31.07.2009

Bouturage: passion des jardiniers

et autres plus ou moins amateur-trices

Explication simple : le bouturage est un mode de multiplication de certaines plantes consistant à donner naissance à un nouvel individu de ces mêmes plantes (individu enfant du plant mère); il est réalisé à partir d'un organe ou d'un fragment d'organe isolé de certaines plante. C'est, en quelque sorte, un clonage qui ne peut être pratiqué que sur des organismes simples le plus souvent. Le bouturage, explication "scientifique"? se fait par dédifférenciation cellulaire au niveau du méristème. Il peut être naturel ou artificiellement provoqué (par les jardiniers amateurs ou en pépinière).

 

Il existe plusieurs types de boutures: la bouture herbacée qui se pratique sur des plantes non lignifiées souvent en fin d'été.

La bouture sur bois tendre: se pratique sur les rameaux de l’année (encore vert, bien sûr) des arbres juste au moment ou ils commencent à durcir. Les pousses conviennent au bouturage sur bois tendre quand elles peuvent être cassées facilement en les pliant entre le pouce et l’index et quand ils ont toujours une gradation de taille de feuille (les feuilles les plus anciennes sont mûres tandis que les nouvelles feuilles sont encore petites).

Saisonnalité: pour la plupart des arbres, cette étape se produit en mai, juin, ou juillet. Veiller à ne pas laisser sécher les pousses avant de replanter. Elles s’enracinent généralement rapidement.

La bouture dite semi-aouté: elle se pratique sur pousse de l’année dont la base est dure (aoutée) et la pointe tendre et encore en croissance (de mi-Juillet à mi-septembre selon les espèces)

La bouture aouté: se pratique sur rameaux dormants à la fin de l’automne, en hiver ou au début du printemps. Le bois est dur et ne se plie pas facilement.

La bouture à l’étouffé: elle se pratiquera à n’importe quelle période mais en mettant la bouture sous cloche de verre (ou enfermée dans un sac plastique transparent à défaut) afin de conserver un taux d’humidité proche de 100%.

Penser à aérer tous les 2 à 3 jours pour éviter les problèmes de pourrissement. La technique de l’étouffé améliore significativement la reprise des boutures en évitant qu’elles ne s’assèchent.

La bouture de feuille: se pratique avec une feuille de "Coleus" "Begonia" que l’on positionne face sur le substrat et dont on sectionne les nervures principales; on évite d'arroser excessivement pour empêcher le pourrissement de la bouture.

 

Il a déjà été indiqué quelques dates mais, en fait, la période de bouture dépend de l'espèce choisie ainsi que du type de bouture et de l'utilisation finale. En principe, les boutures sont plus réussies quand elles sont pratiquées en période de croissance de la plante. Début juin est une bonne période pour des boutures de feuillus (érable, orme, azalée). Prendre des pousses de l’année dont la base commence à s'aoûter, compter 5 ou 6 feuilles à partir de la base, de préférence, plonger la base dans une hormone de bouturage et mettre les pousses "à l’étouffée" dans une mini serre (que vous pourrez réaliser rapidement avec une bouteille de plastique par exemple).

 

Il est aussi possible de bouturer à la fin de l’été sur du bois aouté ou sur certains feuillus en automne-hiver. Pour les conifères, la période est plutôt fin automne et durant l’hiver en châssis froid.

 

La réalisation de votre bouture

Sélectionnez un fragment d'un jeune rameau ligneux ou herbacé d'au moins 10 à 15 cm de long comportant au moins 3 nœuds (pour certaines espèces, on peut même simplement prendre une feuille ou un morceau de racine) et sectionnez (avec un sécateur bien propre (javellisé même) et bien aiguisé); coupez juste sous un nœud ou avec un talon.

 

On taillera toutes les feuilles du rameau à l'exception de 2 ou 3 au sommet pour éviter une trop grande transpiration du plant qui n'a plus de racines pour s'hydrater. Puis, plantez ensuite rapidement le rameau (pour éviter qu'il se dessèche) par le côté coupé comportant une zone favorable à l'émission de racines dans un substrat. Ce substrat peut être de la terre, du terreau ou bien même un simple récipient rempli d'eau. Utilisez, de préférence, des pots en terre cuite et choisissez de placer les boutures sur les bords du pot car, les parois emmagasinant et conservant la chaleur, cela favorise l'émission de racines.

 

Placez ensuite le tout dans un environnement lumineux (mais pas en plein soleil), chaud, humide et à l'abri du vent. La bouture a pris si, après 3 à 4 semaines, vous avez pu constater de nouvelles pousses au niveau des "yeux".

 

Nota: Pour accroître ses chances de réussite, on peut utiliser une hormone de bouturage, l'auxine, qui stimule la rhizogenèse (l'apparition de racines sur les tiges et autres organes).

Ne jamais laisser le bourgeon terminal de la branche afin que, lors du départ en végétation, ce soit la formation des racines qui soit privilégiée et non celle de la tige.

