisse:              1

    Irlande:             1

    Pologne:             1

    Equateur:            1

    Pérou:               1

(©AFP / 16 mai 2009 13h56)

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