16.05.2012
Une victoire pour le milieu agricole
Un décret classe l'affection neurodégénérative Parkinson comme pathologie professionnelle
Lundi 7 mai, un décret a été publié qui reconnaît la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle et établit explicitement un lien de causalité entre l'usage des pesticides et cette pathologie.
La prise en compte des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence à être prise en compte. En février, un céréaliculteur charentais avait eu gain de cause, après procès, contre le géant Monsanto dont l’herbicide, le Lasso, a été retiré du marché français en 2007. Le 30 avril, c'est l'Etat qui a été condamné à indemniser un autre céréaliculteur souffrant d'un syndrome myéloprolifératif, associé à l'usage de produits contenant notamment du benzène.
L'entrée de Parkinson dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole facilitera les démarches des agriculteurs. En 10 ans, le lien entre une maladie dont souffrait un agriculteur et l'usage des pesticides n'a été reconnu que cinq fois.
11:07 Publié dans Bon à savoir, Danger écologique | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : phytothérapie, nature |
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15.05.2012
Grippe Equine : Trois foyers identifiés dans le Calvados
Trois foyers de grippe équine ont récemment été identifiés dans le Calvados. Contagieuse, cette maladie est toutefois très rarement mortelle.
La grippe sévit dans le milieu équestre. Le réseau d'épidémio-surveillance en pathologie équine (RESPE) a en effet indiqué ce lundi que trois foyers de grippe équine ont été identifiés dans le département du Calvados. Contagieuse mais très rarement mortelle, cette maladie se transmet par les voies respiratoires (toux et écoulement nasal). Elle se manifeste généralement par des symptômes classiques comme l'hyperthermie, l'écoulement nasal et la toux.
" Les foyers touchent des effectifs de chevaux de sport. Ils sont situés dans un périmètre restreint d'une trentaine de kilomètres ", a expliqué Virgine Maisonnier du RESPE, sans pour autant préciser la localisation exacte. Et de préciser : " Il faut isoler les chevaux suspects, au moins une semaine durant la période d'incubation, désinfecter le matériel et les locaux et notamment limiter des mouvements de chevaux ".
Des chevaux quittent un concours
Le RESPE préconise ainsi aux propriétaires de chevaux de se tourner vers leur vétérinaire afin que celui-ci leur expose les éventuels risques de diffusion de la grippe au sein de leurs équidés. Une cellule de crie conseille par ailleurs fortement aux organisateurs ayant récemment hébergé des chevaux suspects ou confirmés de suspendre leur participation à des concours ou l'organisation de manifestations dans leurs locaux. Les organisateurs du CSIO de La Baule ont, eux, indiqué qu'un cheval de l'équipe de France de saut d'obstacles, Old Chap Tam, a quitté le concours en raison de ce risque d'épidémie. L'étalon monté par Patrice Delaveau - et probable sélectionné aux JO, Orient Express - aurait lui aussi quitté le concours.
Davantage de renseignements sont disponibles sur le site du RESPE
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13.05.2012
Fallait s'en douter...
Les dinosaures aussi ont réchauffé la planète
Les dinosaures produisaient cinq fois plus de méthane que nos ruminants actuels: vaches, chèvres et autres dromadaires…Les flatulences de ces grands herbivores produisaient 520 millions de tonnes de méthane par an dans l'atmosphère.
Si la science s'intéresse depuis fort longtemps aux dinosaures, c'est sans doute la première fois que des chercheurs choisissent de se pencher sur un aspect bien particulier de leur physiologie: leurs flatulences. Avec un constat plutôt impressionnant: ces mastodontes qui pouvaient peser une vingtaine de tonnes auraient produit autant de méthane que tout ce qui est émis aujourd'hui dans le monde. Actuellement, le méthane provient des activités humaines (élevage, agriculture, déchets ménagers) ou de phénomènes naturels comme la fonte du permafrost, par exemple…
Les émissions de ces gros animaux sont estimées à quelque 520 millions de tonnes par an. Ils auraient ainsi participé au réchauffement du climat à leur époque. «Selon nos calculs, les dinosaures ont potentiellement joué un rôle significatif et influencé le climat par leurs émissions de méthane», souligne l'étude publiée dans la très sérieuse revue Current Biology.
Gaz à effet de serre
«Nous nous sommes intéressés aux dinosaures car ils n'ont pas grand-chose à voir avec quoi que ce soit de vivant aujourd'hui», raconte Dave Wilkinson, l'un des trois chercheurs anglais à l'origine de l'étude, à ceci près: il s'agissait d'herbivores. À l'instar des ruminants actuels, «leur flore intestinale devait abriter les microbes permettant la fermentation des plantes dont ils se nourrissaient», précisent les chercheurs.
Pour chiffrer les émissions de méthane, ils ont d'abord évalué la population de ces monstres ayant vécu entre - 250 millions et - 65 millions d'années. «C'est impossible à établir à l'aide des seuls fossiles, poursuit Dave Wilkinson. Nous nous sommes appuyés sur la physiologie et les ressources énergétiques nécessaires à chaque animal.» Les scientifiques ont ensuite retenu les données moyennes. «Cela représente une dizaine de dinosaures de taille moyenne par kilomètre carré.» Ils ont ensuite pris comme référence le méthane émis par les ruminants actuels et en ont déduit la production de gaz de chaque dinosaure en fonction de sa taille.