29.07.2009

Et si c'était la grande pénurie?

eau, chauffage, sanitaires,

 

mais comment faire

si 20 millions de Français sont au lit?

 

si les services de l'état cessent de fonctionner?

 

TOUS MES TUYOS sur ce blog

 

http://cuisinetsante.hautetfort.com

Prudence avec les câbles électriques chauffants

Dans le Guide d’équipement mécanique de la SCHL, on recommande la prudence avec les câbles électriques chauffants. Certains d’entre eux exposent les gens à des champs magnétiques de 60 Hertz. Une exposition prolongée à ces champs est fortement soupçonnée d’être une des causes de la leucémie infantile (bioinitiative.org et volume 80 sur monographs.iarc.fr).

 

Selon une étude médicale ontarienne (ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10389746), chez les garçons de moins de 6 ans, le risque d’être atteint de ce cancer du sang doublait à partir d’une dose de magnétisme de seulement 1,4 milligauss (ou 0,14 microtesla). Or, certains planchers radiants électriques d’ancienne génération émettent un champ de plus de 75 milligauss au niveau du sol. Aujourd’hui, plusieurs fabricants offrent des systèmes de planchers (easyheat.com; flextherm.com; stelpro.com) et de plafonds (thermaray.com) radiants électriques conçus pour ne pas exposer les gens à des champs magnétiques de 60 Hertz.

 

On retrouve également plusieurs autres sources de champs magnétiques élevés dans et autour des habitations. Parmi les principales : les lignes de distribution électrique de quartier et leurs transformateurs, le téléviseur, le panneau électrique principal et la mise à la terre de l’entrée électrique lorsqu’elle est faite sur une entrée d’eau métallique plutôt qu’avec des tiges métalliques enfouies.

 

Il est vrai que les effets sur la santé sont encore controversés : les bonnes études indépendantes sont rares. C’est que les fonds de recherche proviennent surtout des industries de l’électricité et de l’électronique qui n’ont pas intérêt à ce qu’on prouve leur nocivité. Or, l’Union européenne vient d’adhérer aux conclusions des experts indépendants qui ont signé le fameux rapport Bioinitiative.org : les normes d’exposition internationales doivent être révisées, car elles sont si laxistes qu’elles mettent la santé du public en péril.

 

D’autant plus que les sources d’électromagnétisme sont de plus en plus nombreuses et ne sont pas contrôlées. À cet égard, dès l’an 2000, un double candidat au prix Nobel de la médecine et expert en la matière, le Dr Robert O. Becker, affirmait : "il ne fait aucun doute dans mon esprit, aujourd’hui, le plus grand élément polluant dans l’environnement terrestre est la prolifération des champs électromagnétiques." (energyfields.org)

 

Si bien qu’un nombre croissant de personnes, à force d’être exposées, finissent par être atteintes d’électro-hypersensibilité (EHS, lire à ce sujet le site suédois bilingue feb.se). Certaines personnes réagissent même aux faibles ondes radio transmises par les réseaux informatiques locaux dits Wi-Fi ou Ethernet sans fil. Il est donc prudent de réduire le plus possible son exposition, particulièrement en limitant son usage sinon en se passant carrément des téléphones cellulaires et des téléphones sans fil conventionnels. En effet, des études indépendantes ont lié l’exposition prolongée aux hautes fréquences qu’ils émettent à des symptômes d’EHS et à des cancers.

 

Exposition résidentielle

Dans les maisons, l’intensité de la plupart des champs électriques, magnétiques ou des radiofréquences et micro-ondes tombent à zéro à une distance d’un à deux mètres des câbles ou appareils électriques qui les émettent. Parmi les exceptions : le téléphone sans fil digital de type DECT est doté d’une base qui émet des radiofréquences partout dans la maison et en permanence tant qu’elle est branchée.

 

À l’extérieur, les distances sécuritaires varient d’une source à l’autre. Par exemple, selon les médecins Suzanne et Pierre Déoux, pionniers français de la santé environnementale, il serait prudent de vivre à au moins 250 mètres (820 pieds) d’une ligne à haute tension de 400 000 volts (400 kilovolts ou kV), à 150 m (492 pieds) d’une ligne de 225 kV et à 100 m (328 pieds) des lignes de 90 et 63 Kv. Au Québec la tension de nos lignes de transport est de 120, 315 ou 735 kV, il faut donc extrapoler. Auteurs du Guide de l’habitat sain (medieco.info), les docteurs Déoux recommandent aussi de se tenir à au moins 5 à 10 m (de 16 à 32 pieds) des transformateurs et à 40 m (131 pieds) des lignes de distribution locale de 20 kV.

 

Les marges de sécurité peuvent varier entre 100 m (328 pieds) et 3 km (1,86 mille), notamment selon des facteurs comme les vents dominants et l’orientation des faisceaux de radiofréquences.

 

Collaboration spéciale André Fauteux, éditeur du magazine La Maison du 21e siècle. Information: www.21esiecle.qc.ca

28.07.2009

2009 est l'année Darwin

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/darwin/20090727/13990/...

