11.09.2009
Pin des Landes
Le pycnogénol aurait des effets anti-inflammatoire et antidouleur (1er septembre 2009)
Le pycnogénol, extrait de l’écorce de pin des Landes, semble inhiber la génération d’enzymes pro-inflammatoires, les Cox-2 (cyclooxygénase) et 5-Lox (lipoxygénase).
Une équipe de scientifiques a recruté six volontaires en bonne santé âgés de 35 à 50 ans qui ont pris 150 mg quotidiens de pycnogénol. Des échantillons de sang ont été prélevés avant et après cinq jours de supplémentation.
Les résultats ont indiqué que le pycnogénol « bloquait » les voies de la Cox-2 et de la 5-Lox. Par ce biais, la formation de prostaglandines et de leucotriènes est inhibée. L’extrait de pin des Landes ne bloquerait la production de ces enzymes qu’en cas d’inflammation.
(International Immunopharmacy, published on-line ahead of print, doi:10.1016/J. Intimp.2009.06.001.)
10:31 Publié dans Plantes, Santé, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.07.2009
De l’influence de l’environnement dans la genèse des cancers
Une étude publiée cette semaine par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), portant sur les liens entre les cancers et l’environnement, formule ses propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. Elles reposent sur une approche fondée sur le risque, un ciblage des expositions et sur des recommandations de recherche. Détails.
L'Afsset avait commandité en 2005 une expertise collective à l'Inserm sur les neuf types de cancers dont l'incidence a le plus augmenté en vingt-cinq ans (poumon; hémopathies malignes; sein; testicule; thyroïde; mésothéliomes; tumeurs cérébrales; ovaire; prostate). Pour ce faire, l’Inserm a mobilisé 40 chercheurs qui ont analysé 1.800 articles de la littérature scientifique et ont rendu public en octobre 2008 un rapport de 900 pages.
Pour ce nouvel avis, l'Afsset s'est fondée sur ces travaux des chercheurs et sur ses propres travaux sur des cancérogènes particuliers (amiante, formaldéhyde, particules, benzène...). Elle a cherché à confronter les positions des parties compétentes en auditionnant 17 organismes scientifiques et 21 personnalités de la science, des mondes professionnels, des associations et du monde judiciaire, des sciences socio-économiques et des lanceurs d'alerte.
1. La part de l'environnement est substantielle dans la genèse des cancers.
Une politique de prévention doit s'attaquer aux risques encore débattus de cancers et non pas se limiter aux seuls risques avérés.
Les seuls risques avérés n'expliquent que très peu de cancers (par exemple le couple amiante-mésothéliome ou tabac-cancer du poumon...) et beaucoup de cancers restent largement non expliqués. Les travaux scientifiques les plus récents suggèrent qu'ils doivent être reliés à un jeu extrêmement complexe d'interactions entre facteurs génétiques, expositions environnementales, facteurs comportementaux et vieillissement.
De plus les inconnues scientifiques sont très nombreuses sur ces risques encore débattus. Dans ce contexte faire l'impasse sur les risques débattus est impossible et l'Afsset considère que cette situation justifie pleinement que l'approche de prévention se double d'une approche de précaution.
La recherche devra donc de plus en plus croiser les disciplines pour mieux expliquer et comprendre les liens entre environnement et cancer. Par exemple l'approche épidémiologique devra s'enrichir de l'apport de nombreuses disciplines (toxicologie, expologie, sciences sociales et économie...)
2. Pour ce qui concerne la gestion des risques, l'Afsset confirme l'intérêt de l'approche réglementaire actuelle fondée sur les dangers des substances, mais elle demande de la compléter par une approche sur les risques. La réglementation donne des outils pour engager des obligations de substitution ou de suppression de cancérogènes avérés. Mais elle est relativement démunie pour traiter de cancérogènes classés moins dangereux.
Or, de tels cancérogènes peuvent concerner une très large population exposée. C'est le cas, par exemple du dichlorométhane, classé en catégorie 3 par manque de données suffisantes mais qui n'est pas indemne de tout soupçon sur l'animal. Pourtant, il est utilisé largement (11.000 tonnes par an en France).
L'Afsset recommande dans ce genre de cas que les logiques de recherche de substitutions, de définition de valeurs de références et de réduction de l'exposition soit plus développées. Elle vient ainsi de publier une valeur limite d'exposition professionnelle sur le dichlorométhane plus protectrice. Elle met aussi à disposition des industriels un site www.substitution-cmr.fr pour encourager la diffusion des expériences réussies de substitution.
L'approche par l'évaluation des risques sanitaires permet de mettre l'accent sur les expositions, de hiérarchiser les sources de plus fortes expositions et de traiter les sources de plus fortes expositions. La recherche devra alors se développer sur l'expologie (science de l'exposition aux agents à risque). Elle devra également développer les indicateurs précurseurs de cancers, comme les bio-marqueurs qui permettent de reconstituer une exposition ou de détecter des signes avant coureurs de cancer.
3. L'Afsset encourage le développement d'une approche socio-économique.
Face aux incertitudes multiples et aux inconnues qui entourent la question des liens entre cancers et environnement, une implication de la société est nécessaire. Le débat entre sciences sanitaires et sciences sociales permettra de progresser plus rapidement sur les déterminants des expositions (en partie liées à des inégalités sociales).
