28.01.2012

Rapid'virus!!!

http://agriculture.gouv.fr/maladies-animales,11003

Le virus de Schmallenberg identifié dans le nord-est de la France sur des ovins

La présence du virus de Schmallenberg vient d’être détectée sur des agneaux dans treize exploitations situées dans 6 départements du Nord de la France (52, 54, 57, 62, 76, 80).

27.01.2012

Nouveau virus dangereux pour les humains en France

Le VIRUS Schmallenberg, qui déforme le bétail et inquiète l’Homme
Le risque de maladie pour l’Homme est peu probable, mais on ne peut l’exclure à ce stade, précise l’European Centre for Disease Control (ECDC) qui avait publié un premier bilan sur ce nouveau virus, le 22 décembre dernier. Identifié pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne, le virus Schmallenberg, jusqu'ici inconnu, est maintenant détecté également aux Pays bas et en Belgique, touchant les bovins et les petits ruminants, provoquant chez ces animaux diarrhées et avortements et jusqu’à des malformations fœtales.
Membre d’une famille de virus qui peuvent, pour certains, être dangereux pour l’Homme, aux effets spectaculaires sur l’animal, le virus préoccupe les autorités françaises qui viennent de mettre en place un dispositif de surveillance visant à détecter le plus précocement possible l’arrivée éventuelle du virus sur le territoire national.
Le virus Schmallenberg appartient à la famille des orthobunyavirus. Au stade actuel des connaissances, il affecterait essentiellement les ruminants. Mais le bilan le plus précis sur lequel se sest basé l’European Centre for Disease Control (ECDC) est le profil de risque réalisé par le Dutch National Institute for Public Health and the Environment (RIVM).
L’Institut a identifié des segments de gènes du virus de la famille des Bunyaviridae et l’a reconnu du genre Orthobunyavirus. Le virus aurait été détecté dans du matériel cérébral d'agneaux présentant des anomalies congénitales.
Comme la famille des Bunyaviridae comporte plusieurs virus à conséquences sanitaires, les chercheurs ont tenté d’évaluer les risques possibles pour la santé humaine.
Des risques pour la santé humaine ?
Parmi les virus de la famille des Bunyaviridae, classés en cinq genres, Orthobunyavirus, hantavirus, Nairovirus, Phlebovirus et tospovirus, certains sont connus pour leurs effets sur l’Homme, comme le virus Oropouche (Genre Orthobunyavirus), le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (genre Nairovirus), le virus de la fièvre de la vallée du Rift
Au moins 30 virus de la famille seraient ainsi associés à des maladies humaines. Ces virus sont principalement transmis par des moustiques ou des moucherons, infectant une très grande variété d’animaux, dont le bétail, qui peuvent agir comme réservoirs amplificateurs.
Les êtres humains sont généralement considérés comme des hôtes terminaux, précise ce rapport. La transmission de zoonoses et d'humain à humain a été décrite pour certains de ces virus, dont le virus Oropouche.
Chez les bovins adultes, l'infection aiguë semble se manifester par de l'hyperthermie, une perte d'appétit, et chez les vaches laitières par une chute de production, de la diarrhée et des avortements. L'infection des femelles de ruminants en gestation peut également se traduire par la naissance d'animaux malformés, infectés conduisant à leur tour à des avortements et à des malformations fœtales.
Plus de 100 foyers chez l’animal et pas de mesure à ce jour : Entre août et octobre 2011, environ 80 foyers suspects aux Pays-Bas disséminés sur l'ensemble du territoire et une vingtaine de foyers en Allemagne ont été rapportés chez des bovins.
 Depuis le mois de décembre dernier, des cas de malformations liées à ce virus ont été rapportés chez des ovins et des caprins, en Allemagne, Belgique et aux Pays-Bas.
Ces foyers ont été notifiés immédiate à l'Organisation mondiale pour la santé animale (OIE) et à ce jour, aucune restriction n’a été imposée sur les échanges d'animaux vivants ou leurs produits à partir des zones atteintes, aucune mesure de prévention et de contrôle n’a été préconisée.
En France, une surveillance clinique des malformations chez les ruminants visant à déceler la circulation du virus Schmallenberg a été mise en place par Direction générale de l'alimentation (DGAL), avec une surveillance renforcée dans les zones les plus à risque d'introduction du virus, à savoir les régions frontalières avec la Belgique et l'Allemagne.
L’European Centre for Disease Control (ECDC) a signalé l’émergence du virus dès fin novembre et poursuit des investigations épidémiologiques, immunologiques et microbiologiques en Allemagne et aux Pays-Bas.