 

1847: Darwin et la «grippe porcine»Par Michel de Pracontal

Durant l'hiver 1847, une sévère pandémie de grippe frappe Londres, où elle provoque 5000 décès. «J'espère sincèrement que la grippe vous a depuis longtemps laissé en paix, vous et votre famille», écrit Darwin à l'astronome John Herschel, début 1848 (1).

 

Dix ans plus tôt, pendant l'hiver 1836-37, une autre pandémie grippale, partie de Russie, a traversé l'Europe d'est en ouest et causé 3000 décès à Dublin, plus que l'épidémie de choléra de 1832. Darwin a été touché par cette grippe, comme le prouve une lettre qu'il a adressée en janvier 1837 au Collège Downing, pour décliner une invitation à dîner.

 

A peine remis, il reçoit un courrier de son mentor et ami, le géologue Charles Lyell (1797-1875), le conviant à un autre dîner en supposant qu'il «n'a pas eu le loisir d'attraper la grippe». Notons que Lyell parle de cette «abominable maladie de cochon, la grippe» (beastly-swinish disease), ce qui ne signifie pas qu'il a compris à l'époque le lien entre la maladie humaine et la grippe porcine : on est avant l'ère pastorienne et les virus sont encore inconnus (2).

 

Un quart de siècle plus tard, en janvier 1862, Darwin,  reçoit un courrier de son cousin et ami Henry Holland (1788-1873), médecin de la Reine Victoria, qui exprime ses regrets d'avoir appris que le naturaliste et sa famille ont été victimes de la nouvelle épidémie d'influenza. Holland observe que la grippe «continue d'être très répandue à Londres et dans le pays», et déclare que sa théorie sur cette maladie «est la même que celle [qu'il a] plus complètement exposée pour le choléra asiatique». L'hypothèse de Holland est que le choléra comme la grippe sont dus à des «animalcules».

 

C'est donc une théorie des germes avant Pasteur, que Holland a formulée dans ses «Notes et Réflexions médicales» dès 1839. Il écrit que la cause du choléra pourrait être «des animalcules, diffusés par l'atmosphère ou par l'homme [...] sous une forme non reconnaissable par nos sens, ou par d'autres moyens directs de recherche, mais cependant sujets aux mêmes lois de propagation et de diffusion que des espèces plus faciles à mettre en évidence (3).»

 

Holland affirme que les animalcules peuvent «agir comme une influence nocive ou un poison sur le corps humain». Il pense que «quand ils sont appliqués sur la surface absorbante du corps ils peuvent produire les symptômes les plus virulents de la maladie».

Holland écarte aussi l'hypothèse avancée à l'époque selon laquelle le choléra serait dû à des phénomènes électriques ou chimiques, et soutient que l'agent de la maladie est un «poison matériel spécifique dans son effet et qui est capable de se reproduire et de se propager sur la planète». Cela revient à décrire une épidémie virale. Holland pense que ce schéma ne s'applique pas seulement au choléra, mais à d'autres maladies infectieuses, dont la grippe.

 

Finalement, le médecin de la Reine avance que l'on pourra guérir un jour de telles maladies grâce à «une antidote spécifiquement dirigée contre l'action du virus dans le sang». Il restera à Louis Pasteur à inventer la vaccination, près d'un demi-siècle après le travail précurseur de Henry Holland.

 

 

M. de P.

1.Toutes les lettres citées dans cette chronique peuvent être lues in extenso sur le site «Darwin correspondence project»

2.Le terme «virus» est cependant employé à l'époque pour désigner un agent pathogène, mais non dans le sens précis qu'il a aujourd'hui.

3.Milton Wainwright, «The fossil hunter, Queen Victoria's doctor and the germ theory of disease», Micro

Les Canadiens ont, hélas pour eux, de l'avance sur ce qui va nous arriver

Après un mois de juin des plus chaotiques, le virus de la grippe A (H1N1) semble en perte de vitesse au Canada depuis trois semaines. Mais les autorités de santé publique s'attendent à un retour en force du virus au cours des prochains mois. Ils se préparent au pire, en espérant le meilleur.

 

Une deuxième vague de la grippe A (H1N1) pourrait forcer les hôpitaux québécois à annuler des opérations, à retarder des examens médicaux et à remplacer en catastrophe le personnel malade.  En fait, le plan en cas de pandémie prévoit que les hôpitaux devront procéder à un certain délestage de leurs activités pour parer au plus urgent si la grippe frappe avec vigueur.

 

C'est ce qui s'est produit au printemps 2003 à Toronto. Le SRAS avait alors frappé par surprise et personne n'était préparé. Seulement quelques centaines de personnes avaient contracté le syndrome respiratoire, mais, étant donné la virulence du virus, 43 personnes en étaient mortes en quelques semaines.

 

Le système avait fonctionné au ralenti pendant des semaines. Infirmières et médecins étaient tombés malades. Des unités de soins avaient été fermées. Économiquement, la région de Toronto a mis du temps à se remettre de la crise.