L'approche coût-bénéfice permet d'éclairer le décideur et parfois d'identifier des opportunités manquées de prévention. Par exemple la prise en compte des fibres fines et courtes d'amiante par la réglementation, proposée par l'Afsset, devrait permettre d'économiser des indemnisations des victimes de l'amiante, dont le total est lourd pour la collectivité.
http://www.senioractu.com:80/De-l-influence-de-l-environnement-dans-la-genese-des-cancers_a11161.html
05:39 Publié dans Danger écologique, Santé, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.06.2009
Algues rouges
Super-microbes et résistance bactériologique : le salut viendra-t-il des algues rouges d'Australie?
70 pour cent des infections humaines résultent de " biofilms ". Il s'agit là de grandes concentrations de bactéries qui nécessitent pour en venir à bout 1000 fois plus d'antibiotiques qu'auparavant, et qui entraînent une véritable course aux armements entre les microbes et les compagnies pharmaceutiques.
Leur résistance aux antibiotiques ne cesse de croître, comme en témoigne la montée en puissance de super-microbes tels que le staphylocoque doré, qui tue maintenant davantage de gens, chaque année, que le Sida.
Surgit alors la Delisea pulchra, une algue rouge découverte au large de la côte australienne et une équipe de chercheurs de l'Université des Nouvelles Galles du Sud. Durant un voyage d'étude, les scientifiques avaient remarqué que la surface des algues était exempte de " biofilm ", alors qu'elle vivait dans une eau chargée de bactéries.
Des expériences ont alors révélé un composé biochimique connu sous le nom de furanone halogéné, qui bloque les messages chimiques de communication entre les bactéries et les empêche de s'agglomérer en grande quantité sous forme de " biofilm ".
La compagnie Biosignal a été fondée pour développer cette nouvelle voie permettant de barrer la route aux superbactéries comme celles u choléra, de la légionellose ou le staphylocoque doré, sans plus risquer de renforcer les capacités de résistance de ces microbes.
Les applications de ces furanones inspirés des algues concernent les canalisations dans les hôpitaux, les lentilles de contact ou les cathéters, mais aussi des soins buccaux et de nouvelles thérapies pour des patients particulièrement vulnérables atteints de maladies comme la mucoviscidose ou des infections urinaires.
La substance qui bloque les signaux émis par les bactéries pourrait aussi être utile dans le domaine de la pollution environnementale, en réduisant ou supprimant la nécessité de verser des tonnes de produits chimiques toxiques dans les canalisations et réservoirs ou dans les cuisines pour se débarrasser des microbes.
09:37 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.03.2009
Il y a l'homme... et puis aussi
Les exploits de Santino, chimpanzé mâle dominant
On le sait, l’homme ne peut pas descendre du singe, pour la bonne raison… qu’il en est un. Avec le macaque, l’orang-outan, le gorille et le chimpanzé, l’homme partage un ancêtre commun. Le macaque fut le premier à s’en éloigner, il y a 25 millions d’années, suivi par l’orang-outan, puis par le gorille. Enfin, voici seulement 6 millions d’années se séparèrent les lignées menant à l’homme et au chimpanzé, qui est donc notre «frère». Pourtant, on l’a appris cette semaine, le macaque – arrière-cousin très éloigné – sait se brosser les dents, en les frottant avec une touffe de poils… Mieux, ce souci d’hygiène n’a rien d’inné, car le petit macaque l’apprend de sa maman, qui se livre à d’insistantes démonstrations pédagogiques - le papa, lui, semble avoir autre chose à faire. La découverte est publiée dans «PLoS one» par Nobuo Masataka (Université de Kyoto), qui commente: «L’enseignement de techniques de manipulation d’outils est d’habitude présenté comme spécifiquement humain». Il n’en est rien. Bravo les macaques!
Les chimpanzés font mieux – est-ce du fait de leur plus grande proximité avec l’homme? On l’a appris le 9 mars, Santino, le mâle dominant d’un zoo de Stockholm, «est capable, comme les humains, d’anticiper l’avenir de façon très complexe». En effet Santino a pour habitude de balancer des cailloux sur les visiteurs du parc animalier – toute riposte humaine à cette lapidation étant bien sûr prohibée. Or, selon Mathias Osvath, (Université de Lund), l’animal prépare ses munitions, accumulant les tas de cailloux au moins quatre heures avant l’ouverture. Encore plus fort: les jours de fermeture au public, sachant qu’il n’aura pas besoin de cailloux, il en profite pour faire la grasse matinée. Selon le chercheur, «ceci suggère un degré de conscience très élevé, y compris la capacité mentale de simuler des évènements futurs». Comme nous, les chimpanzés auraient «leur monde intérieur», avec dans leur tête des interrogations sur l’avenir.
Grâce à la science, les singes se révèlent donc de plus en plus époustouflants. Malgré une autre découverte publiée le 9 mars, qui accroît de beaucoup la distance génétique entre eux et nous. Jusqu’ici, on croyait dur comme fer à ce dogme, constamment ressassé: «99% des 3 milliards de paires de bases formant notre double hélice d'ADN sont identiques à celles du chimpanzé». Mais selon l’équipe de Tomas Marqués-Bonet (Université de Barcelone), on est plutôt loin du compte. Car «en tenant compte des duplications segmentaires» - la répétition particulière de gènes communs, dont le nombre de copies joue un rôle fondamental -, alors, «le taux des différences entre l’ADN des chimpanzés et celui des hommes atteint 10 à 15 %». Ainsi, les humains sont peut-être des singes, mais les singes ne sont pas des humains.
http://tubeaessai.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/12/les-exploits-de-santino-chimpanze-male-dominant.html
17:17 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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