De tous ces calculs, les chercheurs ont donc abouti à la conclusion que les dinosaures, avec des émissions de plus de 500 millions de tonnes de méthane par an, produisaient cinq fois plus que nos ruminants actuels: vaches, chèvres et autres dromadaires…
Le méthane est un gaz à effet de serre extrêmement puissant (vingt-cinq fois plus que le dioxyde de carbone) qui participe au réchauffement climatique actuel. Mais les émissions de méthane sont aujourd'hui beaucoup moins importantes que celles de CO2, et elles stagnent beaucoup moins longtemps dans l'atmosphère.
De précédentes études avaient émis l'hypothèse que «l'extinction des derniers gros animaux tels que les mammouths, concomitante à l'arrivée des hommes en Amérique, (ait) également entraîné une baisse du niveau de méthane dans l'atmosphère», précisent encore les chercheurs.
09:05 Publié dans Ailleurs,dans le monde, Danger écologique, Science | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : phytothérapie, nature, femme, fille, mec, société |
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11.05.2012
Cela nous concerne tous
Lettre à Mr le Préfet du 26 mai 2010
Monsieur le Préfet,
Nous avons appris que, par arrêté, vous avez cette année délivré l’autorisation de faire un emploi élargi de deltaméthrine pour la démoustication, entre autres dans plusieurs communes du pourtour du Bassin d’Arcachon.
Or, ainsi que le mentionne sa fiche toxicologique, la deltaméthrine est violemment toxique pour les organismes aquatiques ; le produit est de nature à entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique et, ce, même à très faibles doses.
L’extrême sensibilité des invertébrés à la deltaméthrine, notamment les Ephéméroptères et surtout les crustacés, est démontrée. A ce propos, l’étude 2007 de l’IFREMER1 sur les biocides présents dans le Bassin d’Arcachon souligne également la forte toxicité de cette famille insecticide des pyréthrinoïdes pour les crustacés marins.
Le taux d’absorption de la deltaméthrine par l’animal est élevé (90% chez le Rat, par exemple) ; le produit est toxique par ingestion, par inhalation, par contact cutané.
L’impact ne peut qu’être décuplé du fait de l’époque de traitement, laquelle coïncide avec la pleine expansion de la vie et de la reproduction dans les zones humides : larves d’insectes, sangsues, batraciens, reptiles, poissons, mammifères…
La proximité de la Mer, le continuum entre la trame bleue terrestre et la trame bleue marine, l’influence du bassin versant sur la qualité des eaux marines doivent également être pris en considération et motiver de grandes précautions quant aux produits chimiques qui y sont déversés.
De même, doit être pris en compte l’objectif de la Directive Cadre sur l’Eau d’atteindre au bon état écologique des eaux.
Pourtant, le traitement au Bacillus thuringiensis israelensis, produit de moindre impact est, lui-même, depuis ces dernières années, mis en question quant à sa justification, à sa pertinence, à ses impacts sur les chaînes alimentaires et, donc, à ses conséquences écologiques. Il s’agit, ainsi que le soulignait un article de presse de février 20082, « de situer la frontière entre la nécessité et une demande qui pourrait être de pur confort.»
Les sollicitations de traitement anti-moustiques ne peuvent que s’accroître, du fait du développement constant de l’urbanisation et du tourisme aux abords des zones humides et de l’afflux de populations nouvelles, peu accoutumées à la présence du Moustique.
La même question se pose quant aux traitements herbicides au glyphosate qui, dans certains cas, perdurent alors qu’un processus de réduction des phytosanitaires est mis en oeuvre pour la protection des écosystèmes et la santé-même des personnels communaux, et alors que des alternatives existent.
Qu’il s’agisse d’insecticides ou d’herbicides, il est, comme vous le savez, de la plus haute importance de réduire considérablement les pollutions des écosystèmes terrestres, des eaux douces et des eaux marines et notamment l’emploi des biocides les plus redoutables. C’est pourquoi nous espérons vivement que ces produits cesseront très rapidement, et définitivement, d’être utilisés.
Dans cette espérance, nous vous prions, Monsieur le Préfet, de croire en l’expression de notre très haute considération.
Pour Bassin d’Arcachon Ecologie, la présidente, Françoise Branger.
Copie : Monsieur le Sous-Préfet du Bassin d’Arcachon
Monsieur le Président du Conseil Régional d’Aquitaine
Monsieur le Président du Conseil Général de la Gironde
Monsieur le Directeur de la DREAL Aquitaine
Monsieur le Président du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon
Madame la Déléguée Régionale du Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres
Madame l’Animatrice du SAGE Leyre, cours d’eaux et milieux associés
Madame l’Animatrice du SAGE des Etangs littoraux de Born et Buch
Madame la Chef de la mission d’étude d’un Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon
PS : extrait rapport de l'IFREMER en 2004, concernant la mortalité du naissain : "un déficit de nourriture pour les larves peut-être lié à des concentrations en herbicides dans les eaux du Bassin"
Information : http://www.ecoconso.be/IMG/pdf/fc69_lutte_moustiques2.pdf
http://www.ecoconso.be/IMG/pdf/fc69_lutte_moustiques2.pdf
Je viens de lire que les moustiques- tigre (potentiellement vecteurs de dengue et de chick) sont résitants aux pesticides:
voir à la page :
http://www.influenzah5n1.fr/index.php?topic=12985.msg57320;topicseen#new
10:41 Publié dans Danger écologique, Santé, Science | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : phytothérapie, nature |
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