 

Du plus rose au plus sombre, tous les scénarios sont envisageables en ce qui concerne la pandémie de grippe A (H1N1) qui sévit maintenant partout sur la planète, souligne le Dr Karl Weiss, microbiologiste-infectiologue à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

 

Dans le cas d'un scénario-catastrophe, «l'impact sur le système de santé sera le moindre des maux parce qu'il va y avoir un impact économique titanesque. Le SRAS a coûté 8 milliards à l'économie canadienne. Une pandémie majeure pourrait coûter plusieurs centaines de milliard?», explique le Dr Weiss.

 

Le plan de préparation à une pandémie prévoit des interventions à l'échelle tant provinciale que locale. Chaque hôpital a envisagé ce qu'il pourrait faire en cas de pandémie majeure: retarder des opérations, réserver des unités complètes au traitement des malades, ouvrir des centres de soins à l'extérieur des hôpitaux, travailler avec du personnel réduit.

 

Mais pour l'instant, la grippe A (H1N1) est loin de se comparer avec l'épisode de SRAS. La vague qui a frappé en avril a été relativement peu grave. La plupart des personnes infectées ont éprouvé des symptômes bénins semblables à ceux de la grippe saisonnière.

 

«Beaucoup de gens ont la grippe et ne le savent même pas. Pour toutes les maladies infectieuses, c'est pareil», mentionne le Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique.

 

Ainsi, des sondages montrent que, dans la région de New York, jusqu'à 10% de la population aurait contracté le virus en un mois. Le Québec collige actuellement ses données pour évaluer le nombre de personnes touchées. Mais déjà, certains chiffres révèlent que 50 000 Québécois auraient contracté la grippe sans le savoir.

 

Le virus a tout de même fait 55 victimes à ce jour au Canada, dont 19 au Québec. Mais la plupart sont des personnes dont le système immunitaire était déjà affaibli par une maladie chronique.

 

Le pic a été atteint en juin. «Le virus H1N1 a fait bien plus de ravage durant le mois de juin 2009 que l'influenza ordinaire n'en fait durant les mois de janvier ou février», déclare le Dr Karl Weiss, de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Le nombre de cas est à la baisse depuis trois semaines, mais la santé publique se prépare à une deuxième vague vers la fin de l'automne ou à l'hiver.

 

«Est-ce qu'il va nous revenir en janvier ou février, comme la grippe habituelle? Personne n'est capable de le dire. Mais compte tenu du comportement habituel du virus, ce pourrait très bien être durant l'hiver?», croit le Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique. Le virus risque aussi de muter. Un premier cas de résistance au Tamiflu en Amérique du Nord a d'ailleurs été signalé la semaine dernière, dans un laboratoire de Québec. D'autres cas ont été découverts au Danemark, au Japon et en Chine.

 

Le médicament avait alors été administré à titre préventif à un septuagénaire. «Si d'autres cas surviennent, il faudra peut-être réévaluer l'utilisation du Tamiflu en prophylaxie à grande échelle. Il faudra peut-être le réserver pour le traitement des cas plus sérieux», croit le Dr Guy Boivin, microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier de l'Université Laval, qui a fait la découverte avec son équipe.

 

Des travaux sont en cours au laboratoire pour tenter de déterminer si cette souche résistante du virus se transmet aussi facilement que les souches sensibles au Tamiflu. Cette donnée sera importante s'il y a une deuxième vague de grippe.

 

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/...

La Presse

 

NOTE a ceux qui croient que j'en fais trop:

la grippe, en général, fait en France chaque année de 2 à 3000 morts, uniquement des personnes âgées et ou ayant de sévère pathologies.

 

Pour le dernier hiver, la grippe, virus Brisbane qui entre pour 1/3 dans la A H1N1, la grippe a fait 13 000 morts. Cette grippe, "qui n'est pas aussi grave et dangereuse" selon les dires de certaines bonnes consciences intellectuelles omniscientes, va toucher environ 20 millions de Française et comme elle est à peine mortelle à moins de 1%, je vous laisse le soin de calculer combien de Français sont susceptibles de rejoindre la mâne de leurs ancêtres.

En espérant vivement –et je nous le souhaite- que la grippe qui va augmenter dès la mi-septembre SERA LA MEME, celle que nous connaissons actuellement et pas un nouveau variant qui deviendrait alors……. le vaccin qui se prépare actuellement ne servirait à STRICTEMENT RIEN

26.07.2009

Sachez-le

Ca se passe comment maintenant chez le médecin?

 

Le Quotidien du Médecin (qui avec la Revue du Praticien Médecine Générale connaît tout des médecins traitants) vient de l'expliquer à ses lecteurs: "Depuis le 23 juillet, un espace dédié à l'information des professionnels de santé sur la grippe A/H1N1 vient d'être créé sur le site du ministère de la Santé et des Sports. Y sont d'ores et déjà disponibles des fiches mémo très claires, des recommandations sanitaires et les premières modalités d'organisation", résume le Dr Irène Drogou qui précise, concrètement, de quoi il retourne. Et ce sont bien ces précisions (accessibles pour l'heure à tous, "professionnels de santé" ou non, sur le site ministériel) vont nous permettre de poser un diagnostic sur la qualité de l'adhésion de votre praticien à la lutte anti-pandémique.