La capacité de diagnostic doit être améliorée, précise l’ECDC qui juge comme peu probable un risque de maladie chez les humains, mais sans pouvoir l’exclure à ce stade.


Source: ANSES, ECDC « New Orthobunyavirus isolated from infected cattle and small livestock ─ potential implications for human health”, Dutch National Institute for Public Health and the Environment (RIVM)
“Risk Profile” (Visuel University of Texas Medical Branch- Virus de la famille des Bunyaviridae )
http://www.anses.fr/index.htm

25.01.2012

En cas de nécessité le poisson-faucon change de sexe à volonté


Des chercheurs de l’Université d’Hiroshima ont découvert chez les poissons faucons une particularité unique. A l’origine femelle, ceux-ci sont capables de devenir mâle si la situation l’oblige puis de retourner à leur sexe d’origine lorsqu’il n’y a plus de nécessité d’accouplement.
Il s’agit d’une performance éthologique encore jamais vue. Des chercheurs de l'Université d'Hiroshima, au Japon ont découvert chez Cirrhitichthys falco, plus connu sous le nom de poisson-faucon une étonnante capacité de changer de sexe avec la plus grande facilité. Cette espèce, qui évolue près des falaises de l’île Japonaise Erabu Koutchino, peut devenir mâle ou femelle à sa guise sans que cette transformation ne soit ni durable ni contraignante.
Les observations menées par les scientifiques sur 29 poissons faucon révèlent que, contrairement à d'autres espèces hermaphrodites génétiquement prédisposées à accueillir en un seul corps les deux sexes, le faucon des mers possèdent à leur naissance une seule identité sexuelle : celle de la femelle. Ceux-ci ont pour mœurs, la vie en groupe mené par un mâle dominant qui détient le privilège de féconder toutes les autres femelles.
Dans le cas où le groupe présente un nombre trop important de femelles pour que celui-ci puisse s’accoupler avec toute, l’une des plus grandes d’entre elles change alors de sexe pour féconder également le reste du clan. Au contraire, lorsque le nombre de femelle redevient à proportion plus faible, le nouveau mâle réemprunte son sexe d’origine plutôt que de gaspiller sa précieuse énergie à affronter le dominant du groupe, une bataille perdue d’avance.
"Cette capacité bidirectionnelle de subir un changement de sexe maximise la valeur reproductive d'un individu", explique à Newscientist Tatsuru Kadota, un des membres de l’équipe de recherche. Selon les chercheurs, la transformation s’effectuerait en un temps record. Il ne faudrait pas moins de quelques minutes pour qu’un faucon des mers change son comportement, quelques jours pour que son corps se transforme et seulement deux semaines pour achever cette métamorphose.

24.01.2012

Un jardinier illusionniste pour séduire les femelles

Université Deakin Le mâle du Jardinier à nuque rose, un oiseau endémique d'Australie, a recours à une technique bien spéciale pour séduire la femelle: l'illusion d'optique.
 Jardinier à nuque rose   © University Deakin
 Les biologistes Laura Kelley et John Endler, de la Deakin University, expliquent que le volatile décore l'endroit où il fait sa cour de manière à créer une illusion visuelle. Ainsi, pour attirer les femelles, le mâle rassemble d'abord des os, des coquillages, des pierres et d'autres objets gris appelés collectivement gesso.
Il passe ensuite des heures à aménager avec soin ce tapis jumelé à un couloir formé de deux parois de treillis de tiges. Fait important : monsieur place les gros éléments du gesso plus loin de l'entrée du couloir que les petits.
Comme les objets apparaissent normalement plus petits à distance, l'arrangement du tapis crée l'illusion que les objets ont à peu près la même taille et que l'espace est donc plus petit qu'il ne l'est en réalité.
Le temps venu, lorsqu'une femelle se présente, le mâle prend des objets colorés tels qu'un fruit, et les présente à l'objet de sa flamme.
Les observations des chercheurs montrent que ces efforts du mâle sont récompensés, car les femelles auraient tendance à choisir les mâles dont la décoration produit la meilleure illusion.

120120_053vh_jardinier-nuque-rose_4.jpg
Ces résultats ne permettent d'établir clairement le lien entre l'illusion et succès de l'accouplement. Il se pourrait qu'un gesso uniforme permette aux femelles de mieux voir la couleur des objets présentés par les mâles.
Selon les chercheurs, ces travaux laissent penser que d'autres espèces peuvent également produire des illusions d'optique dans le cadre de leurs comportements amoureux.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science.