 

Nous avions tous plus ou moins appris, ces dernières années, à faire avec les classements qualitatifs des établissements hospitaliers établis publics, puis privés; une entreprise patiemment développée d'abord par nos confrères du Point rapidement suivis par d'autres. Désormais cette évaluation vaudra pour chaque médecin. Un simple coup d'œil à la salle d'attente et au cabinet vous en dira beaucoup.

 

Masques, mouchoir, lavage de main et auto-quarantaine

Zéro pointé au praticien qui n'aura pas remplacé les tristes magazines mille fois feuilletés (et à ce titre désormais hautement suspects...) par les affiches et les dépliants anti-pandémique (disponibles sur le site ministériels). On doit également mettre à la disposition de chacun des patients des mouchoirs en papier (à usage unique) ainsi que des masques anti-protection (de type chirurgical) Et l'on doit impérativement trouver une poubelle. Et pas n'importe quoi: une "poubelle à ouverture non manuelle, munie d'un sac, et si possible avec couvercle".

 

Pour le lavage des mains, deux solutions: soit un distributeur de produit antiseptique ou de solution hydro-alcoolique; soit un lavabo avec distributeur de savon liquide et de serviettes à usage unique. C'est ainsi, la lutte contre la pandémie n'est guère compatible avec le développement durable et le recyclage perpétuels des mouchoirs et des serviettes en tissu. Une autre priorité sera de limiter au maximum le délai d'attente.

 

Et le médecin ne devra, autant que faire se peut, recevoir les patients fébriles que sur rendez-vous (ou à des plages horaires spécifiques, en fin de consultation, par exemple). "Permettre au patient, dans la mesure du possible, de s'asseoir à distance des autres patients", disent les instructions officielles ; qui ajoutent que toutes les surfaces susceptibles d'être contaminées doivent être désinfectées. On accordera une importance toute particulière aux poignées de porte, à la salle d'attente, aux robinets et à la chasse d'eau. On vérifiera enfin que les locaux sont régulièrement aérés.

 

Ensuite plus question d'une consultation à l'ancienne. Pour se protéger du risque de contamination, le médecin devra faire porter un masque à son patient. Il devra porter lui-même un masque de type FFP2 (plus efficace que le type chirurgical). Il devra encore se laver les mains après tout contact, éviter de vous serrer la main et porter des gants à usage unique non stériles si nécessaire.

 

Et lorsque vous téléphonerez pour une consultation pour suspicion de grippe, on devra vous conseiller, dans l'attente, de rester à domicile et au repos, de boire beaucoup et de porter un masque dès les premiers symptômes. On ajoutera qu'il faudra respecter l'heure du rendez-vous pour venir au cabinet, mettre un masque dans la salle d'attente où une boîte y sera mise bien en évidence et de s'asseoir à distance des autres personnes. Quel sera l'impact de tout cela sur les relations humaines?

 

Ajoutons  que vous pourrez vous-même porter votre propre diagnostic. Texte officiel: "Un cas possible de grippe A/H1N1 est une personne présentant un syndrome respiratoire aigu à début brutal ; signes généraux: fièvre (38°) ou courbature ou asthénie associés à des  signes respiratoires : toux ou dyspnée". La définition ne fait plus référence à un voyage dans une zone exposée ou à un contact avec un autre cas. Le temps n'est plus ou cette grippe n'était que mexicaine.

 

Plus besoin, donc, de prélèvements naso-pharyngés à la recherche du A(H1N1) sauf  dans le cas où une hospitalisation se révèle nécessaire.  Plus de prescription systématique de Tamiflu qui sera utilement remplacé par des médicaments destinés à lutter contre les symptômes. Pour finir votre médecin traitant doit vous donner ces derniers conseils : envoyer une personne de l'entourage à la pharmacie ou y aller en portant un masque. En cas d'aggravation, rappeler au cabinet ou, mieux, appeler le 15.

 

Jean-Yves Nau

25.07.2009

Gui? l'histoire des anciens…

Remontons d’abord jusqu’à nos ancêtres les gaulois : C’est la sixième nuit du solstice d’hiver, la première de l’année celtique, la " nuit mère ". Un druide vêtu de blanc s’enfonce dans la forêt pour y cueillir le gui sacré du chêne avec une serpe d’or. Il le reçoit dans un drap de lin d’une blancheur immaculée (car il ne doit pas toucher le sol afin de conserver ses pouvoirs) tout en prophétisant " O Ghel an Heu " - traduisez " Que le blé germe ". Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen âge en " Au gui l’an neuf ". Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Autre lieu, autre légende, en Scandinavie cette fois. Le démon Loki, par jalousie, tua le dieu soleil Baldut (ou Balder) lui décochant une flèche empoisonnée avec du gui. Preyla, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldut, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Evidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon. Notons au passage que Wagner aurait trouvé là une source d’inspiration pour sa célèbre " tétralogie ". On peut préférer cette version, galloise : Les trois filles du roi Gwydyr, étant promises à trois chevaliers en partance pour la guerre, se retrouvèrent sous un vieux chêne pour échanger des gages d’amour. Les plumes de paon offertes par les jeunes filles n’y suffisant pas, elles accordèrent un baiser à leurs fiancés.

 

Revenons au réel. Le gui " porte bonheur " que l’on vend chaque fin d’année au cœur des cités a effectivement des vertus médicinales. En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la digestion. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche. La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu. Plus récemment, utilisée à faible dose, elle s’avère bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiaques. En revanche, utilisée à forte dose, elle peut causer des convulsions, ralentir dangereusement le rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et même provoquer un avortement. Cette substance ambivalente fait actuellement l’objet de recherches scientifiques. Récemment, certaines d’entre elles tendraient à prouver que le gui agirait sur le système immunitaire et parviendrait à inhiber les tumeurs cancéreuses.

 

Ces deux sites vous permettrons de compléter les informations ci-dessus : Agora Québec- Wikipedia

23.07.2009

MESURES DE PROTECTION INDIVIDUELLE

Ce texte  de l'ECDC a été remis en forme par GIGI du forum zone grippe aviaire quebequois

à partir de ce pdf de l'ECDC :

 http://www.ecdc.europa.eu/en/Health_topics/novel_influenza_virus/2009_Outbreak/Personal_protective_measures/ECDC-2009-0001-00-00-ENFR_final.pdf

 

MESURES DE PROTECTION INDIVIDUELLE (NON-PHARMACEUTIQUES) VISANT À RÉDUIRE LE RISQUE D'ATTRAPER OU DE TRANSMETTRE LA GRIPPE

3 mai 2009

ECDC INFORMATIONS SANITAIRES

Stockholm, mai 2009

Centre européen de contrôle et de prévention des maladies.

Reproduction autorisée moyennant mention de la source

En l’absence d’un vaccin spécifique, il existe un nombre de mesures individuelles que l’on peut prendre afin de réduire le risque d’attraper la grippe. La grippe est une infection virale qui se propage d’une personne à l’autre principalement à travers la toux ou les éternuements, ou à travers un contact direct ou indirect avec les sécrétions respiratoires de personnes atteintes de l’infection se trouvant sur leurs mains ou sur des surfaces. Les recommandations suivantes reposent en partie sur les constatations d’études et en partie sur des jugements fondés sur l’expérience en matière de santé publique.

 

MESURES INDIVIDUELLES POUR VOTRE PROTECTION

1. Éviter un contact proche avec les personnes malades

 

    (a) Les personnes présentant un ou plusieurs des symptômes suivants: fièvre, toux, mal de gorge, courbatures, mal de tête, frissons et fatigue, pourraient être atteintes de la grippe ou d’un autre virus. Certaines personnes ont fait état de diarrhées et de vomissements associés à une infection due au virus de la grippe A(H1N1).

 

    (b) Maintenir une distance d’au moins un mètre d’une personne présentant les symptômes de la grippe et éviter les lieux trop fréquentés. Lorsqu’une distance ne peut être maintenue, réduire autant que possible le temps de contact proche avec une personne susceptible d’être malade. Lorsque les personnes malades ou des lieux très fréquentés ne peuvent être évités, réduire autant que possible le temps passé dans de telles situations.

 

    (c) Ne pas rendre de visites non nécessaires à des personnes malades.

 

2. Se laver ou se désinfecter les mains fréquemment

 

    (a) Se laver ou se désinfecter les mains fréquemment vous aidera à vous protéger contre le virus. Lavez-vous soigneusement les mains avec du savon et de l’eau, surtout après avoir toussé ou éternué. Les désinfectants pour les mains à base d’alcool réduisent la quantité du virus de la grippe des mains infectées, mais se laver les mains avec du savon et de l’eau est plus efficace.

 

    (b) Le lavage des mains ne doit pas être un simple passage rapide à l’eau; il doit avoir une durée d’au moins 20 secondes à chaque fois.

 

3. Éviter de se toucher les yeux, le nez ou la bouche

 

(a) Les virus se propagent souvent lorsqu’une personne touche un objet contaminé de microbes et ensuite se touche les yeux, le nez ou la bouche.

 

MESURES INDIVIDUELLES POUR LA PROTECTION DES MEMBRES DE VOTRE FAMILLE ET D'AUTRES PERSONNES AVEC QUI VOUS ENTREZ EN CONTACT SI VOUS ÊTES MALADE

1. Maintenir une bonne hygiène respiratoire

 

    (a) Une hygiène respiratoire signifie éviter que d’autres personnes soient exposées à vos secrétions nasales et buccales potentiellement infectieuses. Si vous êtes malade, vous devez couvrir votre bouche et votre nez avec un mouchoir en papier à chaque fois que vous toussez ou éternuez ; ou vous devez tousser et éternuer contre votre bras plutôt que dans vos mains. Les mouchoirs doivent être jetés à la poubelle après leur utilisation.

 

2. Se laver ou se désinfecter les mains fréquemment

 

    (a) Se laver ou se désinfecter les mains fréquemment contribuera à protéger les autres de vos microbes. Lavez-vous soigneusement les mains avec du savon et de l’eau, surtout après avoir toussé ou éternué. Les désinfectants pour les mains à base d’alcool réduisent la quantité du virus de la grippe des mains infectées, mais se laver les mains avec du savon et de l’eau est plus efficace.

 

    (b) Le lavage des mains ne doit pas être un simple passage rapide à l’eau; il doit avoir une durée d’au moins 20 secondes à chaque fois.

 

3. Rester chez soi et limiter le contact avec d’autres personnes si vous êtes malade

 

(a) En plus des mesures d’hygiène citées ci-dessus, les personnes saines doivent, si possible, maintenir une distance d’au moins un mètre de toute personne présentant les symptômes de la grippe. Les adultes malades peuvent contaminer d’autres personnes pendant environ cinq jours après l’apparition des symptômes, tandis que les enfants sont infectieux pendant environ sept jours après l’apparition des symptômes. Cependant, il est plus prudent de considérer une personne comme infectieuse pendant toute la durée des symptômes. (Ces périodes de temps ont été constatées pour des grippes saisonnières antérieures. Au fur et à mesure que des données supplémentaires sont disponibles concernant la grippe A(H1N1), ces périodes peuvent être modifiées.)

 

MASQUES FACIAUX

Il n’existe aucune preuve que le port de masques faciaux (par exemple de type masque chirurgical) en dehors des locaux de soins de santé pendant la saison de la grippe ou au cours d’une pandémie, offre une protection efficace ou réduit la transmission, et l’ECDC ne préconise pas leur utilisation. Cependant, les membres d’une communauté peuvent faire le choix de porter un masque facial. Si un masque facial est porté et jeté de manière appropriée, il y a peu de risque que cela puisse créer des problèmes ou augmenter l’éventualité d’une infection. Une fois retiré, le masque facial doit, de préférence, être mis dans un sac en plastique qui sera soigneusement fermé. Ce sac peut être jeté dans le bac à ordures ménagères. Ensuite les mains doivent être lavées comme indiqué ci-dessus.

 

Le port d’un masque facial doit être associé à d’autres mesures décrites ci-dessus afin de prévenir la transmission.

 

PORT DE MASQUE FACIAL PAR DES PERSONNES MALADES EN VUE DE PROTÉGER LES AUTRES DANS LE CAS D'APPARITION DE LA GRIPPE A(H1N1) DANS UNE COMMUNAUTÉ

 (1) Le port d’un masque facial par une personne malade présentant les symptômes de la grippe peut aider à limiter les secrétions respiratoires, lorsque cette personne tousse ou éternue, et à réduire le risque d’infection parmi les personnes de contact proche. Ceci peut être utile dans les situations suivantes:

 

    (a) lorsqu’on se rend chez soi ou à l’hôpital après avoir présenté des symptômes;

    (b) lorsqu’on reçoit des soins chez soi par des membres de la famille ou d’autres personnes; et

    (c) lorsqu’on entre en contact proche inévitable avec des personnes saines.

 

PORT DE MASQUE FACIAL POUR LA PROTECTION D'UNE PERSONNE SAINE SOIGNANT UNE PERSONNE PRÉSENTANT LES SYMPTÔMES DE LA GRIPPE A (H1N1)

 (1) Le port d’un masque facial par une personne saine vise à prévenir tout contact par inadvertance de la bouche ou du nez de cette personne avec les microbes existant sur ses mains ou provenant de la toux et des éternuements d’autres personnes. Parmi les personnes saines pour qui le port d’un masque facial pourrait offrir une protection supplémentaire nous notons :

 

    (a) Les membres de la famille ou autres personnes à la maison ou dans un autre local de soins en dehors des services de santé offrant des soins à une personne malade qui présente les symptômes de la grippe et devant entrer en contact proche avec la personne malade (dans une distance d’un mètre).

 

    (b) Les soignants, si la personne présentant les symptômes utilise un nébuliseur pour recevoir des médicaments respiratoires ; le port d’un masque de type respirateur filtrant les particules peut être considéré.

 

Comment se servir des masques faciaux et les jeter de manière appropriée

 

(1) Les masques faciaux doivent être placés soigneusement de manière à couvrir la bouche et le nez et attachés solidement.

 

(a) Attacher les cordons ou les bandes élastiques au milieu de la tête et à la nuque.

 

(b) Mettre en place la bande flexible sur l’arête du nez.

 

(c) Mettre le masque bien en place sur le visage et sous le menton.

 

(2) Éviter de toucher le masque facial avec les mains au moment de son port.

 

(a) À chaque fois que le masque facial est touché, par exemple pour le retirer ou pour le laver, les mains doivent être lavées au savon et à l’eau ou avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool.

 

(3) Remplacer le masque facial lorsqu’il est mouillé/humide.

 

(a) Suite à une utilisation prolongée, le masque facial peut être mouillé/humide. Il doit alors être remplacé par un nouveau masque ou un masque propre et sec.

 

(4) Pour retirer et jeter de manière appropriée un masque facial:

 

    (a) Considérer que la partie avant du respirateur ou du masque chirurgical est infectée.

    (b) Détacher ou couper les cordons du bas, et ensuite ceux du haut ou la bande élastique, et retirer le respirateur ou le masque en ne le tenant que par les cordons.

    (c) Jeter le masque de manière appropriée. Les masques faciaux à usage unique doivent être jetés après chaque utilisation. Une fois retiré, le masque facial doit, de préférence, être mis dans un sac en plastique qui sera soigneusement fermé. Ce sac peut être jeté dans le bac à ordures ménagères.

 

(5) Après avoir retiré le masque facial:

 

(a) Après avoir retiré le masque facial, les mains doivent être lavées au savon et à l’eau ou avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool.

 

LECTURES SUPPLÉMENTAIRES ET JUSTIFICATIONS CONCERNANT CES RECOMMANDATIONS

Interim Public Health Guidance for the Use of Facemasks and Respirators in Non-Occupational Community Settings during an Influenza Pandemic http://www.pandemicflu.gov/plan/comm...community.html

U.S. CDC Interim Recommendations for Facemask and Respirator Use in Certain Community Settings Where Swine Influenza A (H1N1) Virus Transmission Has Been Detected http://www.cdc.gov/swineflu/masks.htm

Pandemic Influenza: Guidance for infection control in hospitals and primary care settings. Department of Health, England. Health Protection Agency, novembre 2007 http://www.hpa.org.uk/web/HPAwebFile.../1238055328357

 

AUTRES RÉFÉRENCES

Transmission of influenza A in human beings. Brankston G, Gitterman L, Hirji Z, Lemieux C, Gardam M. Lancet Infect Dis. 2007 Apr;7(4):257-65. Review.

Physical interventions to interrupt or reduce the spread of respiratory viruses: systematic review. Jefferson T, Foxlee R, Del Mar C, et al. BMJ 2008;336;77-80

Influenza Transmission And The Role Of Personal Protective Respiratory Equipment: An Assessment Of The Evidence The Expert Panel on Influenza and Personal Protective Respiratory Equipment. Council of Canadian Academies, 2007. Ontario, Canada.

Cowling BJ, Fung ROP, Cheng CKY, Fang VJ, Chan KH, et al. (2008) Preliminary Findings of a Randomized Trial of Non-Pharmaceutical Interventions to Prevent Influenza Transmission in Households. PLoS ONE 3(5): e2101. doi:10.1371/journal.pone.0002101

22.07.2009

Dessécher tout

Aliments déshydratés, nutriments préservés

Pour déshydrater les récoltes du potager, procurez-vous un de ces petits appareils sur le marché; ils permettent non seulement de sécher fruits, légumes, fines herbes et champignons durant la belle saison pour en profiter tout au long de l’année, mais aussi de préserver leurs qualités nutritionnelles si vous l'achetez muni d'un thermostat qui permet une amplitude et une flexibilité des températures, certains peuvent déshydrater tous les aliments.

Cela inclut même les viandes, tout en conservant les mêmes qualités qu’à l’état frais.

Sinon, mettre sur la plaque du four et laisser 2 heures 30 à 170°

21.07.2009

Pamplemousse

Aliments et médicaments :

 

La nourriture que l'on ingère peut parfois avoir des interactions avec un traitement médical. C'est bien connu, la consommation de certains aliments comme le pamplemousse ne fait pas toujours bon ménage avec la prise de médicaments. Ainsi, en augmentant l'absorption intestinale de certaines statines, le pamplemousse accroît les risques d'effets secondaires musculaires de traitements anticholestérol.

 

Par le même mécanisme, cet agrume majore le risque de troubles du rythme cardiaque dus à un surdosage en cisapride, un médicament antireflux gastro-œsophagien. Des interactions gênantes sont aussi décrites avec d'autres classes de molécules (immunosuppresseurs, antiépileptiques…) Mais ces propriétés peuvent aussi être mises à profit pour diminuer les doses d'une molécule chère ou toxique. C'est en tout cas ce que suggère un cancérologue de Chicago, qui a présenté une communication à ce sujet au congrès de l'Association américaine pour la recherche sur le cancer.

 

Le Dr Ezra Cohen a testé les effets d'un verre quotidien de jus de pamplemousse associé à un traitement par rapamycine, un immunosuppresseur, chez vingt-huit patients atteints de cancer à un stade avancé. L'association a permis d'augmenter l'efficacité antitumorale du médicament, et d'en diminuer les doses.

 

Dans un autre registre, l'équipe tourangelle du Pr Philippe Bougnoux vient de montrer, chez vingt-cinq femmes ayant un cancer du sein métastasé, qu'une supplémentation en oméga 3 de type DHA pouvait, dans des conditions contrôlées, augmenter la réponse aux traitements et la survie. Ces résultats sont en cours de publication.

 

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